TRAITEMENT
Les plaies par armes à feu du conduit laryngo-trachéal, nous l'avons dit plus haut, ne sont pas toutes de la même gravité. Ainsi le conduit aérien frappé par une balle morte peut être fort légèrement atteint. Même dans les cas où le traumatisme para't beaucoup plus intense, et où les parties voisines sont profondément délabrées, le larynx et la trachée restent parfois, ainsi que le fait remarquer M. le professeur Duplay, intactes au milieu des désordres qui les entourent. Toutefois, que l’on ne se hâte pas de conclure, trompé par l'apparence, à l’absolue bénignité des lésions. S'il survient un peu de dyspnée, et de la raucité dans la voix, on devra craindre la production d'un hématôme intra-laryngien dont la présence est capable de déterminer la mort du sujet. Aussi, lorsque ces phénomènes se produisent, conseillons-nous de trachéotomiser au plus vite le blessé; c’est la meilleure manière de parer à la venue possible d'accidents formidables.
Si la plaie par armes à feu est pénétrante, s'il existe une fracture des cartilages, et que l’un des fragments arrive à faire saillie dans l'intérieur du canal aérien, si la
(4) Trachéotomie, obs. 1, V, VE VIT, XVIT (trop tardive, mort), XXIIL XXV, XXX, XXX VIH, XL, XLVI, LIV. Tuhage, voir obs. XX.
balle n’est pas ressortie à l'extérieur et que l’on soupçonne qu'elle soit restée dans le larynx, il faut immédiatement et sur le lieu même procéder à l'ouverture de la trachée. L'entrée de l'air étant ainsi assurée, la plaie du larynx devient une plaie ordinaire. En même temps on a de plus l'avantage précieux de procéder sans difficulté et sans péril à l’extraction d’un corps étranger ; ce qui, sans la trachéotomie, aurait été fort difficile et fort dangereux.
Que l'on ne se décourage pas en voyant les blessés en état de mort apparente. La respiration artificielle Combinée à la trachéotomie préventive opère souvent, de véritables résurrections chez des sujets qui à bon droit paraissaient perdus sans ressources.
Donc pour nous, dans chacune des circonstances que nous venons d’énumérer, il est non-seulement avantageux, mais urgent de faire la trachéotomie préventive. Lorsqu'en effet pour une raison ou pour une autre on ‘transporte le blessé, la fatigue du trajet et des retards souvent inévitables Jui font courir de grands risques de succomber en route d’une asphyxie, causée par l'æœdème de la glotte qu'a déterminé une suffusion séreuse ou un épanchement sanguin. Nous pourrions citer plusieurs exemples lamentables à l'appui de ce que nous aÿançons. Mais si le sujet arrive à l'ambulance sans donner signe de vie, on a le devoir, tant que le décès n'est pas absolument certain, d'ouvrir au plus vite le canal aérien et de combiner avec la trachéotomie, comme nous l'avons déjà proposé, la respiration artificielle. En suivant cette conduite, Eschlager aurait eu, à ce qu’il assure, plusieurs succès dans des cas où tout espoir paraissait superflu.
Il faut faire encore la trachéotomie s'il existe une sténôse des voies aériennes, soit à la suite de déformation du larynx, soit par œdème de la glotte, soit par la compression que détermine un épanchement sanguin. Mais “ici l'indication est évidente et ne présente rien de spécial aux plaies des voies aériennes par coups de feu.
Müller, Vogt, de Langenbeck, Stromeyer, Beck, Fischer, Lotzbeck s'appuyant sur les cas qu'ils ont observés pendant l’année 1870, ont préconisé la trachéotomie préventive, même lorsqu'il n'existe pas de troubles respiratoires. Il est vrai, disent-ils, que certaines plaies du larynx guérissent sans trachéotomie. Mais combien d'exemples bien différents pourrait-on opposer à ces faits exceptionnels ? Combien de morts n’a-t-on pas eu à se reprocher, faute d'être intervenu à temps. Nous partageons entièrement l'avis de ces chirurgiens, et nous avons soin de citer. quelques observations où le décès du blessé est dû très probablement à une intervention chirurgicale trop tardive.
Technique opératoire. — L'intervention étant décidée, quelle méthode doit-on préférer ? La plupart des chirurgiens font la trachéotomie à la partie supérieure du conduit ou même la laryngotomie. On doit dire, du reste, que le niveau où doit être pratiquée l'opération dépend en grande partie du siège de la plaie. Il faut, en effet, pratiquer l'ouverture des voies aériennes au-dessous des parties atteintes et s'arranger de façon à ce que rien ne puisse un moment fermer à l’air le trajet qu'on vient de lui ouvrir artificiellement.
