OBSERVATION XXXVII
Une fille de 18 ans succomba à une péritonite consécutive à une perforation de l’estomac. Les mamelles étaient médiocrement développées ; il y avait absence complète des signes de la puberté, et les règles ainsi que leurs prodromes ne s’étaient jamais montrés.
A l’autopsie, on reconnut l’absence des deux ovaires et des deux trompes ; il existait cependant une matrice, mais très-petite. ( Dr Cripps; The Lancet, 30 juin 1838. Chéreau; loc. cil., pag. 114. )
Abstraction faite de son laconisme, on a à relever l’absence des trompes qui jusqu’à présent s’est toujours invariablement accompagnée de celle de l’utérus. L’existence de celui-ci est, jusqu’à preuve du contraire, l’indice de l’existence antérieure de celles-là; seulement elles ont pu échapper à l’examen ou avoir été détruites pendant ou postérieurement à la vie extra-utérine. Si la seconde hypothèse est la plus probable, il n’est pas en notre pouvoir d’en donner la démonstration.
L’observation de Morgagni, bien que plus complète, n’échappe pas cependant à la critique : prolixe de détails sans importance, elle se tait sur des points capitaux, laissant ignorer l’état des seins, du mont de Vénus, de la cavité pelvienne, ainsi que l’absence vraisemblable de la menstruation. En conséquence, au lieu d’en donner une traduction littérale, on se bornera à en extraire tout ce qui intéresse le sujet traité.