DIAGNOSTIC ET DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Il faut envisager deux cas :
1. Il s’agit de malades atteints de lésions vésicales, qui présentent une cystite. Chaque fois que les phénomènes généraux, la fièvre, le malaise s’aggravent sans cause apparente, que la pyurie et la pollakyurie augmentent, l’idée de l'existence d’une atteinte périvésicale doit surgir à l'esprit. ‘Cette idée sera confirmée par des troubles au niveau des organes voisins, en particulier du côté du rectum. Le toucher montrera un empâtement périvésical plus ou moins étendu. S1 l’on pratique la cystoscopie, on voit une protrusion intravésicale qu'il ne faudra pas confondre avec une prostate intra-vésicale énorme, la capacité vésicale est diminuée. Coloration de la paroi rouge sombre, œdème bulleux, le pus sourd. Enfin l’existence d’une tumeur supra-pubienne douloureuse non modifiée par l’évacuation de la vessie est d’une très haute importance.
2. Si la péricystite apparaît chez un opéré ayant subi une ponction de la vessie, une cystostomie, une prostatectomie, le diagnostic sera facilité par la notion antérieure de l'acte opératoire, l'apparition de la douleur, des troubles généraux, l'existence d’une dysurie avec urines claires. La perforation vésicale d’origine prostatique siège en général au trigone ou immédiatement derrière celui-ci, comme en pareilcas le trigone est œdématié et surélevé, l’orifice reste introuvable ou difficilement décelable. Mais si, en même temps que le contrôle cystoscopique, on comprime la prostate par le toucher rectal, le pus derrière l’œædème tend à s’écouler dans la vessie. Sou-