ARTICLE PREMIER. — PLAIES NON PÉNÉTRANTES
Ces plaies sont difficilement observées sur l'homme, car elles ne se manifestent par aucun signe. On conçoit qu'elles puissent être produites dans certaines opérations, dans la ligature des artères, dans l'ablation des tumeurs par dissection et dans les plaies par instruments tranchants; la gaine celluleuse peut être seule lésée, ou en même temps les deux tuniques externes, la tunique interne restant seule.
Sur la veine jugulaire d'un chien, j'ai fait une plaie longitudinale non pénétrante, longue de 6 à 7 millimètres ; les tuniques divisées s'écartaient très-peu et la plaie n'avait qu'un millimètre et demi dans son plus grand diamètre transversal ; le fond de la plaie était formé par la tunique interne et se présentait sous l'aspect d'une ligne noirâtre, très-foncée, due à la transparence de la membrane restante, qui permettait de voir la couleur du sang veineux. La tunique interne ne faisait aucune saillie sur le fond de la plaie, même pendant l'expiration.
Ces plaies peuvent-elles amener une phlébite, guérissent-elles sans laisser de traces, la paroi veineuse augmente-t-elle d'épaisseur, ou au contraire devient-elle plus mince et donne-t-elle lieu à une ampoule, comme cela s'observe quelquefois à la suite de la saignée ?
Ces questions, peu importantes d'ailleurs, n'ont pas encore de solution. Je dirai seulement que Ollier, dans des expériences faites sur des chiens, a constaté que le mode de réunion était trèssimple et ne laissait pas de traces le quatrième jour.