‹ Des paralysies pneumoniquesChapitre 15 sur 15 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Observation XVII. — Arachnitis spinale. — Avachnitis de la convexilè

des hémisphères. — Martinet et Parent Duchâtelet, lîecherches sur

V inflammation de V arachnoïde. Paris, 1835, 137emc obs. (Résumée).

Un homme de 61 ans entre à l’Hotel-Dieu pour une péripneumonie qui n’offrait rien de remarquable, quand au cinquième jour il devint triste, hébété, morose.

Le deuxième jour depuis l’invasion de ces nouveaux symptômes, perte complète de connaissance, paupières habituellement fermées, dilatation des pupilles ; strabisme de l’œil droit, spasmes continuels des muscles des membres alternant avec un relâchement si complet, qu'il j'ouvait presque caractériser une paralysie ; contraction très forte des muscles de la colonne vertébrale — Mort au bout de deux jours

Autopsie. Inflammation générale de l’arachnoïde; exsudation purulente entre elle et la pie mère, à la surface du cerveau, du cervelet et de la moelle rachidienne. — Double péripneumonie.

Observation XVIll. — Péripneumonie et. ramollissement simulant

V apoplexie. Rostan. Ramollissement du cerveau, \SPS>, xxxixcme obs.

(Résumée).

Marie Dendat, 61 ans. prise de frissons et d’une douleur très vive au dessous du sein droit. — Respiration diflicile, toux fréquente, crachats mêlés de sang. Peau chaude. Dyspnée intense. Deux saignées.

Au bout de huit jours la malade entre en convalescence de sa fluxion de poitrine, quand il se manifeste une infiltration générale et progressivement croissante.

Le lendemain, hémiplégie gauche coni]déte avec abolition de la sen- .sibilité.

Mort.

Autopsie. — Arachnoïde infiltrée de sérosité — Circonvolutions bour- Süullées vers la ])artie latérale et postérieure de l’hémisidiére droit du

— loi —

l’ei-voau. Elles sont iruii mugo l)nuiAti-e à la surface. — Injection <le la pnlpecth-éln-ale. — Petite cavité reini>lie de pus dans riiéini.s].hére gaucho né]»atisation du poumon droit (lol)e supérieur).

OBSKuvA'nox XIX. — Pneumonie lohaire double. — Faiblesse passagère du membre supérieur droit. — Hémiplégie droite avec flaccidité, déviation de ta tête et des yeuœ à droite, puis déviation de la tête à gauche. Autopsie: ramollissement du côté gauche de la protubérance. JjÉpixe, tlièse 1870, observation iv.

M. Mor, 70 ans, entre le 23 avril 18G7 dans le service de M. Charcot. Stupeur, soiuinolonce. Langue sèche. T. 38» u. Râles crépitants dans l'aisselle droite. Le membre inférieur droit paraît plus chaud (jiie le gauche.

2.Ô avril. — Les yeux regardent à droite ; la face est dirigée à droite sans roideurdu cou. Paralj'sie du buccinateur. Le membre supérieur droit retombe inerte quand on l’abandonne. Paralysie du membre inférieur droit. Pneumonie droite évidente. La sensibilité est conservée partout.

20 avril. — La paralysie faciale a augmenté. Déviation de la tète à gauche et des yeux à droite avec nystagraus. T. 40«.

Mort le lendemain.

Autopsie. — Pou))ions. — Plèpatisation rouge du lobe supérieur et d’une partie du bord postérieur du poumon droit et du bord postérieur du poumon gauche.

Cerveau. — Les artères de la base sont athéromateuses. Sur l’artère basilaire existe du côté gauche une dilatation latérale (anévrysme vrai) du volume d’un pois.

Une coupe transVer.sale de la protubérance permet de reconnaître dans l’étage moyen du côté gauche un foyer de ramollissement régulier de 6à 9 mm. de diamètre. Rien dans le reste de l’encéphale.

Observation xx. — Pneumonie à droite. — Hémiplégie ultime. — Congestion de la pie-mère. — Teinte rosée hortensia de la substance grise d’un hémisphère : Verneuil. Infl. des méningés dans la Pneumonie. Th., Paris, 1873. Obs. ii, i>. 11.

Marie G..., 73 ans, entre à rinfirmerie de la Salpétrière le 13 février Malade depuis deux jours. Grande faiblesse, mais pas de paralysie.

Le 14, on la trouve dans l’état suivant: résolution complète des mein-

]jres iiif('‘rienrs ; abolition des r^dlexcs; elle n’acciise plus aucune sensibiliti''.

Le bras gauche soulevé retombe comme une masse inerte', insensibilité complète; si on soulevé le bras droit, la malade le soutient; si on le pince, elle le retire.

La face ne paraît pas déviée.

Mort le lendemain.

Autopsie. — Les artères de la base du cerveau, peu albéromateu.ses, ne paraissent pas contenir de caillots anciens; les nerfs sont sains en apparence.

La pie-mère est congestionnée sur toute la surface convexe des hémisphères. Lorsqu’on La enlevée, il reste une teinte rosée (hortensia) sur toute la surface convexe de l’hémisphère droit. La substance giâse de ce lobe présente cette teinte rosée hortensia uniforme, qui ne pénètre pas dans la substance blanche. Pas d’autre lésion.

Hépatisation grise du lobe inférieur du poumon droit.

Observation xxt. — Attaque apoplectique. — Coma. — Hémiplégie du côté droit avec contracture. — Mort. — Thrombus de la sylvienne gauche. Surugue. Méningite dans la pneumonie. Th. Paris, 1875, p. 37. (Résumée).

Jacques G. 63 ans, entre le 30 mars 1873 dans le .service de Vulpian à la Pitié,

Aspect hébété. — Langue inclinée à droite. Hémiplégie droite com])léte avec intégrité delà sensibilité. Les membres paralysés sont contracturés. Mort après 2i heures.

AxUopsie. — Ramollissement de la partie moyenne de l’hémisphère gauche. Teinte jaunâtre surtout marquée au. niveau de la partie postérieure de la scissure de Sylvius. Ce ramollissement atteint le corps strié qui se présente sous la forme d’un détritus violacé. Obturation de la sylvienne gauche par un caillot peu adhérent à la paroi.

Aorte athéromateuse.

Poumons : gauche, hépatisé dans soutiers postérieur ; droit, hépatisation rouge dans toute son étendue.

OnsERV.\.TioN XXII. — Pneumonie datant de plusieurs jours. — Apoplexie. — Hémiplégie droite. — liamollissement de la deuxième frontale. Lépine, Revue de Médecine, 1883, p. 87.

X,.. âgé de 53 nns, apporté dans le service sans connaissance,

lo 8 avril. On sait qu’il était malade depuis plusionr.s jour.s et que la veille il a eu une altaijuo d’ai)ople.\io.

A son entrée, oppression extrême. Crachats x'oxùMii. II émipléfjie droite à peu prés complète, avec résolution et no i)résentant rien de spécial sinon que la pointe de la langue paraît déviée à gauche. Pouls irrégulier. Cet état persiste pendant 3 jours. Mort.

Autopsie lo 13 avril. Poumon droit énorme, hépatisé presque en entier. Poids 1700 gr. Par places, rhé])atisation devient grisAtre.

C«Bur très volumineux, hypertrophié (poids CS-j gr.) sans lo sion d’orifice léger épaissis.sement des sigmoïdes pulmonaires; artères athéromateuses. Reins sains.

Encéphale. — Œdème des méninges. L’hémisphère gauche paraît all’aissé.

Pendant l’ablation des méninges, on constate la présence d’un petit ramollissement, de 3 ou 4 centimètres carrés d’étendue, siégeant sur la frontale ascendante gauche, au pied de la deuxième frontale et dont l’extrémité la plus postérieure atteint à peine le sillon rolandique. Ce ramollissement intéresse seulement une partie de l’épaisseur de la substance grise.

Rien d’autre à signaler dans l’encéi^hale.

Altération des artères de l’hexagone sans rétrécissement bien prononcé de leur calibre. La lumière des artères cérébrales paraît bien conservée.

Un peu de liquide dans les ventricules.

Dosage de l’eau dans les deux corps opto-striés.

Corps strié. Subst. sèche pour 100 de cor\'eau frais.

Droit, (sain) 19. 4.'5.

Gauche 18. 8ü.

Ainsi la substance sèche est moins abondante du côté gauche de 1/30 environ.

Observatiox xxin. — Un cas d'hémiplégie dPoite dué à une thi'ombose cérébrale compliquant là pnéumonic. MückliKo, in Birmingham med lievieic 1891, t. xxx, p. 91.

Fille âgée de 18 ans, entre à l’hôpital le 23 mai. Elle est malade depuis trois jours. On diagnostique une pneumonie de la base gauche. Pendant trois jours, la température oscilla entre 38“ .3, etSB^S. Le quatrième jour, défervescence accompagnée d’une vive douleur dans 1 oreille gauche.

La nuit suivante, la température remonte. La malade e.st trouvée comateuse, mais elle n’a pas perdu entièrement connaissance. Les pupilles

sont dilatées, léger degré de photophobie, mais pas de paralysie oculaire! Pouls petit, rapide et faible. Dans la soirée, perte de connaissance complète ; hémiplégie droite.

Mort au bout de 24 heures : on fait le diagnostic de thronibo.se de l’artère cérébrale moyenne.

A V autopsie, on trouve une thrombose de l’artère basilaire, do la moi- ‘tié gauche du cercle de Willis, des artères profondes et superficielles de l’hémisphêré gauche. Pas d’embolies. Pas de caillots dans les sinus veineux. L’hémisphère gauche paraît un peu moins consistant que le droit.

Le poumon gauche contenait quatre infarctus non suppurés, entourés par la zone hépatisée qui occupait en haut la moitié du lobe supérieur et en bas s’arrêtait à un pouce de la base du poumon. Dans les deux poumons plusieurs des grandes branches de l’artère pulmonaire contenaient des caillots. Dans le ventricule droit et dans l’auricule on trouve des caillots pâles, adhérents qui s’étaient faits avant la mort. Pas de lésions valvulaires.

Deux infarctus à la surface de la rate.