Si même la plaie siège à la partie inférieure de la
=. 40 — trachée, il faudra se contenter d’une manœuvre que nous proscrivons dans d’autres circonstances. Il s’agit de dilater la plaie, lorsqu'elle est trop étroite, pour lui permettre de livrer passage à une canule trachéale.
Lorsque la balle aura atteint les parties supérieures du larynx et que la partie sous-glottique de cet organe sera restée intacte, on pourra recourir à la crico-thyroïdectomie beaucoup plus facile à exécuter qué la trachéotomie. Elle pourra rendre de véritables services dans les cas spéciaux, bien qu'elle ne soit pas toujours possible. On ménage les tissus autant que possible, on écarte soigneusement le tissu cellulaire avec des pinces, et on agit avec des instruments mousses en se servant de la sonde cannelée. Le thyroïde est attiré en haut avec un crochet mousse ; on lie à mesure les petits vaisseaux qu'on incise pour prévenir toute hémorrhagie. Puis on pratique la section classique, et l'on introduit la canule. On manque souvent en campagne des dilatateurs proposés par Trousseau, Langenbeck, de la canule de Kroshaber, on sera, dans ce cas, obligé de dilater avec le doigt. Si la canule fait défaut, ce qui arrive aussi parfois, on la remplacera par des fragments de cathéters élastiques, des sondes œsophagiennes. Dans les cas où tout instrument ferait défaut, on introduirait dans la plaie trachéale ou laryngée elle-même cette sonde improvisée, pendant que l'on ferait écarter les bords de la blessure avec deux ou trois morceaux de fils métalliques.
Nous rejetons absolument les scarifications sur le cou ou à l'entrée du larynx. Ge sont là des manœuvres parfaitement insuffisantes. On ne peut pas en dire tout à fait
2e 7 ee autant du tubage. Toutefois le tube présente l'inconvénient sérieux d'irriter par sa présence des tissus qui ne sont déjà que trop disposés à s’enflammer.
Lorsque le larynx a été complètement broyé, on s'est demandé s’il ne valait pas mieux pratiquer tout de suite l'extirpation.
Nous n'avons pas besoin de parler de la suture des parties molles au devant de la plaie, recommandée par les anciens. Ces blessures par armes à feu sont étroites, sinueuses ; l'air a trop peu de tendance ‘à s'échapper au dehors, pour qu'il y ait lieu de les suturer. C'est vouloir s’exposer de gaîté de cœur à l'emphysème, à l’asphyxie, aux infiltrations sanguines. Du reste, ce procédé est aujourd'hui condamné par tous les chirurgiens.
La suture des parties cartilagineuses ‘n’est pas plus indiquée. Elle n’est applicable que dans les cas de plaies par instruments tranchants.
Traitement consécutif. — Le grand avantage de la trachéotomie dans les plaies du conduit aérien par armes à feu est de réduire les lésions à celles d’un traumatisme ordinaire, graves sans doute en raison des dégâts existants et de l'extrême vascularisation de l'organe, mais qui ne présenteront plus le danger formidable qui leur est propre, l’asphyxie.
On a surtout à redouter parmi les accidents consécutifs la venue possible d'une inflammation violente accompagnée de destruction d’une partie du larynx par nécrose des cartilages, de fusées purulentes étendues et presque intarissables. Pour éviter ces accidents, l’antisepsie s’im-
Petit. 6
— #9 — pose. On tamponnera le larynx avec des bourdonnets iodoformés ou trempés dans une solution d'acide phénique au 50° ou de sublimé au 2000°. Par dessus on fera le pansement de Lister avec tous les soins indiqués en pareille circonstance.
Nous n’avons pas besoin de dire à propos des dangers immédiats auxquels le chirurgien doit parer, que si l’une des artères laryngées ou thyroïdiennes se trouvait lésée, il faudrait au plus vite en faire la ligature.
Enfin, il faudra pendant toute la durée du traitement surveiller avec le plus grand soin le larynx, et s'assurer si cet organe ne tend pas à devenir le siège d'un retrécissement. On combattrait alors cette sténose par les moyens habituels.
Quant aux accidents pulmonaires ils seront moins fréquents avec le tamponnement du larynx au moyen des tampons iodoformés ; en effet on s'oppose à la pénétration dans les bronches de liquides irritants sécrétés par Ja plaie laryngée. :
OBSER VATIONS
O8s. !. — Coup de feu à la région laryngée; Trachéotomie immédiate ; Guérison avec rétrécissement.
