‹ Des plaies et des ruptures de la vessieChapitre 1 sur 4 · A MON ONCLE · texte numérisé non relu

A MON ONCLE

Docteur

Ali ZOUX

E.’ANATOftlIE PLASTIQUE.

https://archive.org/details/b22338470

ET

On désigne sous le nom de plaie de la vessie une solution de continuité, par une cause qui agit mécaniquement sur cet organe. Dupuytren définit les plaies par déchirure , celles dans lesquelles la solution de continuité résulte de l’extension des parties portées au delà de leur résistance naturelle; tandis que la rupture s’entend plus particulièrement d’une solution de continuité qui résulte d’une distension occasionnée par un effort ou par une puissance intérieure. Sous le nom de ruptures , je comprendrai les effets produits sur la vessie par ces deux dernières causes, et je m’empresse de reconnaître que c’est le plus souvent par distension et avec violence extérieure que se produisent les ruptures de la vessie.

La question qui m’est échue est à peine mentionnée dans les livres classiques, et renferme les deux ordres de lésions que je viens de définir. Plusieurs monographies traitent plus ou moins complètement de cette partie des maladies des voies urinaires, et il existe en outre, dans la science, un grand nombre d’observations isolées que j’ai du consulter, sans les faire figurer en entier dans mon travail. Aussi je me suis attaché, autant que possible, à renvoyer aux travaux ou aux journaux dans lesquelles elles sont publiées. C’est à l’aide de ces matériaux que je vais essayer de tracer, d’une ma-

mère aussi complète que possible, l’histoire des piaies et des ruptures de la vessie.

Les ruptures de la vessie, comme cela résulte de ma définition, sont donc de véritables plaies internes , le plus souvent, si ce rfest. toujours* avec distension du réservoir urinaire. Ces" deux ordres de lésions, les plaies et les ruptures, devront être étudiées séparément; leurs causes, leurs modes de production, leurs symptômes, présentent de grandes différences. La gravité de ces lésions est aussi loin d'être la même : les ruptures de la vessie sont presque toujours rapidement mortelles, tandis que, comme je l’établirai plus loin par des faits, les plaies de la vessie sont susceptibles de guérir. J’étudierai séparément, et dans deux chapitres distincts : i° les plaies de la vessie , 2° les ruptures de la vessie. Je serai bien obligé à quelques répétitions ; mais en agissant au I rement, je serais forcé de rapprocher des faits qui doivent rester isolés. Ma définition exclut de mon travail les exstrophies de vessie, qui sont des solutions de continuité congénitales et dont je ne crois pas avoir à m’occuper ici.

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