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tienne et la dernière phalange de l’index fut arrachée emportant avec elle le tendon du fléchisseur profond, dont l'insertion à la base de cet os était restée intacte.
Ce tendon (présenté à la Société de Chirurgie), présente une longueur de 25 centimètres et s’est détaché au niveau du point d'implantation des fibres musculaires. En examinant attentivement la déchirure, on voit que ce sont les fibres musculaires qui ont cédé au niveau de leurs insertions et que les fibres tendineuses ont résisté.
Le blessé a ressenti peu de douleur.
Il n’y a pas eu d’hémorrhagie.
L'arrachement de la phalange ressemblait à une opération méthodique, faite comme pour une désarticulation. [1 restait autour du moignon des lambeaux de peau que l’on sutura. L'avant-bras fut immobilisé dans une gouttière et recouvert d'un cataplasme. à
Il y a eu réunion par première intention, et, actuellement, douze jours après l'accident, le malade est guéri.
Cette bénignité fort surprenante à première vue est surtout connue quand il s’agit d’un doigt, d’un orteil, ou d’une portion relativement peu volumineuse d'un membre. — Jusqu'à ce jour, il semble qu’on puisse formuler un pronostic relativement bénin, même quand il s’agit de l'avulsion d’un membre tout entier. Le blessé n’est pas affaibli par la perte de sang ; son système nerveux ne subit pas ordinairement cet ébranlement profond que produit le choc ; l'agent vulnérant exerce son action loin de la plaie qui n’est, on le sait, nullement contusionnée. De là, l'absence de sphacèle des éléments primitifs des tissus, susceptibles de constituer un foyer septique, d’où aussi la réunion facile de la blessure.
Il est d’ailleurs à supposer que le processus de la