‹ Des pétitions demandant l'émancipation immédiate des noirs dans les colonies françaisesChapitre 14 sur 20 · PS TE EE · texte numérisé non relu

PS TE EE

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= 19 l'avis des autres conseils spéciaux et de tous les hommes qui connaissent les colonies. 0

Les abolitionistes de la métropole s’ils croient à la possibilité du travail libre, sont du moins disposés à rec connaître que les noirs affranchis abandonneront , poür la plupart, la grande culture ; que éet abandon causera un grand dommage aux colonies né Ms RE een à la métropole. ON RAA DA

La commission des affaires coloniales avoue le danger, et, pour le parer :

« Elie propose d’aller droit à la racine du mal;

» Elle propose d'imposer pendant cinq ans à tout affranchi (même après l’affranchissement général) Vobligation de s'engager sur une sons de la colonie, où il serait tenu de résider CURE ù

C’est là un palliatif; ce n’est vs remède efficace. Si la commission n attend pas des noirs affranchis le travail libre , si elle leur impose pendant cinq ans Vobligation du travail, qui garantira la continuation du travail après les cinq ans? An ï Du reste , quelque opinion qu’on ait sur la OSSIBILTÉ ou l'impossibilité du travail libre dans les colonies francaises, tout le monde s'accorde sur les difficultés de

(4) Rapport, p. 320.

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av l'obtenir; … tout le monde se préoccupe des eee surmonter ces difficultés.

Ce qui est dans les préoccupations de tous est pour. le gouvernement un devoir impérieux.

Il a déclaré qu’il n’y faillirait pas.

M. le ministre de la marine et des colonies disait, dans

la séance de la chambre des NévRiés du 2 juin 1845 :

« Ce qui ne nous occupe pas moins, ce qui n ’est pas moins important que la condition indispensäble d’une arge indemnité, quand il sera question de l’émancipation, c’est l’organisation du travail libre.

» Le gouvernement ne pouvait pas prouver d’une manière plus évidente combien le besoin d'organiser le travail, d'y appeler un plus grand nombre de bras, le préoccupe vivement , que par la présentation qu’il a faite

à la Chambre, immédiatement. après le projet qu’elle,

discute en ce moment, d’un deuxième projet de loi qui a pour but à la fois d'appeler au travail de la terre dans nos colonies des hommes libres de tous les pays, et plus particulièrement ceux qui déjà y habitent, et de les appeler au travail dans les établissements, sur les habitations que régissent les dispositions spéciales, et dans lesquels nous nous efforcerons d'introduire toutes les méthodes de culture les plus propres à réussir dans nos possessions lointaines. » |

Le projet de loi auquel M. le ministre de la marine et

VHS ENCIINE —.

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