Observation xxiv. — Pleur o-pneumonie et ramollissement présumé

du cervelet. Rostan. Ramollissement du cerveau, Paris 1828,

XXXVIII obs. Résumée.

L. M. âgée de 67 ans, entre le 29 janvier 1819, se plaignant deuis trois jours d’une douieur profonde au côté gauche de la poitrine n’augmentant pas au toucher. — Toux rare sans expectoration. Peau chaude. Fièvre avec paroxysme le soir.

Le bras droit est contracté et ne peict exécuter aucun mouvement. La malade éprouve de la douleur lorsqu’on la pince. Rien aux membres inférieurs. Cette perte du mouvement a été précédée d’engourdissement et de fourmillements dans la main, l’avant-bras et le bras.

Mort au bout de 3 jours.

Arttopsie. — Hépatisation du poumon gauche.

Rien aux méninges ni dans le cerveau.

Cervelet. — Sa circonférence est diaphane. On voit â la partie inférieure du lobe droit, près de la protubérance annulaire, un enfoncement produit par une exostose. La portion du cervelet qui reposait sur cette tumeur osseuse était très ramollie.

Obskkvatiox XXV. — Pncnmonxp. lohairc (ht cùh' droit. — Portihjsie vaso-motrice des membres du côté gtnichc, j)vis à ta fut, paralysie du mouvement dans le membre supérieur (jauche et paralysie faciale du même côté. — Autopsie. Lépine. Tli. Paris 1870, ]». 7, (ohs. i Rés.).

IIoop, 82 ans, entrée le 20 octobre 1800, souffrant rl’un point de côté depuis quelques jours.

La veille, délire d'action. Elle quitte son lit.

Le lendemain. — Hébétude de la face. Léger embarras de la parole. Pommette gauche rouge et chaude. Souffle bronchique dans la fosse sus épineuse droite. Râles sous crépitants. Temp. rect. éO'’.

Le membre supérieur gauche et le genou gauche sont beaucoup plus chauds que les parties symétriques du côté droit.

Du 24 au 29 octobre. — L’agitation reste la même. Mêmes signes stéthoscopi(iues. Temp. centrale oscille autour de 40°.

Le soir, l’avant-bras gauche est algide.

80 octobre. — Agitation, plaintes. L’avant-bras gauche est un peu tuméfié et manifestement plus chaud que le droit. Soulevé, il retombe mais non lourdement. Très légère paralysie faciale gauche.

Petites excoriations aux deux fesses. Mort le lendemain.

Atilopsie. — Hépatisation rouge du lobe supérieur du poumon droit. Cerveau. — L’artère basilaire n’est pas athéromateuse. Les cérébrales postérieures sont un ])eu athéromateuses, ainsi que la carotide interne à sa terminaison et surtout le tronc de la sylvienne droite. La lumière de ce dernier vaisseau est notablement rétrécie par un caillot fibrineux, homogène, blanchâtre.

Les deux hémisphères coupés en tranches fines ne présentent pas de différence sous le rapport de la coloration ou de la consistance. Les noyaux de la substance grise sont absolument sains.

Observation xxvi. — Pneumonie lobaire du côté droit. — Troubles vaso-moteurs des membres ducôtè droit, puis paralysie faciale et déviation de la tête à droite. Paralysie du mouvement du membre supérieur droit. Autopsie. (Liîpine. Th. Paris, 1870, obs. ii. Résumée),

Femme, 89ans, entre à l’infirmerie le 7 avril. Depuis la veille, elle est somnolente, assoiqûe. T. rectale 38”0. Les membres du côté droit sont plus chauds que ceux du côté gauche.

I.e 12 avril. — Après plusieurs jours d’assouj)issement continu, raies sibilants lins des deux»côtés et râles sous crépitants du côté droit. Petite eschare à la fesse droite.

L('‘P('.>rc parnlysio faciale du côté droit. Les JTicmljres inférieur et supérieur sont nioiiis chauds à droite qu’à gauche.

10 avril. ■— Torpeur complète.

10 avril. — La face regarde} à droite et si on la tourne à gauche, elle revient à sa position primitive au l)out de quelques instants. Les yeux regardent à droite. 11 y a du nystagmus. Le membre supérieur droit retombe inei'le quand on l’al^andomie. Rien à gauclie ni aux meml)res inférieurs. T. R. 38« 5.

A la percussion, matité à droite dans toute la hauteur. On n’enteml pas la respiration de ce côté.

Mort dans la nuit.

Autopsie. — Hépatisation rouge et grise par places dû lobe supérieur et du lobe moyen du poumon droit.

Encéphale. — Dans le .sinus latéral droit, se trouve un petit caillot fibrineux récent ne remplissant pas toute la cavité du sinus. La terminaison des carotides, surtout à gauche, est notablement athéromateu.se, mais les artères de l’hexagone et leurs branches sont entièrement exemptes d’athérôme.

L’encéphale coupé en tranches fines ne présente pas de lésions appréciables sous le rapport de la coloration et de la consistance.

Observation XXVII. — Pneumonie lobaire gauche. — Kémiplégie gauche complète avec flaccidité. — Déviation de là tête et des yextx à

droite. — Autopsie. (Lêpine. Thèse, p. 19, obs, iii. Résumée).

Av. 71 ans, souffrante depuis huit jours entre à l’intirmerie le 16 novembre. I,e matin, on a constaté qu’elle avait de la fièvre, qu’elle ne pouvait plus parler; elle a perdu progressivement connaissance.

T. R. lOo — Paralysie du facial inférieur gauche et du bras du même côté; au membre inférieur, simple lenteur des mouvements. Pas de différence de température.

17 novembre. — Déviation de la face à droite ; les yeux sont également dirigés du même côté.

La peau dit Inembro supérieur gauche est beaucoup plus chaude que celle du droit, Rnlre les doux metnbres inférieurs, il n’y a pus au mo* ment oi'i on les découvre une dift’érence appréciable de température, mais quelques minutes plus tard, le genou gauche s'est refroidi plus que le droit.

T. lü'’ : — Râles ronflants dans toute l’étendue de la poitrine ; matité dans la fo.sse sus épineuse gauche.

19 novembre. — Paralysie des membres du côté gauche: le membre inférieur est notablement plus chaud que le droit.

Perte de connaissance iucomidète.

Mort le 20 novembre. — Queliiues lieures aprèsla nioi l, la temp^ratiirc Je la j>eaii est restée plus élevée à gauche qu’à droite.

Aiitojisie. — Hépatisation rouge (et grise par places) du bord ];ostérieur du poumon gauche dans toute sa hauteur — Kngoninont de la Ijuso du poumon dioit.

Kncêphale. — Liquide cephalo rachidien très abondant.

Les artères de la J)ase de l’encéphale et leurs branches sont toutes athéromateuses ; quelques-unes sont notablement rétrécies, mais aucune ne présente d’oblitération ; — dans ]dusieurs d’entre elles on rencontre de petits caillots qui ne remplissent pas complètement leur calibre, — La pie mère est assez injectée, peut être davantage du côté droit.

L’encéphale tout entier a été coupé en tranches fines. Nulle part on n’a pu cemstater la moindre altération du tissu nerveux. *

Observation xxviii. — Pneumonie aiguë. — Symptômes d’apoplexie cérébrale. Verneuil. La méningite dans la pneumonie, 1873, th. Paris. (Résumée).

Cauch, 70 ans, entre le 13 mars 18G0 à Bicètre. Frappé le matin môme d'apoplexie et amené à l’infirmerie dans le coma; déviation de la tôte à droite avec contracture du cou, paralysie faciale inférieure droite.

Mort au bout de 48 heures.

.\utopsie. — Les artères du cerveau offrent quelques plaques scléi’oathéromateuses. Rien à la surface des circonvolutions ni à la coupe.

Poumon droit. — Pneumonie fibrineuse granulée, au deuxième degré. L’hépatisation occupe la partie moyenne et presque toute l’épaisseur du poumon droit.

Observation xxix. —, Pneumonie double. — Forme hémiplégique.

Obs. recueille dans le service de Yxjlpian. Th. SuRUOUEl875(RéHuméej

-\nne Ronlgal, 82 atis, malade 3 jours avant son entrée ; début par une courbature générale et vive douleur dans les reins.

Déeuhitus dorsal, langue sèche, inictions involontaires. Pneumonie du sommet droit. T. 38" 4.

Hypéresthésie générale. Paraly.sie du bras droit. Les membres inferieurs ne peuvent être touchés sans provoquer une vive douleur.

Autopsie. — Légère injection des méninges, les artères de la hase sont très peu athéromateuses.

Hépatisation rouge du sommet des deux poumons.

Observation xxx. — Pneumonie (jauehe. — SyniptàmeacV apoplexie cérébrale. üovvi\o\.Méni .Soc. Biol 1869. (in Ih.SuHUGUE 1875 (Résumée),

Marie G..., 75 ans, prise le 25 janvier de perte de connaissance incomplète. Déviation à gauche de la tête. Malade a tendance à porter le corps à gauche. T. 39“3.

Rien à rauscultation ni à la percussion ne permet de reconnaître une pneumonie avant le 29 où elle se manifeste nettement du côté gauche.

Mort le 6 février

Autopsie. — Aucune lésion des centres nerveux.

Poumon gauche: lésions tuberculeuses anciennes. Hépatisation rouge.

Observation xxxi. — Pneumonie suppurée. -- Hémiplégie. — Mort.

— Autopsie. — Pas de lésion du cerveau. (Communiquée par notre excellent collègue et ami, Sauvinkau. (Inédite)

La nommée Auger, âgée de 70 ans est amenée le 20 décembre, dans le service de M. Rigal, salle Lasègue, n« 36. Elle est tombée brusquement sans connaissance sur la voie publique ; c’est dans cet état qu’elle est transportée à rbôpitàl.

Elle est demeurée dans la salle pendant cinq jours; son état est le suivant. Coma presque absolu : la malade ne paraît pas comprendre les questions qu’on lui pose, elle ne profère aucun son. La moitié droite du corps est paralysée et retombe inerte quand on essaye de la soulever.

Déviation conjuguée de la tête et des yeux du côté gauche qu’il est impossible de faire disparaître.

