INTRODUCTION
Il existe sur les paralysies puerpérales une tradition en partie déjà faite, et ce serait une erreur de croire que ce fût là une question toute nouvelle.
De nouveaux noms, denouvelles théories, surgissent tous les jours, qui semblent imprimer à une foule de questions un caractère de nouveauté; mais ces apparences trompeuses disparaissent souvent à la simple lueur de l’observation ancienne.
(IIBERT-GOIIRBETRE.
L’observation moderne, quoique riche et fière à bon droit de ses travaux, ne doit pas toutefois mépriser l’ héritage de sesdevanciers: — sua priscis est auctoritas, disait Nicolas Piso, suaetneotericis exislimatio — et comme du reste je l’ai dit ailleurs (1), « il n’y a pas deux observations, il n’y en a qu’une. L’observation n’est autre chose qu’un immense horizon qu’il faut étudier dans tous ses rayonnements. Il faut observer en avant, voilà le progrès; en arrière, c’est la tradition; à droite et à gauche, c’est toute la science contemporaine. »
En traitant la question des paralysies puerpérales, j’essayerai de me conformer à cette règle, et ce faisant, il sera facile de voir, en ce qui touche l’observation ancienne, combien sur une foule de points, elle abonde en faits et en données précieuses qui viennent confirmer les résultats d’une observation plus récente.