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Ce sont en effet des paralysies franchement traumatiques.
Localisées à un membre, ces paralysies mécaniques sont dues à la compression ou au tiraillement d’un nerfou d’un plexus.
Quel est le mécanisme de cette compression ?
[. Elle est de cause osseuse. — Elle porte alors en général sur les éléments d’un plexus, le plexus brachial le plus souvent. La maigreur du sujet prédispose singulièrement à cet accident.
Büdinger, puis Krümm ont recherché expérimentalement comment se comporte le plexus brachial, les membres supérieurs étant élevés et tirés en abduction forcée. Is ont établi que le plexus et ses racines peuvent être comprimés ou élargis suivant trois mécanismes principaux :
1° Par élévation forcée du bras, la compression a lieu entre la face supérieure de la clavicule élevée et l’apophyse transverse de la septième cervicale ou même de la sixième.
2° La compression a lieu entre la 1° côte et le bord postérieur de la clavicule, qui, entraînée par le mouvement du bras, tourne autour de son axe longitudinal.
3° L’abduction forcée du bras amène, sur la tête humérale, l’élongation et la séparation des racines du plexus réunies dans le creux axillaire.
S'il y a compression, les premiers trous comprimés sont les racines supérieures : cinquième et sixième cervicales ; puis les septième et huitième cervicales ; enfin la première dorsale.
Büdinger et Kriüimm admettent que, le plus souvent, il y à compression entre la clavicule et la première côte; ils
EN 1 RE ne font intervenir les deux autres mécanismes que dans quelques cas.
11° La compression s'exerce sur la table d'opération : elle porte alors en général sur un tronc isolé, le plus souvent sur le radial (Weinlechner, Pernice, Bought, obs. 1 [1], Phocas, obs.2 [2}), plus rarement sur un nerf du membre inférieur. M. Schwartz n'avait trouvé qu’un seul cas très probant de paralysie du membre inférieur produite dans ces conditions, dû à Garrigues et se rapportant à une femme qui subit une hystérectomie vaginale dont la durée fut de deux heures. La paralysie du membre inférieur gauche qui suivit paraît causée par une compression énergique de la cuisse sur le bord de la table d'opération et guérit.— On peut ajouter à ce fait le second cas de Bought. Il s’agit d'une paralysie passagère des péroniers gauches à la suite d’une anesthésie au chloroforme pour néphropexie du rein droit. L’opéré resta couché sur le côté gauche, paralysé au réveil, pendant les 45 minutes que dura la nécrose. Il y avait eu vraisemblablement compression
(4) Boucar. — Obs. 1. Chloroforme de 45 minutes pour salpingotomie et ventrofixation de l'utérus. Paralysie passagère de l’avant-bras gauche. Une compression du radial — «relativement insignifiante » — fut la seule cause invoquée.
(2) Pnocas, Nord médical, 1% août 1898, obs. 2 (résumée) :
Femme de 37 ans. Hystérectomie abdominale totale par pyosalpimgite. Position de Trendelenburg surlelit de Delagénière. Les bras sont attachés au lit. Durée de l'opération, 1 h. 1/2. Réveil facile. A peine éveillée, elle s'aperçoit. qu'elle ne peut plus remuer son bras gauche. Les jours suivants, paralysie radiale typique. Les radiaux sont intéressés. La sensibilité est intacte, mais il existe des fourmillements à l'index et au pouce. Massage, électricité. Guérison presque complète en 5 semaines. Guérison opératoire. Cette paralysie est attribuée par l’auteur à la compression du bras attaché
au pied du lit.