La malade ne tousse ni ne crache ; elle ne paraît pas oppressée.

Le diagnostic d’hémorragie cérébrale paraît le plus vi’aisemblable.

Pendant les deux derniers jours, la température a été prise matin et soir; elle a toujours été supérieiu’e à 38<> 5.

Mort le 25 décembre. La malade n’a jamais repris connaissance.

Autopsie 24 heures après la mort.

Le poumon gauche est congestionné dans son lobe inférieur.

Le poumon droit est de haut en bas le siège d’une hépatisation grise manifeste. A la partie supérieure, il existe une vaste cavité contenant un liquide grisâtre, épais, ayant l’aspect de pus mal lié, véritable abcès occupant le sommet du poumon et du volume d’une petite orange.

Les autres viscères sont sains.

Les méninges ne sont pas entlammées. Le cerveau est coupé en tranches très minces ; il est impossible d’y trouver le plus petit foyer d’hémorragie ou de ramollissement .

Les artères de la base ne paraissent pas athéromateuses.

Ohsekvatiqn xxxii. — Hémipléf/ia pneumonique incomplèle. — Maoa-

Rio. Mémoire sur les Paralysies dynamiques. (Gaz. Méd. de Paris,

1858, p. 85, obs. V).

A. A. àiiré (le 20 ans, malade depuis (jualie jours. Étal le 'Pi janvier 1851 ; céphalée frontale, lièvre élevée, engourdissement de Unit le côté droit du corps.

A l’auscultation, on pei^roit du râle crépitant lin siégeant à la partie inférieure et latérale du thorax à droite ; point de côté .sous le sein du même côté; crachats sanguinolents.

La pneumonie guérit vite (saignée et émétique) mais le côté droit du co)ps resla lony temps enyourdi. I.e 19 mars, c’est-à-dire un mois après la disparition de la pneumonie, il persistait de la faiblesse dans la jambe droite ; elle est le siège de fourmillements continuels depuis l’aine ju.sque sous la plante du pied.

A la longue, guérison complète.

Observation xxxiii. — Pneumonie. — Manie légère. — Hémiplégie. — A/faUjlissenienl consécutif' de V intelligence. Guiesingêr. Traité des Mal. Mentales, trad. fr. 186i (Résumée;.

J. H..., 2-4 ans, pris le 16 janvier d'une pneumonie aiguë. Le 21 il commence à délirer.

Examiné le 21 . Pouls 76. Pupille gauche plus large que la droite- Pneumonie modérément étendue du lobe inférieur droit. Pas d’albumine. Le cinquième jour, chute de la température.

Mais les jours suivants, pendant que la pneumonie se résout complètement et assez vite, le malade devient tout à fait fou. Le mo'it'ié gattehe de la face est légèrement paralysée. Pas trace de paralysie dans les membres inférieurs riiy])othèse lapins probable est qu’il existe un point d’encéphalite par suite de thrombose dans les .sinus.)

Le malade semble étranger à tout ce qui se passe autour de lui. Démence complète. Parfois hallucinations. Bien qu’il n’y ait pas de paralysie comjjléte des extrémités, on remarqua que le côté gauche du corps pendait légèrement .

•Jusqu’au 10 mai, le malade reste à la clinique, ün as.siste à l’amélioration progressive de l’état mental. Les symptômes de faiblesse ([u il présentait dans la moitié gauche du corps diminuèrent lentement. I^a pupille gauche resta jusqu’au moment delà sortie plus dilatée que la droite.

Un fait remarquable, c’est l’existence d’une polyurie insipide (quatie kilogrammes d’urine dans les 24 heures , (jui persista jusqu a ta soitie

du malade.

A ce moment 10 mai

la santé était assez

bonne, l’état mental satis-

faisant, la paralysie avait disparu.

Observation xxxiv. — Un cas d'hémiplégie gauche survenue dans le cours d’une pneumonie droite chez une femme alleinle d’alhéromasie di/fuse, pat- I^uc. Fr. médicale 1881, j). (501-601.

Mad. J..., prise le 4 novembre de frisson et de point de côté à droite. Le 5, dyspnée très accusée. Bronchite diffuse.

Le 7 : Crachats rouillés. Râles crépitants et sulnnatité dans l’aisselle droite. Teinp. 39-40f.

Dans la soirée du 9, la malade s’arrête au milieu d’une phrase, la langue bredouille, la bouche se dévie à droite. Le bras gauche devient inerte.

Hémiplégie gauche limitée au mouvement caractérisée par une diminution considérable, mais non par une abolition complète de la force musculaire. Temp. 40».

Dès le lendemain, 10 novembre., les membres parésiés la veille, ont recouvré presque toute l’intégrité de leurs mouvements. La bouche est toujours déviée à droite, l’embarras de la parole a considérablement diminué. Défervescence complète.

Guérison. —Une persiste plus qu’une très légère déviation de la face. La malade examinée deux mois plus tard présentait tous les signes d’une alhéromasie diffuse : étourdissements, vertiges, artères temporales dures et sinueuses, souffle systolique à l’orifice aortique.

Observation xxxv. — Fin Fait von Iransitorischer Aphasie und Hemipiègie bei Pneumonie. Inaug. diss. Hulsmeyer 1885, Würtzbourg.

Le 6 février, G. rich..., 32 ans entre à l'hôpital avec une pneumonie aiguë ayant débuté l)rusquement deux jours auparavant (frisson, fièvre, point de côté à droite, etc.)

Rien à noter dans ses antécédents : ni syphilis, ni alcoolisme.

A la Base droite, submatité, souffle fubaire et râles crépitants. Urines allHimineuses. Temp. oscille entre 40» 3 et 39° 2.

Le jour môme, dans la soirée, le malade a un étourdissement. On remarque qu’il ue peut plus parler, ou plutôt qu’il lui faut un long temps ])Our trouver ses mots ; il y a même des idées qu’il ne p)eut pas exi)rimer, des objets qui lui sont familiers et qu'il ne peut désigner par leur nom. Intelligence intacte. 11 comprend ce qu’on lui dit et il fait entendre par signes qu’il ne peut exprimer sa pensée.

Paralysie du facial inférieur. Commissure droite abaissée.

Légère déviation de la langue du côté droit. Impossibilité de souffler, de siffler.

lies )nouvements de la main droite sont plus lents, la pression y est moins forte. Rien dans le membre inférieur.

- Ul —

Pas ilf! troul>le «le la sensil)ilitr'.

L’examen larynyosoopLciue montre ([ii’il n’y a aucun Ironhle de ce côté

0 féerier. — Môme état. Tomp. dO.ü. S. 4U.3.

10 février. — Le malade a retrouvé l’usage de la parole. Les i)liéiiomônes pai’étiques ont disparu; seule, la langue est encore légèrement déviée à droite.

11 février. — Disparition complète de l’aphasie et delà paralysie.

La pneumonie est en résolution. Polyurie abondante. L’examen oplitalinoscopique ne révèle rien d’anormal.

3 Mars. — Guérison complète, sans complication.

ObstERV.\tiox XXXVI. — Pneumonie double. — Arythmie cardiaque, hémiplégie droite passagère accomp>agnéo d'aphasie. (Caure. Gaz. Hebdomad., 1888, p. 472).

F. 58 ans, homme actif, violent, présenta le 15 novembre 1887 les signes d’une pneumonie droite accompagnée d’irrégularité dans les battements du cœur.

Le 16 7wvembre,\cvs, midi, F. voulut se lever pour uriner et Ion eut grand peine à le remettre dans son lit. Mandé immédiatement, je le trouvai aphasûpie avec une paralysie complète du bras droit et presque absolument complète de la jambe droite. L’intelligence paraissait subsister, d’ailleurs le malade n’avait jamaisprèsenté de troubles de ce côté. Actuellement, malgré tous ses efforts, il ne pouvait prononcei que le mot * oui ». La langue était saburrale, un peu deviée adroite et la face abaissée de ce côté, les yeux n’étaient pas absolument sjmétuques quoiqu’il n’y eut pas de déviation à proprement parler. Je pinçai le malade ipii paraissait sentir môme du côté paralysé , Li teinpua uie accusait dans l’aisselle droite six dixiémes do plus que c ans gauche. Le soir, l’état s’était aggravé, la face était vullueuse, le pouls inégal. Asystolie. Respiration diflicile, type Cheyno Stokes.

La nuit fut agitée; mais contrairement à mes prévisions, es p mènes <le immlysie avaient dimnmè le len.lemain '

ilouillait déjà quelques mots inmtelliBililes et i comi j ‘ jjj|- jy, ravant.|,ras sur le l.ras. Le soir, il existait encore 7» dans la parole, mais les mots devenaient plus nom i remuait le bras et la jambe. Le lendemam matin li, la lace

redressée cl la parole presque entiéromcut mitmeim.

Le 19 «ouemére. - Le malade , “',,rào!,s. La

pneumonie seule persistait et av.iit ■ .p.; ,„,üade était reve-

céphnlalgie avait disparu. La sensibilité dans le cote mala.le

nue dès le 17. A aucun moment, je n’observai à droite de idiènomène vaso-moteur.

L’oppression augmente de jour en jour et ne laisse que de rares intervalles entre les crises. Sueurs abondantes. Les deux poumons sont envahis dans une grande étendue. Fièvre. Délire partiel. Crachats excessivement abondants, Iluides, sanglants. Ventouses sèches en grand nombre. T. 39o7.

L’état s’aggrave rapidement et le malade meurt le 2'i. Uhémqdéfjie el l’a^jlicisie élaienl oomplèlcment gué)‘ies.

OusERVATiox xxxvii. — Hémiplégie clam le cours daine pneumonie.

SïEPHAN. Despamiysies pneumoniques. R.M.1889, p. GO. (Résumée.)

• Homme 43 ans, bien portant jusque là sauf un léger malaise, perd soudain connaissance le 3 avril. Mouvements convulsifs dans la face, le bras et la jambe à droite.

3 avril. — T. 38« 6. Expectoration de crachats sanguinolents. — Le malade n’est pas tout à fait sans conscience. Langue sèche et sale, pas déviée. Aphasie. Les membres droits sont froids, cj^nosés : à gauche, état normal. Le bras droit et la jambe droite sont inertes et flasques. Oedème du dos de la main à droite.

