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scléreux et les cardiaques, — et qu'avant toute anesthésie il faut tâter les artères et ausculter le cœur. L'observation de M. Schwartz sur ce point est bien instructive. Son malade présente le tableau clinique bizarre d’une paralysie des fléchisseurs de l'index et du pouce et du triceps fémoral ; le chirurgien pense à de « légères altérations vasculaires qui ont permis la formation de petits foyers hémorrhagiques ». En effet un interrogatoire minutieux faisait découvrir une prédisposition à cet accident, et, avant l'opération, une certaine inhabileté dela main qui voulait des porte-plumes de plus en plus volumineux. Chez un artério-scléreux, âgé, que l’on va opérer, il faudra donc chercher par l’interrogatoire tous ces petits signes qui permettent au clinicien avisé de prévoir dans une certaine mesure l’hémorrhagie ou l’embolie.
Est-ce à dire pour cela que l’on devra renoncer à l’anesthésie quand de tels antécédents la feront redouter ? Il est bien difficile de tenir compte à ce point de ces accidents, sirares en somme, et qu'en pratique, on ne peut pas prédire sans s’avancer beaucoup. Mais nous savons que, dans l'anesthésie, la période dangereuse pour les artério-scléreux, c’est la période d’excitation du début, la période de congestion encéphalique. Et lorsque l'attention aura été prudemment éveillée par un examen pratiqué avec soin etsagacité, on se servira de l'éther, qui est plus facilement supporté au début de l’anesthésie et amène une réaction moins vive ; on l’administrera avec circonspection, surtout pendant la période dangereuse, et on ne négligera pas la plus minutieuse précaution dans une surveillance attentive de tous les instants.
D'autres précautions ne sont pas à négliger avec les artériels, les prédisposés; non seulement il faut leur épargner tout effort violent, il faut aussi éviter toute cause de congestion encéphalique. Si l’on doit faire prendre à l’opérée la position de Trendelenburg, il faudra se hâter autant que possible pour diminuer la durée de l'intervention, et même, quand la congestion de la face est trop intense, si la respiration devient bruyante et pénible, ramener, momentanément, si toutefois cela est possible, la malade en position horizontale.
Le traitement ordinaire convient à ces paralysies déclarées : massage et électrisation.
a A, Moi ©