‹ Des pétitions demandant l'émancipation immédiate des noirs dans les colonies françaisesChapitre 9 sur 20 · TE · texte numérisé non relu

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2° Que ces mesures ovetin avoir pour objet de moraliser les esclaves et de les het, à la SR des droits civils ; dr . 8 |

6° Que la éebre désire atteindre ce but à une époque rapprochée, mais choisie de manière à ne compromettre ni la sûreté des colonies, ni les droits des pro- USE ni le bien-être des esclaves.

Dix ans ensuite, en 1853, le bill d’ émancipation ft présenté à la chambre des communes.

. Et l'émancipation a eu lieu de fait le 1° août 1838, 31 ans après la suppression de la traite.

C’est donc une population pour ainsi dire anglaise qui a été émancipée en 1938.

. Dans les colonies françaises , la traite n’a été effecti-

vement et définitivement abolie que depuis la loi du 4 mars 1851. | rs

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HG — La continuelle infusion d’Africains, tout à fait barbares, au sein de la population créole, a rendu plus diffi— cile et plus lente l’action morale de la civilisation dans les ateliers (1). mr Mais peu à peu la race africaine s'éteint, et avec elle les dernières traces de la barbarie (2). 9 ;, VOX Lorsqu'il se sera écoulé trente ans depuis la suppression de la traite, les populations seront toutes créoles, parlant notre langue, élevées dans notre religion el beaucoup plus propres à la liberté. | LS :

Les pétitionnaires, ne se rendant ni à l'autorité des: hommes d’état anglais et français, ni à à l'exemple de l'Angleterre, ne tenant aucun compte des différences qui existent entre les colonies anglaises et les colonies françaises, demandent l'émancipation immédiate, que la commission des affaires coloniales avait été d’avis d'ajourner à 10 ans.

« La commission des affaires coloniales recommande un système de mesures propres à garantir efficacement,

(4) Rapport de M. de Rémusat à la Chambre des députés, du 12 juin 1838, p. 19.

(2) Rapport de M. de Tocqueville , p. 490 et 500.

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— 33, — après l'émancipation, le maintien du travail libre , la continuation des cultures. »

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La question du travail libre des noirs, dans les colo. nies françaises , est un problème d’une solution difficile.

Dans les colonies, à quelques exceptions près, le problème est regardé comme insoluble. Nous ne citerons point les avis des conseils coloniaux que les abolitionistes tiennent pour suspects. (LOI

Mais nous dirons que les conseils spéciaux, composés des gouverneurs et fonctionnaires nommés par la métropole, ont partagé les opinions des conseils coloniaux sur l'impossibilité ou l’extrème difficulté d'établir le travail libre dans les colonies françaises.

Je me bornerai à rappeler la délibération du conseil spécial de la Martinique.

M. le contre-amiral Duval d’Ailly, gouverneur :

« Je pense que, sans entrer dans des détails qui se présenteront plus tard dans leur ordre, le conseil doit émettre une opinion sur une queslion qui , Suivant moi, domine toutes les autres : la possibilité ou l'impossibilité de garantir le travail de la terre dans les colonies, après le passage des esclaves à l’état de liberté. »

M. le procureur général pense , comme M. le gouver-

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| — 3h — neur, qu'avant de se livrer à l'examen d’un projet, le conseil pourrait émettre son avis sur la question EX Ortante du travail libre.

M. l’ordonnateur, appelé à à ue son opinion , S'EXprime dans les termes suivants :

« Ainsi qu’on vient de le dire , la question vitale , la

seule dont la solution puisse réaliser ou anéantir les es-

pérances de l'émancipation, est celle de savoir si le gouvernement, en concédant la liberté aux esclaves , est apte à garantir la continuation du travail dans les colo nies. Pour ce qui me concerne , Je suis loin de le penser. SI l'Angleterre, avec la force de ses lois et les ressour-

ces de ses finances, n’a pu obtenir, sous ce rapport, que Je des résultats éphémères ; si la culture dans ses colo-

nies est menacée au point qu’on doive recruter à grands frais des cultivateurs dans toutes les parties du globe, la France , avec des lois plus douces, avec moins de richesses et peut-être moins de persévérance, avec son administration paternelle et tolérante, ne peut arriver qu’à des résultats encore plus fâcheux. On se flatterait en vain, il faut savoir le dire: aux ve de ceux qui connaissent les colonies, et qui ont été à | même d'étudier longuement les mœurs de la race noire, l'administration française paraît inhabile à garantir le travail après que Ai ES des esclaves aura été décrété. Sous ce rapport nous n'avons pas à nous préoccuper ici des opinions qui peuvent exister en France : : ce serait mettre

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