AVANT-PROPOS. XXV
toute leur vie et jusqu'à leurs derniers moments, la philosophie» Tous deux, loin de se faire une arme du scepticisme, le combattent partout; partout ils témoignent d'une admiration mesurée pour Descartes; ils en admettent l'esprit général et la méthode. Le Traité de la connoissance de Dieu et de soi-même^ le Traité du libre arbitre et celui de ï existence de Bien sont des livres admirables, où toutes les grandes vérités, et singulièrement celle de la divine providence, sont établies au nom de la raison et sur le fondement même des Méditations, Bossuet et Fénelon s'y déclarent ouvertement contre la maxime péripatéticienne et jésuitique tant célébrée par Huet : // n'y a rien dans V entendement qui nj ait été introduit par la voie des sens ^ et contre cette autre maxime de la Compagnie, que toute certitude se réduit à la simple probabiHté. Ils sont tous deux pour Platon contre Aristote ; ils sont donc pour Descartes contre ses adversaires. Le traité de ïexistence de Dieu admet pleinement le doute méthodique, le/e pense, donc je suis, et la démonstration de l'existence de Dieu par l'idée de la perfec-