CONCLUSIONS
I. — La pneumonie peut provoquer l'apparition de paralysies qui sont de deux ordres : les paralysies de la période aiguë, les paralysies de la convalescence.
IT. — Les premières sont quelquefois localisées à un membre ou à un segment de membre : c'est l'exception. Le plus souvent elles affectent le type hémiplégique.
HT. — L'hémiplégie pneumonique apparaît tantôt chez le vieillard (Charcot, Lépine) tantôt chez l'adulte ou chez l'enfant. Dans le premier cas, elle peut se montrer au cours d’une pneumonie confirmée ou être le seul symptôme d’une pneumonie qui n'est reconnue qu'à l'autopsie.
IV. — Elle est presque toujours mortelle chez le vieillard. Chez l'adulte, où elle s'accompagne fréquemment d’aphasie, elle n’est d'ordinaire qu’un accident passager au cours de la pneumonie.
V. — Elle est quelquefois déterminée par des lésions banales du cerveau (méningite, ramollissement). Le plus souvent il n°y a pas de lésion cérébrale.
VI. — Sa pathogénie est obscure, Il est permis de se demander Si, dans quelques cas au moins, on ne pourrait lui attribuer une origine hystérique.
VIT. — Les paralysies de la convalescence sont habituellement des paralysies diffuses avec une tendance marquée à se localiser aux membres inférieurs. Il ya peu de troubles de la sensibilité ; quelquefois de latrophie musculaire.
VIII. — Elles guérissent presque toujours sans laisser de traces.
IX. — La pneumonie donne lieu quelquelois à de laméningo-myé-
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lite, à du ramollissement de la moëlle, à de la sclérose en plaques qui peuvent se traduire par des accidents paralytiques ; mais les lésions de laparalysie post-pneumonique sont absolumentinconnues.
X. — Elle offre la plus grande ressemblance avec les para lysies consécutives aux autres maladies infectieuses et en particulier avec la paralysie diphtérique : comme celle-ci, elle parait être une paralysie toxique.