‹ Des PlaiesChapitre 27 sur 41 · OU · texte numérisé non relu

OU

tissus n’est pas nette, comme dans les arrachements. — La contusion est exceptionnelle, même avec les scies à dents longues, très larges, dont la vitesse est peu considérable. On y voit deslambeaux déchiquetés, sans ecchymose ni sphacèle. La douleur spontanée et la sensibilité au contact ne sont pas ordinairement en rapport avec la dilacération, parfois très étendue des tissus. — L'absence d'hémorrhagie signalée par M. Layet est rare ; dans la généralité des cas, l’hémostase ne peut être obtenue que par ligature ; de plus il y a une abondante hémorrhagie en nappe. Le pronostic de ces sortes de plaies n’est pas grave pour la vie, mais il l’est par les infirmités et les désordres fonctionnels.

Coups de machines à raboter. — On rencontre rarement ce genre de blessures. Les lames de la raboteuse ou dresseuse forment des plaies successives par suite de la continuation du mouvement de la main. — Les instruments dits « fraises » pourvus de douze à vingt-cinq lames, dirigées dans le sens de la ligne génératrice, donnent des plaies qui semblent faites par un instrument tranchant, et quelquefois de véritables amputations.

Ecrasement. — Quel que soit l’agent vulnérant, train de chemin de fer ou puissante machine de l’industrie, le membre écrasé est, on peut le dire, littéralement broyé: c’est un amas confus d'os, de chairs meurtries. Il est difficile de distinguer les téguments des muscles et des aponévroses, les artères

Page 1