‹ Des pensées de PascalChapitre 101 sur 125 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

te.

un homme ^ien, de se lesse (c).

audi ait jouer de la page 4

\ie je ne puis ;e : Apprenez

à l'ensemble

REPRODUCTION DU F.\C SIMFLE.

Parlons maintenant selon les lamières naturelles Til y a nn Dieu, il est infiniment incompréhensible , puisque , n'ayant ni parties ni homes, il n'a nul rapport à nous. Nous sommes donc incapables de connoitre ni ce qu'il est ni s'il est. Cela étant qui osera entreprendre de résoudre cette question .' Ce n'est pas nous , qui n'avons aucun rapport à lui.

Qui bl.imera donc les chrétiens de ne pouvoir rendre raison de leur créance, eux qui professent une religion dont ils n>peuvent rendre raison? Ils déclarent, en l'esposant nu monde, que c'est une sottise, .«luKilinni , et puis vous vous plaigne/ de ce qu'ils ne la prouvent pas ! S'ils la prouvoient , ils ne tiendroient pas parole : c'est en manquant de preuves qu'ils mmanquent pas de sens. Uni, mais encore que cela excuse ceux qui l'offrent telle , et que cela les èle du bldnie de la produit sans raison , cela n'excuse pas ceux qui la reçoivent ; examinons donc ce point et disons : Dieu est ou il n'est pas. Mais c quel c<îté pencherons-nous ? La raison n'y peut rien déterminer ; il y a un chaos infini qui nous sépare ; il se joue un jeu h l'cxlrémilé de cette distance inOnie, où il arrivera croix ou pile. Que gagnerez-vous? Par raison vous ne pouvez faire ni l'un ni l'autre-, par raison vous ne pouvez défendre nul des deux.

i\e blJmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix, car vous n'en savez rien. Non, mais je les bIJmeroi d'avoir fait, non ce choix, mais un choix; car, encore que celui qni prend croix et l'autre (pile) soient en pareille faute, ils sont tous deux en faulc : le juste est de ne point parier.

Oui , mais il faut parier , cela n'est pas volontaire , vous êtes embarqué ; lequel prendrez-vous donc' Voyons. Puisqu'il faut (choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien , et deux choses à dégager : votre raison et votre volonté, votre connoissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir, l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, puisqu'il faut nécessairement choisir, en choisissant l'un que l'autre. Voilà un point vidé ; mais votre béatitude? Pesons le gain et la perte: en prenant croix que Dieu est, estimons ces deux cas. Si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est sans hésiter.

Cela est admirable. Oui, il faut gager; mais je gage peut-être trop. Voyons, puisqu'il y a pareil hasard de gain et de perle. .Si vous n'aviez qu'à gagner deux vies pour une, vous pourriez encore gager; mais, s'il y en avait trois à gagner, il.... (A).

.le le confesse, je l'avoue, mais encore n'y a-t-il pas moyen de voir le dessous du jeu? Oui, l'Écriture et le reste, etc. Oui, mais j'ai les mains liées et la bouche muette; on me force à parier, et je ne suis pas en liberté; on ne me relâche pas.... (d).

Apprenez (les) de ceux qui ontété tels comme vous et qui parient maintenant tout leur bien. Ce sont gens qui savent un chomin que vous voudriez suivre, et guéris d'un mal dont vous voulez guérir. Suivez la manière par où ils ont commencé ; c'est en faisant tout comme s'ils croyaient, en prenant de l'eau bénite, en faisant dire des messes , etc. Naturellement mtaie cela vous fera croire et vous abestira. Mais c'est ce que je crains. Et pourquoi ? Qu'avez-vous à perdre?

Mais , pour vous montrer que cela y mène , c'est que cela diminue les passions qui sont vos grands obstacles , etc.

()! ce discours me transporte, me ravit, etc. Si ce discours vous plaît et vous semble fort , sachez qu'il est fait par un homme qui s'csi mis à genoux auparavant et après, pour prier cet être infini et sans parties auquel il soumet tout le sien, de se soumettre aussi le votre, pour votre propre bien et pour sa gloire, et qu'ainsi la force s'accorde avec cette bassesse (c).

(a) Apres les mots : mais, s'il y en ai-ait trois à gagner, il,... le signe ^^fXT^ renvoie à la page 7 , conimeni^ant ainsi : Il faudrait jouer {fttisque vous êtes dans la nécessité déjouer).... el Icrmiuie par cei mois : celle-là l'est. Là le signe X^^ renvoie à la marge de la page 4 lilhograplliéo : Je le confesse, je l'avoue....

(n) Après CCS mois : on ne me relâche pas, le signe <31D> renvoie à la page 8 : (TîHC» /"", " j' "••' /"'" ''< ""« """ V" j' "' P"'" encore.... jusqu'à ces mots ; et vous demandez les remèdes. Apprenez de ceux.. .. puis de là on revient à la page 4 Ulhographiée : Apprenez

(c.) Au milieu Je la page 4 est un paragraphe de quatre lignes : On doit des obligations à ceux qui, itc. paragraphe étranger à l'rniemtle

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