3 au 4 avril. — T. 39°. Parole améliorée. Les troubles paralytiques et vaso moteurs persistent. — Pneumonie droite. Délire.

17 avril. — Herpès labial à droite. Le '^10 avril, le malade était apyrétique.

Le G avril environ, disparition de l’aphasie et de la paralysie du membre supérieur droit. Pas de troubles de la sensibilité.

Dès le 21 avril. Convalescence. Le 5 mai, il persiste encore une i>arésie de la jambe droite qui s’améliore progressivement. Au commencement de juillet, guérison complète.

OusERVATioN XXXVIII. — Hémiplégie gauche. — Pneumonie du sommet droit. — Guérison. — Aüfrecht. Arch. Kinderheilhiinde 1889. S. 241.

Enfant âgé d’un an et demi, pris le 10 mai 1888 de toux .surtout marquée pendant la nuit. Cependant l’état général est assez bon pour qu’on n'y attache que peu d’importance. Le 17 mai au soir, l’enfant est agité et inquiet : il ne peut rester on place. Dans la nuit, sommeil trou- ])lé, respiration un peu diflicile.

Le 16 mai, la peau est chaude, le thermomètre marque UP. Le leiiilemain matin, la température atteint de nouveau 38» 5. Un lavement de 30 centigr. de quinine fait baisser la température d’un degré.

Le 39". L’enfant est très éveillé, il joue dansson lit. Le soir 41".

.\près un bain chaud prolongé, 3!)" 4. mais (iuel([iies Iieures ])]us tard

41 ". On continue l'usage des i)ains. — 30 mai diminution des force.s.

31 mai, apparition de deux dents après déchirure de la muqueuse.

Le 3'! mai dans l’après midi, il y a une pu)'ahjfii(i complète du brait et de la jambe gauche-, dans la soirée, sueurs abondantes que suit un sommeil profond.

Le 15 au matin, le pouls est à peine sensible ; il se relève dans la journée. On peut alors constater \n\& pneumonie du lobe supérieur droit. Jamais de vomissements. Perte de connaissance incomplète.

Le soir, sueurs, l’enfant est sans fièvre et cette défervescence est définitive.

Huit jours après la crise, l’hémiplégie gauche était encore complète.. C’est seulement à partir de ce moment que les mouvements reparurent dans la main : deux jours plus tard, l’enfant pouvait faire quelques ■pas, appuyé sur une chaise, en traînant fortement la jambe gauche.

Quatorze jours après le développement de la paralysie, elle avait tout à fait disparu ; le seul traitement employé consista en frictions avec de l’alcool camphré.

La sensibilité a toujours été intacte.

Les signes de catarrhe du sommet droit persistèrent jusqu’au mois de juillet ; à cette époque, l’enfant fut envoyé au liord de la mer ou après un court séjour, tous les symptômes de bronchite disparurent.

Observation' XXX i.x. : — Un cas de paralysie pneumonique. M.acahio in Bull. G. Therap. 1850, p. 543, t. 39.

J. M. de Samergues, journalier, 49 uns, tempérament nerveux, constitution faible, mal logé et mal nourri, s’enrhuma au commencement de février 1850, et <[uelques jours après il i’es.sentit un violent point de côté sous le sein droit. Je fus appelé à lui donner mes soins le 10 féviiei, deux jours après l’apparition du point de côté. Je constate la présence du raie crépitant à la partie inférieure et postérieure du poumon droit avec légère matité; les crachats sont mm[ueux et sanguinolents, la langue est jaune, la soif vive, Thaleine d’une odeur particulière caractéristique que j’ai remarquée souvent dans les Iluxions de jioitrine, la fièvie intense, saignée, émétique d’après la méthode de Rasori. . , .

Le lendemain, le point de côté avait diminué et l’haleine caractéristique disparu. Il v avait encore quelques crachats sanguinolents ; le rate crépitant persistait. Nouvelle saignée de cinq cents grammes, continuation de la potion contro-stirnulante. ^ ^ ,

févriev. — Grande amélioration; crachats redevenus muqueux. ; il n’y a jdus de rAles crépitants.

15 février. — Recrudescence : pommettes rouges, voix rauque, respiration précipitée; à l’auscultation, râles sibilants à la partie i)ostérieuredes deux poumons, surtout à droite ; vésicatoire.

18 février. — Grande prostration, persistance du râle sous créj^itant à droite.

2.3 février. — Le malade est très bien, il est en pleine convalescence et commence à prendre quelques aliments.

30 février. — Il n’y a plus la moindre trace de l’affection de poitrine, mais le vésicatoii-e suppure toujours avec abondance et la plaie est couverte d’une exsudation blanche ; le malade accuse en môme temps xine lassitude dans les jambes et des fourmilleinenls sous la plante des pieds et dans la paume des mains ({wi l’incommodent beaucoup ; de loin il voit les objets doubles.

8 mars. — La plaie du vésicatoire ne se guérit toujours pas ; au cou. traire, elle s’étend davantage, malgré tous mes efforts pour la faire sécher ; la faiblesse des jambes augmente aussi, et les fourmillements ont progressivement envahi les membres inférieurs jiisqu’aux aines et les supérieurs jusqu’aux épaules.

26 mars. — Plaie du vésicatoire va un peu mieux, mais elle est loin d’étre guérie. Un mois après, 26 avril, elle suppurait encore. En attendant, la faiblesse des jambes allait toujours en augmentant de bas en haut et aujourd’hui, elles sont lourdes, pesantes' et fléchissent sous le poids du corps; le malade dit qu’il lui semble avoir des jambes de coton ; il marche avec peine en s’appuyant sur un bâton ; les fourmillements ont gagné la totalité des membres et l’affaiblissement musculaire faisant toujours des progrès de bas en haut, le malade est obligé de. se servir de béquilles pour se transporter d’un lieu à l’autre : au bout de quelques jours il ne peut plus marcher du tout, et force lui est de s’aliter. Impossibilité de remuer les membres inférieurs et si après les avoir soulevés on les abandonne, ils tombent comme morts ; paralysie complète. Les bras quoique très faibles au point de ne pouvoir s’en servir pour manger, obéissent toujours, mais d’une façon vague, incertaine, à la volonté.

Sensibilité parfaitement conservée.

11 resta dans cet état d'amyosthénie complète pendant un mois environ; puis une nuit vers la fin du mois de mai, il éprouva une sensation de froid dans les jambes au point de ne pouvoir les réchauffer et le matin il commence à remuer un peu les pieds.

Au bout de 15 jours, ii put se lever seul ét marcher. Usage com])let des membres recouvré, mais les fourmillements ont persisté jusqu’à la fin de juin, c’est-à-dire un mois environ après la guérison de la paralysie.

Jamais de céphalalgie ni douleurs le long du rachis.

ÜHSERVATIÜX XE. — Un cds (le lumihjxie pnsi-inunnnonifjue suivie de mort: M vc.vuio, Uuil. (i.hi. l’herjp. 18’)!), l. 8!», p. .Vi,") (Résiiim-c;.

^*i Mai. — l'iimuiioiiio miiV(]iié(; iui ilrlml ]»iir im IVissoii, .lo la céplialalgie (U (las points do cùl('‘, crachats ronilli.'s. :2ü Mai. — Matitô. HàUis crépitants.

•2d Mai. — Mômes signes physicpies à la partie moyeniui dn puiiinun gauche, quatrième saignée. Application d’un large vésicatoire.

\ Juin. — liâtes crépitants de retour dans le ixminon droit.

•lü Juin. — Malade guéri. Commence h sortir, mais la idaie du vésicatoire suppure avec ahondance.

19 Juin. — Le vésicatoire ne se tarit pas. Depuis ô à (1 jours, le malade est pris, de deux jours Tun, vers 3 heures dn malin d’une douleur aiguë à la région épigastrique, douleur qui s’irradie à l’épaule et au hras droit, et qui ne tarde pas à disparaître spontanément.

Juillet. — Le vésicatoire n'a cessé de suppurer (jue depuis quelques jours ; le malade se' plaint maintenant de mal de gorge, et depuis 8 à

10 jours il éprouve de la douleur et \n\& fjmncle faiblesse dam les jambes el dans les bras faiblesse qui alla toujcJurs en augmentant ; aujourd'hui lorsqu’il soulève les hras, les mains restent fléchies sur l’avant-hras; les mouvements de ces mmnhres sont vagues et incertains et, malgré tous ses elTorts, le malade ne peut les soulever jusqu’à la hauteur de sa tète; depuis deux jours il lui est impossible de se mouvoir. Lors(]u’on soulév(! les jambes et qu’on les abandonne, elles tombent comme un corps inerte.

11 y a évidemment paraly.sie des quatre membres mais (die est plus }irononcéo dans les membres jielviens. La sensibilité y est conservée.

Du reste, appétit assez bon, mais çonstij)ation opiniâtre. La tète et la iiKjëlle éidnière ne sont le siège d’aucune douleur. L’amyosthénie continua et le malade succomba le 2'i au soir.

Pas crautopsie.

Or5SERV.\Trox xr.i. — Pneunwnie. — Paralysie aseendanle aujue rje^ néralisée. — Mort. — Autopsie. — Nulle lésion appréoÀable du système nerveicr. Landry. Note sur la paralysie ascendante aiguë, G. Hebd, 1859, p. -'(72.

G..., 'i3 ans, paveur, a été atteint le 10 mars d un trisson très vit pendant .son travail avec point de côté et toux. Mévrc élevee. On diagnos tique une fluxion de poitrine (saignées répéDes, vésicatoires xolants sui le côté gauche <le la poitrine en arrière).

Guéri le Ornai après une convalescence assez longue.

Du 11 un 12 mai, le malade a ressenti des fourmillements aux extivluités des doigts et des orteils.

Dans le courant du mois de juin, il entrmà l'iiopital ; les fourmillements gagnent les pieds et les cuisses, la mcux-lu; devi('n( peu ù peu i)npüssible. G. ne peut]dus se tenir debout. Quand il essaye de marclier, les mouvements sont lents et mous; il ne peut soulever les memljres inférieurs au dessus du matelas.