Meyer (D' Peters). Le 31 juin 1863 une balle perdue pénètre à travers le cou. Immédiatement une dyspnée intense se produit, avec cyanose du visage, un pouls à peine sensible. Les extrémités sont froides; la respiration et la déglutition difficiles ; l'intelligence est libre.
Le trou d'entrée setrouve enavantdusterno-mastoïdien droit à hauteur du larynx, le trou de sortie derrière le même muscle à gauche. Pas d'hémorrhagie externe, mais par contre expectoration de quelques crachats sanglanis. Les cordes vocales, l’æœsophage, les gros vaisseaux et les nerfs sont intacts.
Immédiatement trachéotomie (Voigl) sous chloroforme. Aussitôt une grande amélioration se produit. Les jours suivants on remarque encore des crachats sanglants ; il y a de lemphysème au cou ; la déglutition est très gêénée, et les aliments liquides sortent non pas de la blessure, mais par la plaie de la trachéotomie, La fièvre est modérée; pas d'accès de suffocation. La respiration est impossible par les voies naturelles, quand on a fermé la canule.
Fin juillet on trouve au fond de la plaie de trachéotomie un tissu granuleux qui à chaque expiration se projette en avant et oblitère l'ouverture en grande partie. Cela paraïil être
SES un morceau détaché de muqueuse. Il saigne facilement au contact. HE
On le cautérise tous les jours.
A la fin de septembre il a disparu: le malade peut alors respirer plus longtemps par la plaie, sans canule, mais pas par le larynx.
Dans le courant de l'hiver 73-74 l’état est le mème. Toutefois la parole est devenue plus libre. Les productions granuleuses de la plaie trachéale sont aussi plus grandes ; les cautérisations sont nécessaires. De lemps en Llemps on a essayé par la trachée de passer dans le larynx de fines bougies. Mais ces explorations et ces tentatives de dilatation provoquent chaque fois des accès de toux et de dyspnée. Au laryngoscope toute la partie supérieure du larynx et les cordes vocales paraissent normales.
Un retrécissement siège plus bas.
Le malade refuse toute intervention.
Os. Il. — Plaie de la parliemoyenne du larynx; de l’œsophage ; Crises graves de suflocation ; Guérison avec aphonie lemporaïre qui disparaît peu à peu; Langenbeck. — (Berliner médec. Gesell 17 février 1872 observation du D' Gætting).
M. Weidenmann lieutenant de réserve est blessé à Beaumont le 30 août 1870 d’un coup de feu au cou. La balle a traversé les deux facettes du cartilage thyroïde de gauche à droite, un peu au-dessus de la portion médiane. Il y a lésion de la corde vocale gauche.
Le malade est pris immédiatement d'accès de suffocation, qu’il fait cesser lui-mème en découvrant le cou et s’agenouillant, ce qui facilite l’écoulement du sang tombé dans lès voies aériennes.
Un médecin constate qu'il ne reste plus de caillots : la respiration est libre, la voix sourde, mais non complètement éteinte. On entoure la région de compresses huilées et de bandelettes agglutinatives pour prévenir l'introduction d'un
corps étranger.
__ On l’évacue le 2 septembre.
Les jours suivants les accès de suffocation se répètent. La toux est pénible avec expectoration sanglante. De l’emphysème étendu à la plus grande partie de la poitrine se produit. La déglutition est gènée : les liquides ingérés sortent par la plaie.
Le 5, la plaie de sortie commence à suppurer; puis la plaie d'entrée un peu plus tard.
La cicatrisation est comp'ète au mois d'octobre. L'aphonie est totale jusqu'au printemps suivant. Alors le malade peut donner quelques sons graves. Puis le langage revient de plus en plus, bien que la voix ait perdu son timbre métallique, éclalant, et reste profonde.
Il persiste seulement une grande irritabilité du larynx, la muqueuse est congestionnée et secrétante.
L’organe est sensible et douloureux à la pression.
Ogs. LI. — Hémorrhagie abondante par la bouche; Destruction de la corde vocale supérieure; Guérison rapide en quinze jours, sans infirmilés conséculives. — (Nimier. — Expédition du Tonkin.)
