‹ Des paralysies toxiquesChapitre 19 sur 26 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Irode, étant placée sur le sternum, on laisse passer le courant pendant une ou deux minutes, puis on fait un renversement, et ainsi de suite. Le courant doit être énergique. Puis on procédera au traitement périphérique (le pôle positif est appliqué sur le renflement cervical, le pôle négatif sur les territoires neuro-musculaires atteints par la paralysie). Reraak avait aussi proposé de pratiquer la galvanisation du sympathique au cou. Cette méthode semble n'être plus guère employée aujourd'hui.

Enfin, c'est M. Romain Vigouroux qui, dans ces dernières années, s'est servi avec le plus de succès de l'électricité statique pour le traitement de la paralysie saturnine et de la paralysie alcoolique.

Dès le retour de la contractiiité volontaire, on pourrait recourir au massage par la méthode de Metzger. C'est un excellent moyen, trop peu usité dans notre pays, et dont les beaux résultats étonneraient sans doute la plupart de ceux qui se décideraient à l'employer.

Enfin les paralysies to.\iques réclament quelquefois une intervention chirurgicale. Voilà un point de la question qui n'a pas encore été exposé, sauf dans l'enseignement clinique de M. Charcot h. la Salpètrière. Nous avons dit que les pieds-bols pai-alytiques de l'alcoolisme et même de l'araénicisme, pouvaient passer à l'état de dilTormités permanentes sous l'influence de la rétraction musculaire ou de la formation d'adhérences dans certaines gaines lendîneuses. M. Terrillon, à l'instigation de M, Charcot, a déjà pratiqué deux fuis la section sous-cutanée du tendon d'Achille chez des malades atteintes de paralysies alcooliques. La section une fols faite et le redressement clfectué, le membre a été immobilisé dans un appareil. Au bout d'un mois à six semaines, on arrive, grâce h do nouveaux efforts, à rompre le reliquat des adhérences et la jointure est encore immobilisée. Peu à peu, les malades recommencent à

dlO

marcher, d'abord avec une assez grande difficulté, parce que l'habitude des mouvements incoordonnés persiste, et que les orteils gardent encore une attitude de flexion exagérée. Cependant, il ne faut pas désespérer du résultat. Pour s'être fait attendre chez une des malades de M. Terrillon près de cinq à six mois, il n'en a pas été moins favorable.

Page 1