Aux membres supérieurs la force est conservée, mais les doigts sont engourdis, difficile à manier.

Quinze jours plus tard, lû. paralysie e&l couiplèle dans les memb)-es inferieurs. Les membres supérieurs ne rendent plus aucun service au malade bien que leurs mouvements ne soient pas entièrement abolis.

Le malade se plaint d’oppression. Les côtes sont soulevées en bloc. L’épigastre se creuse légèrement jiendant l’inspiration et se soulève dans l’expiration.

Au bout de quelques jours, la iiaralysie du mouvement devient à peu prés générale. Les membres intérieurs ne peuvent plus exécuter qu'un très léger mouvement de totalité. Les mouvements des orteils, des pieds, de la jambe sont tout à fait abolis.

Aux ')nembres supérieurs, les mouvements de totalité sont très bornés. La rotation du bras en dedans ou en dehors s'exécute avec mollesse et incomplètement. Dans le reste du membre, la paralysie semble moins complète, mais toujours d’autant plus marquée qu’on s’éloigne davantage de sa racine. Les doigts sont à demi llécbis : le malade ne peut en augmenter la flexion que très légèrement.

Tronc. — Station assise impossible. Les muscles abdominaux se contractent volontairement, mais d’une manière peu énergique. Les parois tlioraci({ues se soulèvent en bloc pendant l’inspiration. Le diaphragme participe à la paralysie, car, au moment de l’inspiration, l’épigastre se creuse fortement; il se soulève dans l'expiration.

La télé ne peut être soutenue. Dyspliagie. Langue moins mobile. Pas de troubles appréciables des mouvements des yeux et de la face.

Irrital)ilité musculaire partout normale ; les muscles peu volumineux ne paraissent pourtant pas atrophiés. Excitabilité faradique conservée.

ISensibililé à la douleur et à la température, normale partout.

Au contact, abolie à la ])lante et sur le dos des pieds. Aux membres supérieurs, l'anesthésie ne dépasse i)as le tiers inférieur de l'avant-ljras et n’est complète qu’à la pulpe des doigts. Sensil)ilité obtuse sur la partie latérale et postérieure du tronc.

Sensation d’engourdissement aux extrémités qui d’ailleurs sont plus froides ([ue le reste du corps.

Dans la journée, aggravation des accidents. Dyspnée extrême : le malade se plaint d’un obstacle à l’entrée de l’air par la bouche et les na.

rinps : il accuse mto eonstnction au niveau .lu larynx. Mort pres.riie subite, huit jours après le (lél)ut (le la paralysie.

Autopxic. — lutè^rritè du cerveau, du cervelet et du bullie. Môme inlèpritè de la moelle dans toute son étendue et dans tous ses éléments; origines nerveuses très belles. Des segments de lorgauc, pris à diverses hauteurs, ont été soumis à roxamou inicroscopi.iue par MM. bourguignon, Gubler, Robin et moi-môme - intégrité complète des deux substances blanche et grise.

-Muscles sains. [Les nerfs n’ont pas été examinés].

Poumons splénisés par places. Pas do tubercules. ‘

Orserv.vtion xlii.- Pneumonie rhmble.— Accidents graves..— Après

ta convalescence affaiblissement avec fourmillements débutant aux

membres inférieurs: paralgsie des quatre membres. (Obs. due à Leu-

DET, in Mem. Gubler. .Arch. G.Méd. je série, XYl. ]>. 7;20. tRésumée).

a., ans, entre à la clinique médicale de Rouen le 14 janvier 1858, malade depuis 5 jours. On constate à son entrée de la lièvre, 'de la dyspnée, de la diminution du son dans le tiers moyen postérieur droit du thorax avec .souffle bronchique. Râles crépitants. Matité également prononcée à gauche avec râles crépitants. Diagnostic: Pneumonie double.

‘20 janvier. Défervescence. Les bords d’un vésicatoire ap^diqué deux jours auparavant so sont ulcérés, mais il ne présente aucune couche fiseudo-membraneuse à sa surface.

•28. Convalescence.

Les ulcérations du vésicatoire se guérissent vite et O. quitte l’impital le 20 février, pour reprendre son travail.

Le 0 mars il rentre à l’hôpital pour de V affaiblissement des membres inférieurs. .lusqii’au 10 avril l’affaiblissement des jambes augmente ; il s’y joint un peu de faiblesse des mains.

Le \ô avril. .Vugmentation de la paralysie aux membres supérieurs ; quelques najiivements incomplets de i.ronation et de supination sont •seuls possibles aux deux l)ras; impossibilité d’élever les avant-bras ou les épaules. Paralysie absolue des membres in férieurs. .Vnalgésie de la face externe des membres suitérieurs et inférieurs sans anesthésie; fonimillements dans les quatre membres, dont les muscles semblent amaigris ; contractilité de la vessie normale.

Rtat stationnaire pendant tout le mois .d’avril. On est oblig..* de faire manger G. La déglutition se fait toujours noi-malement ; aucune alftn-ation de la voix.

-\u commencement de mai, les niouvements reparaissent dans lesmembres supérieurs. G. peut porter les deux mains a sa tôte en les enle\ant l»rusquement ; douleurs dans les bras ; une pression môme médiocre y semble douloureuse.

J'’ouniiillemcnls [dus iutonses dans les doux jaml)os. Los inouvenienls i'0[iaraissont ensuite dans les mcndu’cs infcirieiirs, et lo :ÿ) mai, G. quitte riinpital diMlnitivement ffuéri.

OusERVATioN xLiii. — Pnoumonio à fjnuche — Convalescence. — Pavali/sie du- mnleur oculaire commun du meme côlé,puis de la langue èl du pharynx, enfin paralysie des membres supérieurs et inférieurs. Obs. PiDOux. Hôpital Lariboisière, 1857, salle St. Henri, n« l.â, in. Gu- ULER. obs. (xxxiv) Des paralysies, etc. etc. A. G. méd. ô» S. T. xvi, p. 718 (Résumée).

Homme de 53 ans, pris d’une pneumonie à gauche .s’étendant de bas en haut. Il \dvait dans de mauvaises conditions hygiéniques, misère, etc. Ventouses sacrifiées, vésicatoires; un peu de kermès et de kina ensemble.

Convalescence vers le lie jour. A dater de cette époque, mydriase à gauche, chute de la paupière supérieure ; quelques jours après, paralysie de la langue et du pharynx.

Affaiblissement marqué de l’innervation glosso-pharyngée (rien qui puisse l'airé supposer l’existence de quelque exostose intra-cranienne ou de quelque produit libro plastique de nature vénérienne vers la base du cerveau).

Bientôt enyourdissemetil des doigts, difficulté d’exécuter les mouvements et de serrer les objets. Huit jours après l’invasion de ce symptôme, [lâleur et refroidissement des pieds, insensibilité de la [dante, marche difficile, titubation ; conservation de la contractilité dess2')hineters. Diminulion des paralysies dans l’ordre de leur apparition. Retour complet à la santé et récupération des forces 5 à 6 semaines ajirès le début des accidents spéciaux de la convalescence.

Observation xmv. — Pneumonie double. — Vésicatoire. — Paralysie généralisée, Revillout in th. Paris 1859. Considérations sur les paralysies et leurs co uses (Cette observa lion est rapportée comme appartenant à la diplitérie).

Service G. de Mussv.

Salle Ste. Jeanne, n” lé. B... Antoine, 24 ans, entré le 10 juin.

Dans le courant de mars dernier, U fut soigné dans le même service d'une [meumonie double com]iliquéo d'un état adynamique, [lour laquelle ou a])pliqua des sina])ismes et de larges vé.sicatoires, deux sur les côtés de la poitrine et un dans la région dorsale.

La pneumonie guérit assez vite; mais les vésicatoires pr.'.sentèrent au bout de quelques jours des ulcéralionsrecouvertesd'une couche pultacée, grisâtre et comme gangrenée; leurs bords gonflés, mollasses, étaient entourés d’un liseré foncé, à ))artir duquel s’étendait a.ssez loin une rougeur érysipélatemse.

— lUJ —

Ou ne crût pas avoir allaire il’al)or(l à l’aireclion diplitérique, chose «[Ui seiiil)Iait d'autant idus iinprolaihlo qu’il n’existait dans la salle aucun tas de iliphtt'iie. L ulcère fut traittt jiar des ajtplications de quinquina et de dissolution de chlorate de soude ; il se luodilia raiddeinent et B. sortit le 15 avril, de rhôpital, pour reprendre son travail de maçon.

BienttM après, il s'aperçut iiue ses forces diminuaient rapidement, il chancelait en marchant, et ne pouvait jdus .saisir les objets; .sa vue était bien affaiblie ; il éprouvait un sentiment de constriction à la gorge, avec gène de la déglutition.

A sa rentrée, il ne peut plus marcher, la jambe gauche et la main droite sont très affaiblies ; les doigts habituellement contracturés restent dans la demi-tlexion et sont difliciles à étendre.

Il existe des fourmillements, des engourdissements, un sentiment de froid dans les membres ; mais au lieu d’bypéresthésie, il y a un certain degré d’anesthésie et d’analgésie.

A plusieurs reprises, B. ressentit des douleurs assez vives au voisinage des articulations ; ces douleurs duraient seulement quelques heures ou tout au plus un ou deux jours; elles paraissaient siéger aux attaches musculaires, et étaient surtout provoquées par les mouvements.

('.elle qui dura le plus longtemps se faisait sentir dans la partie inférieure du tendon d’Achille ; la peau soulevée sur ce point n’offrait aucune hypéresthesie, au contraire ; tandis qu’en saisissant à pleine main le tendon, tout en faisant contracter les muscles du mollet, on provoquait une sensation très pénible.

Le malade était très affaibli, mais il n’exi.stait ni strabisme ni diplopie; l’anaphrodisie était complète.

Sous rinfluence de bains sulfureux, de douches froides et d’un régime, tonique et reconstituant, tous ces symptômes diminuèrent rapidement.

.\ujourd’hui, l’anesthésie a disparu ainsi que l’anaphrodisie ; depuis plusieurs jours déjà le malade peut marcher, mais il est obligé d’étendre fortement les jambes et de s’appuyer sur les talons ; il lui semble qn il tomberait s'il voulait fléchir les genoux. Les doigts sont encore un peu contracturés ; le ponce ne jouit pas de toute l’étendue de ses mouvements normaux ; la main serre sans énergie.