Le sergent Pierre, de l'infanterie de marine, 21 ans, est blessé accidentellement en mai 1886 par un de ses camarades qui maniait un revolver d'amateur, du calibre de 6 à 7 millimètres. La balle entre à la partie antérieure et droite du cou,
MONT yes.
au niveau du larynx; l’orifice de sortie occupe un point symétrique à celui de l'orifice d'entrée, auquel il est supérieur de 2 à 3 centimètres. Hémorrhagie abondante par la bouche, quatre à cinq heures après l'accident,
Le lendemain encore quelques traces de sang dans les crachats. Aphonie complète pendant les premiers jours. Mais peu à peu, la voix revient et prend une intensité assez suffisante pour que le blessé arrive à se faire comprendre.
Plaie guérie en quinze jours. Pas d'infirmités consécutives. Tous les mouvements du larynx sont normaux. L’examen laryngoscopique permet de constater la disparition de la corde vocale supérieure.
O8s. IV. — Fracture du larynx; Ligature des thyroïdiennes ; Guérison. — (Chenu).
Courtaux François, pontonnier, blessé à Strasbourg le 28 août 1870 par un volumineux éclat d’obus de la région antérieure et médiane du cou. Il y a fracture de la partie i :férieure du thyroïde et du cartilage cricoïde. La plaie forme une large brèche anfraciueuse que la peau du cou recouvre comme un pont.
Carotides et jugulaires sont intactes. Mais on est obligé de lier les deux tyroïdiennes supérieures qui ont donné lieu à une hémorrhagie ayant manqué asphyxier le malade au moment de la blessure. On sectionne le point cutané qui gênait le passage de l’air. Aucun point de suture. Pansement à la glycérine phéniquée. La déglutition du liquide est possible avec le biberon.
Le 19 octobre, le blessé est évacué. Il respire facilement par sa canule.
DT
OBs. V. — Blessure du cou par chevrotine; Conduit aérien parait d'abord intact, puis, trois jours après, sortie de l'air par la plaie et emphysème léger ; Œdème de la glotte ; Trachéotomie; Guérison. (Guerre de sécession des États- Unis.)
Le capitaine John, âgé de 24 ans, est blessé d’une chevrotine au cou le 2 juillet 14863. La plaie qui en résulte et qui produit une hémorrhagie est située sur l'aile gauche du cartilage thyroïde, à la partie postérieure ; sa direction est verticale et sa longueur de 1/4 de centimètre.
On applique un pansement simple ; mais l'air sort deux jeurs après par la plaie.
Le 5, à neuf heures du matin, la respiration et la parole sont faciles. Le pouls donne 96 pulsations. La plaie est fermée, il n'y a point d’emphysème, mais une forte tuméfaction des parties molles. A midi, il se produit une très violente dyspnée. Le pouls est à 116. Le visage et la poitrine se couvrent d’une sueur froide. Il existe de la tuméfaction et de l’ædème au pourtour de la plaie ; l’'emphysème se produit et-descend à gauche jusqu'au niveau des dernières fausses côtes.
On pratique la trachéotomie, qui produit une amélioration instantanée. Le pouls revient à 96 et le malade dort tranquillement.
Le 6, on peut noter un mieux sensible ; la tuméfaction des parties molles a beaucoup diminué.
Le 9, on enlève la canule et le mieux continue.
Les jours suivants, la respiration s'effectue par les voies naturelles; mais l’année suivante (avril 1864), on craint la
tuberculose.
O8s. VI. — Coup de feu à la région du cou; Laryngitle œdémaleuse, consécutive, tardive (peut-étre à la suile de l'élimination d’un cartilage nécrosé) ; Trachéotomie ; Guérison.
P.-C. Young, âgé de 34 ans, recoit le 19 octobre 1864 un coup de feu dans la région du cou. ?
Le 2 janvier 1865, il est pris de dyspnée, d’aphonie, et l'examen ou laryngoscope montre une énorme tuméfaction de l’ouverture supérieure de la glotte.
La gène respiratoire augmente, malgré des attouchements fréquents au nitrate d'argent, et on se décide à pratiquer la trachéotomie.
Le 5 janvier, trachéotomie après éthérisation. L'étal général est bon, sauf la difficulté de respiration; les plaies du cou sont guéries.
Le 26 mars, on change la canule. La tuméfaction existe toujours, et l’épiglotte est fortement déprimée, (examen au laryngoscope) ; on ne voit rien de plus. .
On continue jusqu'au 30 les attouchements de glycérine au tannin. Le patient commence à articuler quelques mots, mais continue à porter sa canule. Le 6 juillet, la canule est enlevée. Guérison.
