II
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toujours i qui est le premier, suivi de prés par e ; puis, à une grande distance,- vient un groupe moyen formé par a et entre lesquels il est difficile d'établir une préséance, parce que a l'emporte par les extrêmes et par le degré intermédiaire. Tout à la fin si» trouve le son u. Quant à û, il appartient dans la langue germanique à la catégorie des Umlaûle ; comme tel il ne figure pas dans le tableau des voyelles simples, et ses photismes sont beaucoup plus rares; à en juger par la vingtaine de spécimens que MM. Bleuler
et Lehraann en ont rapportés, il est beaucoup plus clair que notre u français ; on sait d'ailleurs qu'en allemand il est souvent confondu avec t.
On voit par là qu'il y a un certain Intérêt à rapprocher, au point de vue de la couleur et de la clarté des voyelles, les résultats de notre enquête faite en pays de langue française, de ceux des enquêtes allemandes susdites. C'est pourquoi j'ai rassemblé, dans le tableau III, les chiffres de ces trois statistiques — que je désignerai dorénavant par les initiales F (Fechner)', BL (Bleuler et Lehmann), et C (Glaparéde) — après les avoir traduits en pourcentage afin de faciliter leur comparaison.