Mais le mieux e.st toujours croi.ssant et promet une prompte guérison.

Ohsep.v.\t[ON xnv. — Paralysie ascendante aiyui: consecutive d une pne}nnonie, par le D^A Gomesde \k\aæ, Esctwtiasle-Médico, n«* 122 et 138, cité par Schneideh. Parai. co7is. av.r malad. aigues. Ib. Paris 1875.

M. de Miranda, capitaine d’infanterie, 10 ans. Pneumonie double en décembre 18.50. Entré en convalescence en Mars 18(50. En wwW, alfaibhsscment des quatre membres-, crampes et fourmillements dans les extrémités

inférieures. La paralysie aufrmente peu à peu pendant quelque temps encore, puis tout à coup diminue et disparait complètement en août 1860

Observation xlvi. — Atrojjhie mxcsculaire consécutive à une p'neu-

monie, Aphasie. (Rondot. Gaz. Heb. Sc. méd. Bordeaux 1882,

P. M..., 30 ans, contracte à la fin de, juillet une pneumonie gauche classique.

Pendant les premiers jours symptômes nerveux, marqués par du délire, de la somnolence et une légère dilatation de la pupille gauche.

Au 9« jour, convalescence.

16 août. — On constate un amaigrissement considérable des mollets et une diminution très légère delà circonférence des bras. Lamarche est possible, mais elle s’accompagne d’un peu d’incertitude et d’une légère titubation ; la station debout est mal assurée et amène quelques oscillations que n’exagère pas l’occlusion des yeux. Pas d’incoordination.

U électrisation faradique détermine la contraction de tous les muscles des parties alrophiées.

Sensibilité ini-Acie. sur tout le corps. Exagération du réflexe rotulien à droite et à gauche. Pas de troubles de la vue.

25 août. — 11 se déclare dans les deux genoux des douleurs, siégeant aux deux côtés de l’axe transversal des deux articulations.

■ 2 septembre — Le malade sous l’intluence d’une alimentation copieuse, des toniques, de l’électrisation et de frictions récupérait graduellement la force de ses membres inférieurs quand survient subitement une attaque d'aphasie. Au matin, il perçoit à son réveil quelques sifflements dans les oreilles'; il ressent une violente douleur et perd l'usage de la parole ne pouvant répondre que par oui ou non aux questions qu’on lui pose. Céphalalgie nettement limitée au côté droit de la tête, s’étendant sur le pariétal et le front et jusqu’au sourcil. L’aphasie se manifeste par l'impossibilité de traduire la pensée par des mots, l’intelligence paraissant intacte. Pas de déviation de la bouche ni de la langue.

Le lendemain, le malade est complètement rétabli ; il parle sans efl'oit ni difficulté. Aucun trouble de la sensibilité.

Quitte l’hôpital presque complètement guéri le 11 septembre.

Observation xLvn . — Une observation de paraplégie pnienmonique. — Bourguet. Th. Montpellier 188'j,p.49. (due à Carre).

.lean P..., âgé de 83 ans, entre le 21 janvier 188i dans le service du D>' Carre à Avignon atteint d’une pneumonie double. Râles crépi-

tants fins dans tonte la Imnteur dn iioumon ftanclie: il n’y a pas do souftle, mais le munnnro vésienlaire a disparu ; à droite, nlles Iniinides accusés surtout à la base.

Vésicatoire. Oxyde blanc d’antimoine 1 gr.

Sons rintluence de ce traitement, les phénomènes s’amendent, l’expectoration devient phis facile et de gros n'iles humides remplacent les râles crépitants ; la pneumonie entre en résolution.

’i fêrvier. Diarrhée. Incontinence d’urine.

Il février. Le malade qui est en pleine convalescence, se plaint de ne pouvoir remuer les jambes et, en effet, il les fléchit à peine et a aussi beaucoup de difficulté à les étendre; il accuse une sensation de fourmillements partant de la plante des pieds et remontant jusqu’au dessous des genoux ; cependant, c’est plutôt de la parésie qu’une paralysie véritable. '

Examen de la sensibilité : Disparition de la sensibilié à la douleur et à la température jusqu’aux genoux — le lendemain jusqu’à la hanche, puis jusqu’à l’ombilic.

Incontinence des matières fécales.

Dans la nuit du 16 au 17, le malade éprouve une vive douleur disséminée le long de la colonne vertébrale, plus marquée au niveau de la région londiaire.

Diminution légère de la vue — Eschare au sacrum. Du côté des poumons, la résolution continue à se faire.

18 février. Douleurs en ceinture qui embrassent complètement le tronc du malade au niveau de l’ombilic. L’anesthésie est redevenue complète à la jambe gauche, tandis que la jambe droite conserve encore une vague sensation de contact quand on pince fortement la peau.

10 février. Paraplégie coniplèle. La sensibilité paraît revenir dans la jambe gauche.

HT) févi'ier. Malade commence à se ])laindre de faiblesse dans les membres supérieurs, mais la sensibilité y est intacte. Diarrhée. Jamais de fièvre.

Aggravation de l’état général. Mort le 2 mars.

Autopsie. Canal rachidien : En sectionnant les muscles des goultières vertébrales on tombe à gauche au niveau de la ])remiére vertèbre dorsale sur un petit foyer purulent isolé ; à l’ouverture du canal on trouve deux foyers purulents, l’un, plus petit à la partie supérieure de la région doisale ;l’autre plus étendu, à la partie inférieure de cette région et au niveau d(!S premières vertèbres lombaires. Le pus est concret et siège piincipale ment à la partie antéiâeurc du canal rachidien entre celui-ci et l<i duic mère. Il existe en certains points des lacis veineux et i>ai places, une coloration brune, lie-de-vin, siégeant surtout a la région anb iieure ei indiquant une congestion intense.— En deuxendroits et entre ces poin s

de congestion, existent deux saillies, comme cartilagineu.ses, formées pro-

Imblement par le pôrioste des corps vert(!'l)raiix. La pie-mère est injectée, la inoëllo paraît ])lus petite.

Rien dans les autres viscères. Examen microscopique (pratiqué par M. le D’’ Gharrin).

I^es coupes de la moëlle durcie dans l’alcool ont été colorées les unes par le, ])iei'o-carmin, et montées dans la pjlycérino, les autres colorées par le violet de méthyle en solution aqueuse et montées au baume.

On a noté les détails suivants : la myéline a disparu en certains points, ailleurs elle parait former des amas. IjCs cellules des cornes antérieures sont conservées; nulle part il n’y a d’ancien foyer de sclérose, toutefois, autour et dans la gaine d’un vaisseau, on trouve une certaine quantité de. noyaux paraissant indiquer un début d’inflammation périvasculaire. Sur toutes les coupes, on note la présence d’un grand nombre de corps ovoïdes, très probablement des corps amyloïdes.

Sur des coupes colorées par le violet de méthyle, on rencontre dans les cordons blancs postérieurs, en dehors des vaisseaux, assez pi’ès de la périphérie de la coupe, des bâtonnets, soit rectilignes soit légèrement recourbés, mesurant des longueurs variables de 3 à 4 ou 5 millimètres, sur une largeur de 1 millimètre, à peu près fixes. Ils sont peu nombreux.

Rien à signaler dans les méninges.

OnsERV.vnoN xlviii. — Un cas de paralysie spinale aiguë consécutif

à la pneumonie. In. Diss. Frif'.d. Eedor Schoëxgarth. Berl., 1880*

Uehev einen Fall von lemporalev Spinallahmung eines Erwachsenen

nach Pneumonie.

H. K...,soldat,33 ans, amené à rhûpitalle 30noî</ 188G pour une pneumonie droite. — 11 a passé sa jeunesse à la campagne. Père et mère bien portants • — pas d’antécédents nerveux dans la famille ; à l'ilge de 7 ans sa mère rajiporte qu'il aurait eu une pneumonie après laquelle se serait développée une paralysie des extrémités inférieures ne lui permettant de marcher qu’au bout de G mois. De 15 à 31 ans employé comme valet de ferme, pas de fatigue exceptionnelle; excès vénériens et alcooliques.

La veille do son entrée,frisson, céphalée, jioint de côté à droite. Homme robuste, bien musclé, visage un pou cyanosé, respiration difficile. P. IIG irrégulier T. 38-8.

Dans le poumon droit matité au dessous de la pointe de l’omoplate, respiration difficile, rAles crépitants, souflle dans l’aisselle en dehors delà ligne mamelounaire; à gauclie, rien; crachats rouillés abondants.

En somme pneumonie droite manifeste.

liC 7 seplenibre, chute do la température — sueur abondante crise.

On décide de l'envo3'’er on convalescence, mais, douze jours ajirès la crise, apparition de symptômes nouveaux.

Avec des frissons et de la faiblesse, se montrent une céphalalgie fron-

taie intense et de la douleur à la lunino pins nmr([nén en avalmd. Visage im peu ronge.

Langue belle, iinufiieuse pharyngite gonflée avec de légères érosions. Pas de fièvre sauf un .soir, température atteignant SH. Puis. '110-120.

Kn même temj)s, douleurs en ceinture a.ssez vives, ainsi rpie, dans les jambes. Lamarclie est encore possible, mais le vialnde .wn/rrr à pt>ine les jambes au-dessus du sol, il traîne nu peu les j)ieds.

Rapidement, augmentation des douleurs qui se calment par le rejjos, mais e.xagèration des phénomènes ])aralytiques, impossibilité de quitter le lit.

Examen le 27 septembre.

Malade guéri de sa pneumonie— Pas de fièvre. Décubitus dorsal rendu l)Ossible.

Douleurs en ceinture très vives.

Fonctions cérébrales normales.

Pas de parésie des muscles du visage.

Aucun trouble de la sensibilité : le malade sent qu’on le pique et indique le jioint avec précision — ^réflexes normaux, pas de trouble des réservoirs.

I.es jambes ne peuvent être soulevées au dessus du plan du lit; c’est à peine si le malade peut les remuer légèrement; quand on les soulève, elles retombent absolument inertes.

