‹ Des pansements simples dans quelques maladies communes de la peauChapitre 6 sur 23 · SA MOTES · texte numérisé non relu

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lorique, ce sera par exemple l’eczéma solaire des anciens auteurs, les dermites du froid, gelures diverses ; les dermites causées par la lumière électrique, la radiographie.

2° Les dermites de causes chimiques, dermites par contact.

Les téguments mis au contact de substances chimiques nocives ouirritantes perdent de leur intégrité et permettent, grâceaux fissures produites, l’accès de microbes eczématogènes ou pyogènes.

Dans cette classe doivent rentrer les dermites produites par l’emploi d’antiseptiques actifs, phénol, iodoforme, sublimé, etc. Dans cette même classe rentrent la nombreuse série des dermites professionnelles: dermites des blanchisseuses, teinturiers, épiciers, etc.

3° La troisième classe comprendra les dermites par irritants mécaniques, dermite de grattage, intertrigos.

Que le prurit provienne d’une cause ou d’une autre (parasites, épizoaires, irritation diathésique de la sensibilité cutanée comme dans l’albuminurie, le diabète) il s’ensuivra toujours pour le malade un besoin de grattage. Ce besoin satisfait aura pour résultat fatal l’entame, la brèche au revêtement protecteur et secondairement l’envahissement microbien.

4° Enfin dans une dernière catégorie on pourrait placer les dermiles suppuralives à pyocoques, mais en somme il n'est aucune des variétés précédentes qui ne puisse aboutir à celle-là ; la dermite suppurative peut être la terminaison d'une dermite quelconque dont l’origine a pu être physique, chimique ou mécanique. Aussi ne la menlionnerons-nous qu'après avoir fait cette réserve.

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On pourrait ici faire une place aux éruptions de cause interne, qui, par l’irritation qu’elles provoquent, forcent le malade à se gratter ou à emplover des agents antiseptiques, qui surajoutent à la lésion ancienne une lésion nouvelle, telles sont les éruptions consécutives aux hépatites, au diabète, à l'albuminurie, aux troubles gastro-intestinaux, dyscrasie du sang, éruptions médicamenteuses.

Les modes de traitement. — Maintenant que nous avons passé en revue les diverses classes de dermites eczématiformes, voyons un peu quels sont les modes de pansements, et de pansements simples qu'on doit employer pour leur traitement.

Ce sont d’abord :

1° Les pansements simples, qui consistent en applications humides : compresses de tarlatane stérilisées ou plus simplement bouillies, imprégnées d’eau bouillie (E. Besnier).

C’est là un traitement qui se recommande par la facilité de son emploi et l'excellence de ses résultats.

A côté des applications humides prennent place les cataplasmes aseptiques. Ils sont assez peu usités, pourtant si l’on veut bien les préparer aseptiquement on peut les employer sans les faire tomber dans le discrédit qui existe à l'égard du cataplasme antique.

2° Une deuxième catégorie de pansements comprendra les pansements antisepliques sans modificaleurs énergiques.

Parmi les modificateurs faibles, l’acide borique, le borate de soude, la boricine, heureuse combinaison des deux précédents, le bicarbonate de soude, etc., etc. Ces panse-

Le ARE

ments forment en quelque sorte une transition entre le pansement énergiquement antiseptique de la chirurgie et le pansementpurementaseptique, supérieur à tous en principe, assez difficile à réaliser en pratique.

3e Enfin la dernière classe des pansements simples comprendrait les pansements occlusifs adhérents dont l'emploi s'adapte à des conditions un peu particulières (larges surfaces d’eczématisation) et auxquelles conviennent parfaitement les pâtes isolantes, emplâtres simples, ele., etc.

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