O8s. VIL. — Coup de feu dans la région supérieure du larynx ; Perte de substances ; Guérison. — Fischer in Witte (Arch. [At LOST)
C. Barkholy, blessé le 14 août 1870. La balle, entrée par la joue gauche, est sortie au niveau du cou, un peu au-dessus et à droite du cartilage thyroïde. Il y a un morceau de la
SAONE lame externe enlevée à la pomme d'Adam. Le larynx ne paraît pas ouvert. La voix et la respiration sont intactes. La guérison est complète, sans dyspnée.
Le malade est renvoyé le 22 septembre.
Oss. VIII. — Coup de feu au niveau du cartilage thyroïde ; Trachéotomie immédiate; Extraction de balle; Guérison sans rétrécissement. Docteur Muller (Gravelotte).
Jos. Schroder (Docteur Müller), le 18 août 1870, à Gravelotte, recoit un coup de feu du larynx avec fracture du cartilage thyroïde. Le 20 août il est apporté au Lazaret dans un état désespéré: Il est cyanosé. Il y a infiltration du pourtour de la plaie, une dyspnée considérable.
On pratique immédiatement la trachéotomie et l’état du malade s'améliore.
Septjours après l'opération, les parties moiles se dégonflent. La balle est extraite du larynx.
Le 3 septembre, ia canule est enlevée. On évacue le malade. Les deux plaies sont fermées et se cicatrisent. Il n’y a aucune gêne respiratoire. La parole commence à être forte.
Ogs. IX. -— Plaie du larynx et de l’œsophage; le malade crache la balle; Phénomènes de compression; Expeëtat ; Guérison.
Le 14 juin 1873, Fr. Munchoir se tire un coup de feu dans le cou. Le projectile pénètre dans le larynx, au-dessous du thyroïde et perfore la partie antérieure de l'œsophage. Au dire du malade, la balle est crachée aussitôt. Il respire par
Petit. T
nee la plaie lorsque la bouche et le nez sont fermés. Les liquides avalés s’écoulent également par la blessure et le doigt peut la traverser{jusqu’à la partie postérieure du larynx.
Enveloppement glacé. Sonde œsophagienne. Le 18 juin, ‘suppuration. Enveloppement chaud. Bon état général.
Le 20, suppuration tarie. Le malade avale les aliments en bouillie, et les derniers sortent peu par la plaie, principalement quand le menton est appliqué contre la poitrine.
Le 25, plaie fermée ; granulations.
Le 4 juillet, toux pénible, sans altération de l’état Senral :
Le 11 juillet, parotidite droite symptomatique.
Le 11 août, guérison. On ne dit pas s’il y a des désordres dans la phonation.
Os. X. — Coup de feu du larynx; Plaie peu importante; Aëcidents nerveux graves; Guérison. — Parke Laurence. Lancet 1855, [. p. 453.
P. M., jeune homme, le 7 juin 1854, est apporté pour blessure de la partie moyenne du cou. Le patient est ivre, probablement a voulu se suicider avec un petit pistolet de poche. Immédiatement au-dessus du cricoïde existe une petite ouverture à bords déchirés.
On élargit transversalement la plaie. Le cricoïde est frac-
turé neltement en son milieu. La balle n’est pas découverte. [Il n’y à pas d’hémorrhagie.
On suture les lèvres de la plaie. Réaction fébrile intense.
Le 9 juin, trois particularités: contraction de la pupille de l'œil droit., hémiplégie droite complète ; déglutition excessivement pénible.
On donne la sitrychnine. Au bout d’un ou deux jours, la déglutition devient plus facile.
CU ip Le 3 juillet, l'amélioration est telle que le malade peut marcher.
La guérison est complète. Mais le malade est incapable : d’articuler un seul mot.
Oss. XI. — Blessure au niveau de la membrane thyro-hyoidienne ; Guérison. (Guerre franco-allemande).
A. À., dragon au 2° badois.
Le 22 octobre, balle de fusil qui entre à droite, à 2 cent. de la région médiane, entre l’os hyoïde et le larynx, et sort à gauche au point correspondant. Ouverture de la membrane thyro-hyoïdienne. Fracture de la corne droite de l’os hyoïde. D'abord, simple gêne de la déglutition, plus tard de la respiration ; ce qui dans la nuit du 22 au 93 indiqua la cricotomie, Elle ne put être terminée en raison de l'agitation du blessé et de l'impossibilité de la nércose chloroformique. D'où ouverture en séton de la ligne médiane. Marche ultérieure sans désordre. Guérison le 29 novembre 1870.
En juin 1871, il persiste une soudure du larynx et de l’'œsophage qui rend la déglutition difficile, et empêche les mouvements du larynx.
