CHAPITRE IV
Diagnostic
Dans ce chapitre. nous nous occuperons non pas du diagnostic du symptôme, qui s'impose le plus souvent, mais bien plutôt de l'interprétation des pigmentations. On ne peut guère confondre en eflet les différentes mélanoses qu'avec le vitiligo. Il suffit de se rappeler, pour se mettre à l'abri de l'erreur, que dans cette maladie il n’y a pas hyperpigmentation, mais bien ataxie pigmentaire ; si dans cer- {ains points la matière colorante de la peau est en abondance exagérée, dans des points très voisins, elle est au contraire très diminuée et peut même manquer totalement. Il peut y avoir achromie complète. Dans le vitiligo on ne trouve guère d'autre cause à invoquer qu'un trouble nerveux plus ou moins profond. Enfin, fait qui achève de lever la difffeulté : les poils et les cheveux des parties atteintes sont également blanchis. Dans la pigmentation médicamenteuse il y a toujours augmentation de la quantité du pigment quelle que soit la théorie que l’on invoque pour expliquer cette anomalie, que l’on fasse appel à la matière colorante du sang abandonnée dans les cellules basales de l’épiderme ou que l’on fasse intervenir le système nerveux pour faire étaler et hypertrophier les cellules chromogènes.
Ce qui importe done, c’est de rapporter la pigmentation à