‹ Des paralysies pneumoniquesChapitre 14 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La pneumonie peut provoquer l’apparilion de paralysies qui sont de deux ordres : les paralysies de la période aiguë, les paralysies de la convalescence.

II. — Les premières sont quelquefois localisées à un membre ou à un segment de membre : c’est l’exception. Le plus souvent elles affectent le type hémiplégique.

III. • — L’hémiplégie pneumonique apparaît tantôt chez le vieillard (Charcot, Lépine) tantôt chez l’adulte ou chez l’enfant. Dans le premier cas, elle peut se montrer au cours d’une pneumonie confirmée ou être le seul symptôme d’une pneumonie qui n’est reconnue qu’à l’autopsie.

IV. — Elle est presque toujours mortelle chez le xdeillard. Chez l’adulte, où elle s’accompagne fréquemnient d’aphasie, elle n’est d’ordinaire qu’un accident passager au cours de la pneumonie.

V. — Elle est quelquefois déterminée par des lésions banales du cerveau (méningite, ramollissement). Le plus somment il n’y a pas de lésion cérébrale,

VI. — Sa pathogénie est obscure. 11 estpermis de se demander si, dans quelques cas au moins, on ne pourrait lui attribuer une origine hystérique.

VII. — Les paralysies delà convalescence sont habituellement des paralysies diffuses avec une tendance marquée à se localiser aux membres inférieurs. 11 y a peu de troubles de la sensibilité, quelquefois de l’atrophie musculaire.

VIII. — Elles guérissent presque toujours sans laisser de traces,

IX. — La pneumonie donne lieu quelquefois à de la méningo-myé-

lile, à du ramollissement de la moelle, à de la sclérose en plaques qui peuvent se traduire par des accidents paralytiijues ; mais les lésionsdela[)aralysie post-pneumonique sont absolunientinconnues.

X. — Elle offre la plus grande ressemblance avec les paralysies consécutives aux aulres maladies infectieuses et en particulier avec la paralysie diphtérique : comme celle-ci, elle parait être une paralysie toxique.

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