O8s. XII. — Plaie du l'arynx et de l'œsophage ; Guérison avec déformation du larynx. — Otis. — Guerre d’Amérique.
Clarke, 8 février 1862, balle de fusil entrée un centimètre au-dessous du maxillaire inférieur, traverse le cou, passe entre le larynx et l’œsophage, les ouvre tous deux. Hémorrhagie grave arrètée par compression.
Guérison avec déformation du larynx.
Os. XIII. — Ablation de l'épiglotte. — Observations de Larrey (Clinique chirurgicale.)
1° Un jeune soldat eut le cou traversé par une balle qui pénétra entre le cartilage thyroïde et l'os hyoïde et sortit derrière l’angle de la mâchoire.
L'épiglotte fut coupée. Le sang remplissant le larynx produisit une suffocation extrème.
On fendit alors le cartilage thyroïde, ce qui permit l'issue des caillots et l'entrée de l'air. Guérison. Pre
2 Le général Murat à Aboukir a le cou traversé par une balle d’un angle de la mâchoire à l’autre. La moitié flottante de l’épiglotte est coupéeet expectorée; la base de la langue échancrée par le projectile.
Le malade présente de l’aphonie pendant quelques jours.” On avait placé une sonde œsophagienne qui, retirée au bout de 19 jours, laisse voir une diglutition facile.
3 Un soldat présente la même blessure pendant cette campagne d'Egypte. L'épiglotie est coupée et rendue avec les crachats. On place une sonde œsophagienne et le malade guérit, mais présente d’une facon permanente de la gène de la déglutition.
O85. XIV. — Mort; Asphyxie. — Berlin, Ain. Wochench, 1872, n° 14, p. 168.
Au commencement de février 1872, un homme se tire dans la bouche un coup d’un fusil chargé avec une bourre de poils et papier. Une hémorrhagie très forte se produit par la bou-
che, avec gène de 11 respiration par pénétration du sang ne ÉRNEE LIN ARE NN ETES | lelarynx. PRO SRE RTE . Fe Er AS F : ny ‘rrendelenburg fait la trachéotormie el place sa FAN dans A F AR en par succion à retirer le sang tombé dans le poumon. RSS L'hémorrhagie s’arrêle SRB pIetement et le malade meurt le lendemain. ; 5 | Ces A l'autopsie, on trouve de grandes lésions de la bouche et -du pharynx. Le larynx est intact, mais un hématome considérable siège sur les plis thyro et ary-épiglottiques. La mort est due à la pénétration d’une grande quantité de sang dans le poumon.
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oi XY. — Blessure de la faciale et % da carotide externe;
Mort par compression ou œdème; de la glotte. — Otis. Guerre d’ re
© © V.Kilburn, 2 ans, 19 mai 1864. Balle conique entre à l'angle droit de la bouche près du bord postérieur du sterno- , mastoïdien droit. Lésions de la faciale et de la carotide RT- | externe.
É Le 29 mai, ligature de la carotide droite. Violente hémorrha gie après la ligature. Douleurs de poitrine et de tête. Grande 4 : anxiété respiratoire.
Asphyxie ; mort le lendemain par compression des voies aériennes ou par œdème de la glotte.
= ee O8s. XVI — Plaie transv. de la trachée ; Sorlie de l'air par la plaie ; Mort par œdème pulmonaire.— (Guerre de 70.)
0..., K... Le 6 aoûtballe de gauche à droite, transversalement à travers la trachée. L’air sort par les 2 plaies pendant l’ex-
Et AE piration. Il y a peu de gène ; aussi, le 9 août le blessé peut être évacué. L'état est satisfaisant jusqu’au 21 août. Alors se manifeste une violente gène respiratoire qui va jusqu'à la suffocation. œdèm pulmonaire du côté droit. Expectorante et morphine. Mais le premier septembre.
O8s. XVIL — Trajet fistuleux étendu; Plaie du larynx; Mort par œdème pulmonaire. — (Guerre de 70.)
E. L. Le 29 août balle entrant à droite du menton, sans briser le maxillaire ; sortant à gauche au milieu de la fosse sous-claviculaire, en occasionnant une plaie du larynx. L’air sort par le trou de sortie pendant l'inspiration et l’expiration. Dyspnée intense, gène de la déglutition. Le malade est nourri avec une sonde, œdème pulmonaire, on donne la morphine. Asphyxie. Mort le3 septembre.
O8s. XVIII. — Partie supérieure de l'épiglotte atteinte ; Tuméfaction d>2 l’épiglolte. — Mort ; (Otis, Guerre d’Amérique 10 juin 1863.)
