MOQUE
c) La prostateclomie.
Opération à la fois prophylactique et curative de l’adénome et de ses complications se pratique soit en deux temps avec cystostomie préalable, soit en un seul temps lorsque l’état général du malade le permet. A la suite des prostatectomies suspubiennes (la prostatectomie par voie périnéale n'étant plus guère pratiquée) on a observé des faits d'infiltration hypogastrique et des cellulites pelviennes analogues à celles | précédemment décrites au cours de la cystostomie. Les infiltrations hypogastriques rétropubiennes ont un mécanisme et une symptomatologie semblable. L’urine infectée stagne dans le clapier rétropubien, décolle le pourtour de la plaie vésicale, nécrose le tissu cellulaire autour d'elle; on a signalé des cas Où l’os se dénude de son périoste et devient le siège d’une e vérie. table ostéite.
Les dangers sont ici plus grands que dans le cas de cystostomie simple, car l’ouverture faite à la vessie doit être plus étendue et on est obligé parfois de se livrer à des manœuvres traumatisantes en face de certaines prostates grosses et dures à extraire. Il faudra donc faire attention aux décollements excessifs de l’espace périvésical avant l’ouverture de la vessie. Il faudra limiter le décollement äu minimum, c’est-à-dire inciser droit à la vessie, sans die ctRSr presque par re comme dit Freyer.
Parfois, il arrive que l’inflammation de la prostate atines fasse suite à la prostatectomie transvésicale. Gauthier en a signalé trois cas et attribue cela à la stagnation de l’urine . purulente dans la loge d’énucléation propre à la prostatectomie haute. De fait, la prostatite restante ne s’observe pas à la suite de l’opération périnéale dont le drainage est idéal.
Nous noterons quelques observations de péricystites faisant suite à la prostatectomie, parmi lesquelles la première a été observée récemment à l'hôpital du Tondu.