‹ Des plaies des veines. Thèse présentée et soutenueChapitre 3 sur 9 · PLAIES NON PÉNÉTRANTES · texte numérisé non relu

PLAIES NON PÉNÉTRANTES

Ces plaies n'ont pas ici autant d'importance que pour les artères ; nous ne nous y arrêterons pas longtemps. Dans beaucoup de cas , la gaine du vaisseau est seule intéressée ; les tuniques externes de la veine peuvent aussi, à la rigueur, être lésées à l'exclusion de la membrane interne ; mais nous n'aurions que des hypothèses à exposer sur ce dernier genre de lésions. Il est probable que si jamais un instrument aveugle isole si bien ce que nous avons tant de peine à démontrer dans nos préparations anatomiques, la plaie doit être dans les meilleures conditions pour se réunir. Sur un chien, nous avons divisé couche par couche le tissu de la veine de dehors en dedans. Quand nous étions assez heureux pour ne pas crever le vaisseau, les couches divisées s'écartaient un peu sans laisser saillir sensiblement les couches intactes pressées par l'effort du sang. Le mode de réunion de cette plaie fut très-simple et ne laissa pas de traces le quatrième jour.

Ces plaies ne doivent pas toujours être innocentes chez l'homme. Les cas de phlébite assez nombreux, après les ligatures d'artères sans lésion apparente de la veine, ont été peut-être la suite de la dilacération de la gaine celluleuse ou du froissement des tuniques. Mais comme la phlébite peut naître des petites ramifications veineuses, et qu'on en divise toujours dans une opération, il ne faut pas donner, à priori, trop d'importance à ces lésions des parois de la veine.

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