‹ Des Péricystites Compliquant l'Adénome ProstatiqueChapitre 33 sur 41 · MAD ES · texte numérisé non relu

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b) Phlegmon chronique :

On trouve toutes les formes de transition entre le phlegmon aigu, subaigu et chronique.

En général, la douleur est sourde à l’hypogastre.

L'état général faiblit, sans température. Le malade se cachectise. Existence d’une masse faisant penser à une vessie distendue que le sondage ne modifie pas.

c) Phlegmon ligneux.

Evolution très lente, sa masse augmente sans fièvre, sans douleurs, sans phénomènes généraux. Ne suppure qu’au bout d’un temps très long. Puis progressivement apparaît une gêne à la miction, des brûlures, de la pollakyurie diurne et nocturne. Quelquefois rétention complète. Température peu élevée.

L'état général est faiblement atteint. Les signes fonctionnels urinaires augmentent, la tuméfaction s’étend puis régresse lentement après incision ou spontanément.

Durée longue, la guérison est de règle.

EVOLUTION DES PERICYSTITES

Dépend de la forme anatomo-pathologique et clinique de

l'affection, du terrain sur lequel elle se développe, des germes pathogènes en cause. En ce qui concerne la forme fibroadipeuse, forme des vieux prostatiques en général, l’ évolution est très lente, les troubles persistent indéfiniment, la vessie ne retrouve plus sa capacité normale. Cependant on a constaté des pou et des atténuations après la prostatectomie.

Dans la péricystite suppurée chronique, avec formation de sclérose, d’adhérences qui gênent la fonction vésicale, le malade prend le masque d’un urinaire chronique.

Les péricystites aiguës circonscrites ont tendance à s’ouvrir dans la vessie ou vers l’extérieur. Dans le premier cas l’évacuation du pus aboutit souvent à la guérison. Mais lorsqu'il se crée une fistule, le sujet affaibli, ou peut avoir de l’infection des uretères, des reins, une infection généralisée aboutissant à la mort.

Les péricystites suppurées diffuses évoluent vers la septicémie. Le phlegmon ligneux de Retzius se résorbe, tandis que le phlegmon aigu ou subaigu peut s'ouvrir vers l’ombilie, les régions inguinales, l’intestin et se résorbe ou, au contraire, tue le malade après des troubles généraux graves. On a signalé l’extension aux reins avec pyélonéphrite. Les récidives sont rares, il s’agit plutôt d’affections mal éteintes qui se réveillent ou la production in situ d’un nouveau processus.

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