Lysander Martin, 28 ans. Balle conique pénétrant un centimètre au-dessous de l'oreille gauche, sortant par la joue droite après avoir traversé lraversé la racine de la langue
Le 14 juin, inflammation considérable de la gorge, gène de la déglutition, violente dyspnée.
Nourriture liquide à l’aide de la sonde œsophagienne.
Le 19 juin trachéotomie. Il sort beaucoup de sang par la trachée. Amélioration de courte durée. Mort le même jour.
A l’autopsie, déchirure importante du pharynx, tuméfaction de l’epiglotte. Fausses membranes dans la trachée et
DE
les bronches. Hepatisation à la base des poumons avec petits abcès.
O8s. XIX. — Éclat d'obus : Larynx détaché en grande partie ;
Sulure ; Laryngotomie ; Mort par épuisement. — (Guerre de 70.)
H..., B.., pionnier. Le 10 janvier 71 éclat d’obus qui pénètre à droite du larynx à la hauteur de l’oshyoïde et sort à gauche au même niveau.
Le larynx est détaché en grande partie, comme avec un instrument tranchant.
On réunit les bords de la plaie par suture au lieu de pansement.
Le soir très violente dyspnée. La glotte est obstruée par des caillots. Aussi, le 14 janvier laryngotomie. Le malade est dans l’impossibilité d’avaler. On le nourrit avec la sonde. .
Le 26 janvier, mort par épuisement. Beaucoup de sang perdu.
O8s. XX — Trajet fistuleux étendu ; Tubage du larynx ; Mort par œdème pulmonaire. — (Guerre franco-allemande.)
G. G. Le 18 août 1870 une balle frappe le sterno-mastoïdien droit à hauteur de l’angle de la mâchoire, et sort au milieu de la fosse sus-claviculaire gauche. Lésion des cartilages tyroïde et cricoïde, destruction de la corde vocale droite; ily a en même temps blessure de la partie antérieure de l'œsophage. Enrouement, gène de la diglutition.
Le %6 août forte hémorrhagie qui entraîne la suffocation et nécessite le tubage du larynx avec la sonde élastique. L’hé-
— 56 - a morrhagie s’arrète. Respiration plus facile. Dans la nuit nouvelle hémorrhagie. Le tubage est pratiqué à nouveau sans succès.
Le 27 mort. Œdème pulmonaire.
Oss. XXI. — Wanillaire inférieur broyé ainsi que l'oshyoïde; Déplacement du larynx; Hémorrhagie ; Mort. — (Guerre franco-allemande.)
C. W. Le 18 décembre 1870, balle qui broye le maxillaire inférieur blesse la langue. Pas d’orifice de sortie. Il y a également fracture de la corne gauche de l’os hyoïde, et déplacement du larynx vers la droite.
Forte hémorrhagie artérielle des plaies maxillaire et linguale.
Le 19 au soir la mort est immninente par asphyxie. — Laryngotomie. — Nouvelle hémorrhagie artérielle qui nécessite la ligature de la carotide gauche.
Mort 48 heures après l'opération.
Emphysème du médiastin antérieur et œdème pulmonaire. Infiltration sanguine du tissu cellulaire et des muscles du cou.
A l'autopsie langue réduite; la lame gauche du cartilage thyroïde, la corde vocale gauche,la muqueuse du larynx,sont tuméfiées et infiltrées de sang. On trouve dans le médiastin antérieur du pus en partie fluide, en partie concret. Le poumon est œdémateux.
O8s. XXII. — B. 4" Bav. recoitle 9 septembre 1870, un éclat d’obus qui entre à droite près du larynx et sort à gauche à la hauteur de l’apophyse transverse de la 2% cervicale — pla-
pos
cés du larynx et de l’œsophlision du rachis sans ouverture!
du canal rachidien. D La dyspnée apparaît. Le 10 ‘septembre cricatomie. Il y a
amélioration de la respiration. Cependant le malade meurt aû
bout de quelques heures. — OŒdème pulmonaire. (Guerre franco-allemande.) siplas
Oss. XXIII. — À. E. le 18 décembre 1870,recçoit transversalement à travers le larynx une balle entre les cartilages tyroïde et cricoïde. Broiement important — Violente dyspneé. Emphyséme étendue et œdème pulmonaire. — Trachéotomie inférieure environ vingt heures après la blessure.
Mort par œdème pulmonaire développé avant l'opération par suite de la stenon laryngée. (Guerre franco-allemande.)
