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DIVISION

Nous ne comprenons sous le nom de paralysie du larynx que la paralysie des récurrents, car nous n'admettons pas la paralysie limitée aux laryngés supérieurs. Nous n'avons d'ailleurs jamais eu occasion de constater cette paralysie, et, dans les cas qui en ont été rapportés, le défaut de tension des cordes vocales inférieures peut être attribué aussi bien au défaut d'action des thyroaryténoïdiens, qu'à celui des crico-thyroïdiens. Adoptant d'une façon complète la théorie de Kuss, nous ne comprenons pas comment il pourrait y avoir paralysie du laryngé externe sans qu'il y ait en même temps paralysie plus ou moins complète du constricteur supérieur du pharynx. Or, dans toutes les observations citées, nous ne voyons pas une seule fois ce symptôme signalé.

Nous nous proposons donc dans ce travail d'étudier

tour à tour les différentes paralysies des laryngés inférieurs. Pour faire cette étude d'une façon fructueuse, nous avons été forcé d'adopter une division qui. jusqu'à ce jour, n'a pas été faite à proprement parler, mais qui ressort tout naturellement de nos observations et de celles publiées de tous côtés, par différents auteurs, dans quelques monographies et dans des recueils périodiques que nous citerons.

Nous diviserons donc des paralysies du larynx de la manière suivante :

Hystériques, Par refi'oidisseraent.

Par peur.

Anémie.

de causes générales. ^ Syphilis.

Dyphthérie.

Paralysies

de causes locales.

de causes centrales.

Choléra.

Fièvres intermittentes.

Intoxications diverses?

' Anévrysmes.

Adénopathie bronchique.

Tumeurs diverses du médiastin.

Tumeurs diverses du cou.

Tumeurs du pharynx.

Tumeurs de l'oepophage.

Section d'un récurrent ?

Tumeurs du bulbe.

Hémorrhagies cérébrales.

Bien que nous n'ayons vu aucun fait de paralysie du larynx par cause centrale, nous avons cru devoir signaler la possibilité de cette affection (1) soit par tumeur du bulbe, soit par hémorrhagies cérébrales. INous trouvons dans la thèse de M. Hallopeau (2) plusieurs cas de para-

(1) Lewin cite un cas de paralysie de la corde gauche de cause centrale Berlin, Klin. Wochcns., no 1). — Nou.s n'avons pu nous procurer celte observation.

(2) Des paralysies bulbaires thèse pour ragregatiou, Paris, 1875.).

lysies et de dégénérescence graisseuses des muscles du larynx dans le cours de la paralysie glosso-labio-laryngée.

Nous nous bornerons aussi à citer les paralysies cholériques et par fièvres intermittentes.

Pendant le cours de notre internat, nous avons eu en 1873, à l'hôpital Saint-Antoine, l'occasion d'examiner un cholérique au laryngoscope. Nous n'avons pas constaté de paralysie à proprement parler, il y avait en quelque sorte relâchement musculaire coiïip arable, au relâchement des sphincters que l'on observe dans la même maladie. Romberg (1) a, en 1832, signalé dans cette affection la diminution de la sensibilité de la muqueuse.

Nous n'avons jamais eu occasion de voir de paralysie laryngée, dans le cours des fièvres intermittentes. Cependant, elles ont été signalées en Afrique.

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