Les mouvements des mains et des bras sont normaux. On remarque un léger tremblement quand le malade saisit un objet — La pression du côté droit est un peu moins forte qu’à gauche.

Le Rf octobre. — On constate de l’atrophie des extenseurs des membres inférieurs, prédominance d’action des fléchisseurs; mouvements des jambes impossibles ; mu.scles excessivement mous ; pas de contracture.

Les mouvements volontaires des bras sont très difficiles, l’avant-bras, les mains et les doigts ne peuvent être étendus et fléchis qu’avec la plus grande ])eino. ,\trophie des extenseurs plus marquée à gauche qu’à droite.

Examen de la contractilité électrique ; contractilité faradique abolie dans presque tous les groupes musculaires des extrémités inférieures ; de très forts courants peuvent seuls déterminer des traces de contraction dans les muscle.s de la cuisse droite ; il en est de même pour les extrémités supérieures.

1,’excitation du radial et du médian ne détermine pus de contraction ; .seule l’excitation du cubital par des courants très forts entre le condylo interne et l'olécrane aménodo faibles conti'actions et des mouvements <le su])ination.

Malheureusement, pas d’examen de la coniraclililé rjatvanique . Sécrétion de la salive considérable. Mm(ueu.sc buccale enflée. Le malade est très incommoilé )»ar la salive qui tombe dans son gosier; il se plaint de ne pouvoir respirer.

Parole diflicile, mais claire, pas scandée.

Temp. 39° S un soir — normale le lendemain.

Pouls fréquent, 150 le soir — En moyenne, 120 à 130 pulsations.

A partir du 4 octobre commence l'amélioration. Iæs douleurs en ceinture sont moins vives ; il n’y a plus d’hypersécrétion salivaire.

D’abord, le malade recouvre l’usage de ses doigts et de ses bras. Le 9 octobre retour à la normale de la contractilité faradique.

Plus lente fut l’amélioration des muscles des extrémités inférieures et du tronc. Le 10, il peut remuer un peu les genoux dans le lit. Le 20 octobre quelques mouvements dans les articulations de la hanche et du genou sont possibles ainsi que la flexion et l’extension du pied ; mouvements limités d’abduction et d’adduction ; à la lin du mois, le malade fit les premières tentatives pour se tenir debout. Marche incertaine et mal assurée.

Au milieu de novembre, il peut marcher dans la chambre. Contractilité faradique revenue — Les réflexes rotuliens font encore défaut. M... envoyé en convalescence.

Observation xlix — Pneumonie avec paralysie spinale aiguë (Bet- TELHEiM, m. 'SVien. Mécl. Bl. 1838, S. 6-5) (1).

Femme de 58 ans, amenée à l’hôpital le 16 août.

Prise subitement le 11 août à la suite d’une affection mal définie qui la retint au lit pendant dix jours, mais qui était guérie depuis une semaine, d’une impossibilité complète de la marche et de troubles de la miction.

Etat le 16 août. Malade immobile au lit. Se plaint de souffrir dans la colonne vertébrale. Visage pâle, muqueuses décolorées, langue chargée. Rien à la face ni aux membres supérieurs.

T. 37. 28 respirations à la minute.

k l’auscultation, on entend un murmure vésiculaire très affaibli aux bases. Douleurs spontanées etprovoquées par la pression de la quatrième à la sixième vertèbre, dorsale.

Les membres inférieurs sont paralysés. Sensibilité conservée mais la malade a de la peine à localiserles attouchements. Disparition des réflexes.

T. 38. 5. Respiration soufflante aux deir: base;. Crachats louillès.

Mort le 21 août.

Atitopsie. - Dans le lobe inférieur gauche, exsudât purulent distendant les alvéoles. Dans le droit, foyers lobulaires de pneumonie purulente.

La consistance de la moelle est diminuée de la quatrième à la sixième vertèbre dorsale. Examen microscopique négatif.

(1) Celle ob-scrvalion nous paraît se rapporter à une myélite compliquant une pneumonie. Ce n’est |)as îi [tropremenl parler un cas de paralysie de la convalescence.

Observation L. — L n cas de puraplcfjie pneiononifjue.'^^'voicz^cv . Sclérosa in placi en fonnà frusld. Spilalul 1888, )).

Jeune honune «le 2ô nus aüiûnl de imeimionie douille très t,u'iivo; liypertherinie, température oseillant entre 'lü" et 'do. Pendant la eonvalescenee, on constata que le malade était atteint d’une parajilégie qui le força à parder le lit iiendant pins île ti'ois mois, 'l’ous les muscles des membres inférieurs étaient très notaltlement atrophiés.

Après (juelques mois, la marclie redevint possible, tout en étant très difticile. Il marchait comme un ataxique, levant les jamhes et les laissant retomber en frappant le .sol du bout du pied fl).

OBSKRV.ATION Li — Pncumonie droite Paralysie incoiiiptlète des quatre

extrémités. Guérison en un mois. (Kindt Ein Fall von Meningitis spi-

nalis chronica ascendens nach crouposer pneumonie. Inaug. Dissert

Greifswald 18811. (Résumée.^

E. (j. 28 ans. Bonne santé antérieurement, entre à l’hôpital dans le service de M. Mosler le 14 avril 1889. La veille, frisson, mal de tête, toux, point de côté à gauche. A son entrée, T. 40; à la base du poumon droit souftle et râles crépitants.

Cœur sain Albuminurie légère.

Diagnostic : Pneumonie de la base droite.

17 avril. — Chute de la température qui tombe à 87o. Le 20 crise délinitive, sueurs abondantes, sensation de bien-être. Disparition progressive des .signes physiijnes.

1er Mai. - Depuis trois joursenviron,lemaladearemarqué qu'il avait un affaiblissement des jambes précédé pondant quelques jours d’engourdissement et de fourmillements. Pas de trouble de la parole qui est seulement un peu lente. La sensibilité à la douleur est un peu diminüée à droite et à gauche, dans le pied et dans la jambe. Sensibilité au contact normale. Légère hyperesthésie.

Les réflexes rotuliens et le réflexe du tendon d’.Achille sont supprimés. Parésie des extrémités inférieures.

La motilité et h\ force\ musculaire e.xtrémités supérieures sont notablement amoindries.

Légère sensibilité à la pression et à la percussion le long de la colonne vertébrale.

.\ la jambe, la contracliliié galvanique des muscles et des nerfs est très affaiblie; au bras, elle est seulement un peu diminuée.

(I) L’auteur nitribuc .4 celle paralysie une .scléiwc en phuiucs à forme fruste délerminée par la pneumonie.

Miction normale. Un peu de cünsli[ialion,

11 y a en plus une parésie du facial ^fauche. lai contractilité galvani(]ue du nerf facial est très diminuée, mais pas abolie. Diminution très notable aussi de la contractilité galvanique.

Parésie du front, des joues et de l’orbiculaire.

Il n’y a pas de paralysie de la langue.

Diminution de l’ouïe à gauche. Pas de douleur dans roreille ilq ce côté.

La luette est déviée à gauche.

Impossibilité d’abaisser la paupière gauche.

2 viai. — Le malade peut à peine serrer la main. — Légère liypéresthésie. — Battements du cœur faibles, mais réguliers.

0 — lia parésie faciale a disparu, mais il y a de l’incontinence

des matières.

On applique aux jambes un courant galvanique faible.

Pied bot équin.

17 mai — Les garde-robes sont devenues normales. Les mouvements des jambes sont plus libres, mais il y a toujours de l’hypèresthésie. La force musculaire est entièrement revenue dans les bras.

Les réflexes sont toujours abolis au niveau des extrémités inférieures.

28 mai. — Le malade peut marcher mais il se fatigue très vite. 11 ne reste plus de paralysie.

OnsERV.vnox ui. — Èin Fait von ahuler mulUplev Neurilis im (h'ieil

einev crouposen pneumonie. — Tocl a/n O Kranl/heilslag. Oppex-

HEiM. Char. Annalen, 1880. >S’. 405.

A. M..., cocher, entre le septembre.

Pas d’antécéd. hérédit. Depuis 0 ans }»rend chaque jour environ 12 verres de bière et 5 verres de rlium. Dei)uis quelques années, pituites matinales assez fréquentes.

Il y a quatre jours, pris sul)itement de vomissements, de courl)ature, de point de côté. Douleurs très vives dans les jambes l'empêchant de marcher et de se tenir debout. Les douleurs s’exagèrent par une pression légère sur les masses musculaires. Pas d’incontinence d'urine ni des matières.

Examen. — 41o. Grande dyspnée. Le malade se plaint de soulïrir dans les jambes et dans le côté droit de la poitrine.

hO H. par minute. A droite matité commençant à la 3i»o côté ; dans le 5« espace intercostal, on a le l)ruit de pot fôlô. La matité est à son maximum sur la ligne axillaire. En ce point, respiration souftlante et râles créi)itants. .V gauche, rien..

Pouls 132, petit, faible et discontinu. Toux fréijuente ; pa.s d’expectoration.

Extrémités inférieures inertes, pus il’ulropliie. Itéllexes rutiilioiis (même en employant le procédé de Jendrassik) al)olis. pas d’œdéme.

Douleur à la pression des muscles postérieurs, du nerl péronier et du tibial postérieur très marquée. Do même, la iialpation du muscle qua<lriceps et du nerf crural est douloureuse.

Mouvements actifs possibles dans la hauclie; possibles amssi, mais alYaiblis dans les articulations du genou. Paralysie des extenseurs presque complète. De même la flexion du pied est très difficile.

Pas de troubles de la sensibilité, sauf une hypéresthésie très marquée aux pieds.

Bien aux autres appareils ni aux membres supérieurs.

Facial et hypoglosse intacts. Rien aux yeux.

Expi. électrique ; Diminution de la contractilité dans le domaine du péronier et du tibial postérieur. Pas de réaction de dégénérescence bien nette.

4 septembre. — Respiration haletante. Pouls 150. Mort.

Autopsie. — Cerveau. — Consistance normale. Substance corticale parait un peu }dus rouge. Pas de foyer de ramollissement.

Moelle. — Les cornes postérieures paraissent un peu moins blanches-

Muscles de la jambe droite et du bras, de la plante du pied intacts.

