XXVI AVANT-PROPOS
tioii ^ Fénelon suit Descartes jusque dans son brillant et téméraire disciple; il adopte toute la théorie des idées de Malebranche, et la reproduit presque dans les mêmes termes, comme s'il eût ignoré le livre d'Arnauld ^. Comment Fénelon eût-il été un adversaire de la raison, lui qui, la rapportant à son foyer éternel, la suivant et dans les lois de l'univers et dans les lois de la pensée, s'écrie avec enthousiasme : c( 0 raison ! raison ! n'es-tu pas le Dieu que je cherche ^? » Bossuet, avec plus de mesure et appuyé sur
' Seconde partie : Démoiistration cU l'existence et des attributs de Dieu, tirée des idées intellectueUe^. Chap i. Méthode qu'il faut suivre dans la recherche de la vérité. Conclusion de ce chapitre : « Me voilà donc enfin résolu à croire que je pense puisque je doute, et que je suis puisque je pense. » Chap. ii. Preuves métaphjjsiqnes de l'existence de Dieu. Première preuve tirée de l'impprfcciion de l'être humain... Deuxième preuve tirée de l'idée que nous avons de rinfini. La même méthode cartésienne se retrouve dans les Lettres sur divers sujets de métaplujsique et de religion, écrites par Fénelon à la fm de sa vie; chap. i : De ma pensée.
^ Ibid. Chap. iv. Nouvelle preuve de l'existence de Dieu, tirée de la nature des idées. C'est tout à fait la théorie des idées et mêmft la vision en Dieu de Malebranche. « Ainsi je vois Dieu en tout, ou, pour mieux dire, c'est en Dieu que je vois toutes choses : car je ne connois rien , je ne distingue rien , et je ne m'assure de rien que par mes idées. »
^ Première partie. § 60. — Il est impossible de citer tous les passages oi^i la raison de l'homme est présentée comme un reflet