IV« LETTRE
Il est bien assuré qu'on ne se détache jamais sans douleur. On ne sent pas son bras quand on suit volontairement celui qui entraîne, comme dit saint Augustin ; mais quand on commence à résister
' Bossut : et lui dire avec saint Paul : Seigneur.
* Bossut a fait la citation entière et substitué la traduction ordinaire : « Je châtie mon corps et le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres je ne sois repoussé mpi-méaie. » l\ omet le reste de la lettre.
» P.-R. a fait de cette lettre le § 32 de l'art, xxviii : On ne se détache,,,.
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et à inarcber en s'éloignant, on soufire bien; le lien s'étend et endure toute la violenoe, et ce lien est notre propre corps qui ne se rompt qu'à la mort. Notre Seigneur a dit que depuis la venue de Jearir' Baptiste j c'est-à-dire depuis son avènement dans chaque fidèle ^ le royaume de Dieu soi0re violence et que les violerUs le roj^issent. Avant que Ton soit touché ^ on n'a que le pends de sa CQUcupîscence qui porte à la terre. Quand Dieu attire en haut , ces deux efforts contraires ionl cette violence, que Dieu seul peut faire surmonter. Mais nous pouvons tout^ dit saint Ijéon, a^ec celui sans lequel nous ne pouvons rien. Il faut donc se résoudre à souffrir cette guerre toute sa vie, car il n'y a point ici de paix. J.-C. est venu apporter le couteau et non pas la paix. Mais néantmoins il faut avouer que, coqfime l'Écriture dit que la sagesse des hommes nest qw folie devant Dieu^ aussi on peul dire que cette guerre qui paroît dure aux hommes, est une paix devant Dieu; car c'est cette paix queJ.-C. a aussi apportée. Elle ne sera néantmoins parfaite que quand le corps sera détruit; et c'est ce qui fait souhaiter la mort, en souCfrant néantmoins de bon cœur la vie pour l'amour de celuy qui a souffert pour nous et la vie et la mort, et qui peut nous donner plus de bien que nous n'en pouvons ny demander ny
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imaginer^ comme dit naint Paul en TÉpître de la me$3e d'auJQitfd'Jxui '.