Poumons. — A gauche : foyer de tuberculose caséeuse ancienne (bacilles). A droite : Hépatisation (lu lobe supérieur et delà moitié du lobe moyen. Hyperhémie et œdème dans le reste des poumons. Myocardite parenchymateuse. Hyperplasie de la rate. Néphrite parenchymateuse et interstitielle.

Examen microscopique. — La moelle est normale.

Troncs nemyeicx (crural, péroniers) traités par la lifjueur de Muller et l’acide osmique, cou2»és ou dissociés, ne révèlent aucune anomalie ni du parenchyme, ni du tissu interstitiel. Pas d’hémorragies.

Dans les filets musculaires : rien, sauf peut-être un peu d’atrophie d’un rameau du tibial jjostérieur; là, dégénération d’un grand nombre de tubes nerveux.

En somme, autopsie négative an point de vue du système nerveux.

Les muscles (quadriceps, pectiné, tibiaux antérieurs) no présentent qu’une légère 2)nflifération des noyaux du sarcolemne.

ÜBSEUVATioN LUI. — Névrilc périphérique consecutive à une pneumonie infectieuse. The Medic. c7iro««c/e. 1890, xiii, fj. Mancliester

})ar D. .1. Leech. M. D. F. R. C.

Ed. Sh. reçu le 2~2 février 1890, pour une pneumonie de la base droite. Délmt le 20 j)ar un fort malaise, vomissements, point de C(jfe.

A son entrée, les vomissements ])ersisteiil, douleur dans le côté irradiant vers ronibilic, s'exagérant par la toux. La température atteignait 390 2 et le soir 39» 8. Signes très nets île pneumonie de labase droite. R. 30, pouls loi ; rien au cœur ; pas d’albumine.

Le malade n'a jamais fait d’excès de boissons. Pas d’antécédents à signaler, mais on a])[irit que sa femme était morte récemment d’une pneumonie et que deux de ses cousins étaient atteints de la même maladie.

Pendant les cinq jours qui .suivirent son admission, la température du soir oscilla de 39“ 8, à39o^, celle du matin de 36“ i, à39“4;pasde délire. Localement, matité jusqu’à l’épine de l’omoplate du coté droit ; dans toute cette zone, matité et souille tubaire ; à la base du poumon gauche quelques râles de bronchite.

Crise dans la nuit du 25 au 2j et le 28 février le malade était en convalescence d’une pneumonie d’intensité moyenne.

Le matin (ht 5 mars, j’appris que la veille au soir il avait glissé en voulant quitter son lit et n’avait pu se tenir sur ses jambes, et que de plus il s était plaint d’engourdissement des mains etdes pieds.

Le 8 mars l’état est le suivant; pas de contracture ni de tremblement ; les mouvements d’oppositioia du pouce sont conservés, mais la main serre faiblement. Diminution notable de la force dans les deux jambes, la gauche étant plus faible que la droite ; le malade ne peut se tenir debout et quand il est couché, il ne peut fléchir la cuisse gauche sur le tronc, ni faire les mouvements d’adduction, de la jambe. Les muscles du mollet sont flasques mais non atrophiés. La flexion de la jambe sur la cuisse se fait facilement, mais l’extension est lente et difficile.

A droite, l’adduction et la flexion de la cuisse sont mieux conservées : pour le )‘este l’état est le môme que du côté gauche.

Le malade peut s’asseoir avec peine sur son lit : les mouvements musculaires paraissent aflaiblis. Rien dans les muscles de l’œil ni de la langue.

Réflexes rotuliens absents des deux côtés — Réflexe plantaire normal.

Il n'y a pas de trouble net de la sensibililé ; elle est plutôt un peu obtuse, mais elle n’est abolie nulle part ; crampes dans les doigts avec légers foui’millements.

Les xmpilles réagissent bien; le fond de l’œil est normal.

Une semaine plus tard, les symptômes sont })eu modifiés, mais la force musculaire continue à décroitro.

Le 11 mars, léger nystagmus. On remarque que quand l’œil regarde en bas, la paupière supérieure ne suit pas le globe oculaire et laisse plus de sclérotique découverte qu’à l’état normal, mais au bout d’un instant elle descend brusquement et recouvre la sclérotique. On observe de la douleur à la pression des muscles du bras.

Diminution de la force des muscles al)dominaux.

Le malade ne peut plus llcchir la première phalange du pouce sur la seconde. Il ne peut se lever seul sur son lit.

Rien i\ signaler du côté de la vessie ni du rectum.

Pas d’incoordination motrice ni de perte du sens musculaire .

Examen de la contractilité électrique ;

Coicvanl faradique. Le tibial antérieur, le long extenseur des doigts les péroniers latéraux, le biceps, les jumeaux se contractent bien des deux côtés.

Courant galvanique Gauche droit.

Tibial antérieur, éléments

Extenseur des doigts, —

Péroniers latéraux, —

Droits antérieurs, —

Gastroenémiens —

Le 14 mars. — Légère amélioration. Les mouvements d’adduction et d’abduction de la cuisse se font mieux.

Moins d’engourdissement dans les doi^^ts : le malade peut ramasser une épingle. Depuis la crise, la température a toujours été un peu supérieure à la normale, le pouls oscillait entre 104 et 120, et les signes physiques de le pneumonie persistaient ; le poumon demeurait mat depuis l’épine de l’omoplate jusqu’à la base, on y entendait de la respiration soufflante et des râles crépitants. — Toux fréquente.

Peu à peu, la foi’ce augmente dans les deux jambes, l’engourdissement des doigts diminue, la douleur à la pression des mollets et des bras disparaît.

24 mars. — La flexion du pied est possible.

Le 2 avril, le malade peut se tenir debout. — Pendant tout ce temps, persistance des signes physiques de la pneumonie.

18 avril. — La marche est devenue possible. — Absence du réllexc rotulien ; diminution encore marquée de la force musculaire des jambes. Il ne persiste aucun trouble de la sensibilité.

Mais on constate toujours de la matité et du râle crépitant a la base gauche.

Après un court passage dans le service de chirurgie oi’i il fût opéré d’une hernie étranglée, le malade quitte l’hôpital a la lin de juin entièrement guéri.

Observation liv. — Paralysie des extrémités inférieures dans lecoius

d’une pneumonie. — Mort. — Stephan. Des paralysies pneumoniques. R. M. 1889 p. 61.)

Enfant de deux ans, pris le 21 mai 1888 de convulsions généralisées; -

quelques heures aprùs, perte de connaissance. Râles crépitants à la partie postérieure du thorax surtout .à droite, diminution du murmure vésiculaire.

Tous fréquente. Quelques vomissements. La perte de connaissance persiste. Dans la nuit du 23 au 24 mai, cri céphalique, grincement de dents. Contracture de la jambe à droite et du bras à gauche. Température oscille entre 39 et 40<>.

Môme état jusqu’au 27 mai. Nouvelles convulsions. Ptosis et mydriase de l’œil droit. Paralysie flasque des extrémités, surtout des jambes. Mouvements convulsifs dans les muscles de la face à gauche. L’enfant ne prend plus d’aliments. Déglutition embarrassée. Mort dans le coma.

Observation lv. — Paralisia membrelor injérioare consécutivàPneumoniei de d. N. Bardesgu. Spitalul 1890, p. 393.

X. . ., âgé de 10 ans, pris le 2 janvier 1888 de pneumonie avec frisson intense, aspect typhoïde, température se maintenant plusieurs jours au dessus de 40°. Agitation. Tendance aux convulsions. Application d’un vésicatoire .

Dans la même maison, un cas de pneumonie au même moment.

Du 12 au 16 Jtmuierla température redevient normale. Les symptômes locaux disparaissent presque avec le début de la convalescence.

Insomnie. Céphalalgie frontale intense. Bien que toutes les fonctions se fassent bien, le malade est triste et abattu.

Dans la nuit du 15 janvier, miction involontaire durant le sommeil.

Le 16 janvier, légères douleurs dans les membres inférieurs ; fourmillements qui ne durent pas. En 12 heures, la paraplégie des membres inférieurs est constituée. Seul, le malade ne peut faire un pas. Soutenu il avance à peine; la jambe est lancée en dehors et déciltunarc de cercle.

L’état des réflexes n’a pu être constaté.

Sensibilité (contact, douleur, température) normale. Emission d’urine involontaire. Constipation. Température normale. Encore de la céphalalgie frontale.

Traitement. Toniques, amers, courants électriques et frictions excitantes le long des membres .

Après 10 séances d’électricité durant dix minutes (courants constants de 7 éléments), l’impotence musculaire disparaît peu à peu ; le 28 janvier l’enfant peut marcher dans la chambre.

On continue encore le traitement pendant dix jours au bout desquels l’enfant était absolument bien; il lui était seulement impossible de faire une longue course.

L’examen des antécédents pathologiques fit savoir que l’enfant avait en à l’Age de 5 ans une angine diphtérique, à la suite de laquelle il garda pendant 4 semaines une paralysie du voile du jialais.

Depuis, plus jamais d’autre angine, soit seule, soit accompagnée <le paralysie.

[L’auteur fait remarquer cette tendance de l’enfant à faire des maladies microbiennes compliquées de paralysies] .

Observatiox lvi. — Paraplégie consécutive à une pneumonie

LONGO. Théorie infectieuse de la pneumonie. Arcli. gén. demécl. 1885.

obs. XII.

G. A..., 65 ans, fermier.

Entré en convalescence d’une pneumonie, après de longues alternatives il ne se décidait jamais à se lever. Un jour enfin, fatigué de rester au lit, il se lève; il ne peut pas marcher. Il soulevait seulement un peu les jambes et les avançait en traînant sur le sol. Au bout de quelques jours, la paraplégie est complète: il s’affaisse dès qu’on cesse de le soutenir.

Pas de trouble des sphincters sauf une constipation légère.

Sensibilité à la douleur normale. Sensibilité tactile légèrement diminuée. Quelques fourmillements dans les jambes.

Jamais d’autres douleurs.

Peu à peu les jambes récupèrent leur motilité. Un mois après sa sortie du lit, le malade est en état de marcher.

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