Os. XXIV. — J. B., chasseur Wurtembergeoïs, recoit le 9 août 1870, une balle de fusil, qui entre à gauche dans la moitié inférieure du cartilage thyroïde, et sort un peu plus bas à droite. L'air sort par l’orifice d'entrée pendant l'expiration. La déglutition est gènée, mutité complète.
Expectoralion.
Guérison au commencement d'octobre, 1870.
En mai, 1875, grande gène de la parole. ((ruerre franco: allemande )
Oss. XXV. — A. F., mousquetaire au 2° thuringien. — Le 1 septembre, balle qui traverse horizontalement le larynx.
Trachéotomie. Le 19 novembre 1870, le malade est encore très faible, mais quitte le lit. Il peut parler à nouveau. (Guerre franco-allemande.)
O8s. XXVI. — F. W,, sous-officier Hesse. Le 4 août 1870, balle de fusil qui entre à gauche, juste au-dessus de l'angle Petit, 8
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antérieur du cartilage thyroïde, à 1,5 c. m. de la ligne médiane, et sort à droite 4 centimètres de la ligne médiane. Ouverture du larynx. — Mutité complète avec tuméfection modérée du cou, crachats sanglants et sortie de l'air par les deux plaies.
Expectoration. — Guérison le 5 septembre 1870 (Guerre franco-allemande).
O8s. XXVII. — Ecrasement de la trachée el fracture d’une apophyse transverse; Emphysème du médiastin antérieur (Guerre franco-allemande).
W. R.,30 octobre 70, balle qui broie la trachée, blesse l’œsophage et fractureune apophyse transverse, mais sans ouvreture du canal rachidien. ;
Forte tuméfaction du cou. Dyspnée, mort rapide dans la nuit, après applications froides.
Emphysème du mediastin antérieur.
O8s. XXVIII. — Fracture de la clavicule droile; Pas de trou de sortie; Gangrène pulmonaire (Guerre franco-allemande.)
J. N., 18 août. Balle qui fracture la clavicule droite (extrémité acromiale), et vient blesser la trachée sans donner lieu à un trou de sortie.
: L'état général est bon tout d’abord.
Le 1° septembre, gène de la respiration par retrécissement de la trachée. Trachéotomie qui n'empêche pas la dyspnée.
Le 4 septembre, issue de pus sanglant (collection purulente entre la plaie et la trachée.
Le 6, matité ei respiration bronchique à droite et en arrière.
LVSOREe
Mort le 7. — Au côté droit de la trachée, entre le premier et le cinquième anneau, trou qui communique avec le foyer purulent. an
Dans le médiastin antérieur, commencement d’inflammation. Dans la bronche droite, balle de chassepot. Lobe inférieur du poumon droit gangrené.
OBs. XXIX. — (Œdème pulmonaire; Mort (Guerre francoallemande). | F. W., balle au niveau du cou, le 4 août. Ouverture du larynx.
Forte dyspnée. Trachéotomie immédiate. Mais il y avait déjà de l’æœdème pulmonaire.
Mort le 5 août.
O8s. XXX. — (Œdème pulmonaire; Mort (Guerre francoallemande).
M. P., le 18 août 1870, balle qui traverse le cou etperfore le larynx. L'air sort pendant l'expiration par le trou d'entrée en produisant un sifflement.
Visage cyanosé. Dyspnée violente.
Le19 août, trachéotomie. Bien-être après l'opération.
Deux jours après, mort. OŒdème pulmonaire. La balle avait passé à travers l'angle inférieur el postérieur du thyroïde. Il y avait une légère tuméfaction des cordes vocales.
O8s. XXXI. —-S. R. Le 6 octobre 1870, balle traversant le cou perfore la trachée. L’airexpiré et le liquide passent par le trou de sortie. Emphysème sous-cutané du médiastin antérieur. Violents symptômes d’oppression. Mort le 13 octobre (Guerre franco-allemande).
Oss. XXXII. — Pas de trou.de sortie; Œdème pulmonaire ;
Mort (Guerre franco-allemande).
Le 18 août 1870, balle pénètre dans le cou, à lahauteur de la quatrième vertèbre dorsale. Pas de trou de sortie.
Ouverture de la trachée. Sortie de l’air expiré par le trou d'entrée. Grande oppression. Expectoration sanglante.
Le 29 août, plaie presque fermée, râles dans toute la poitrine. Mort par asphyie.
Traitement. — Saignée et morphine.
Os. XXXIII. — Plaie par éclat d’obus non pénétrante ; Mort par asphysie.
F. S. Le 23 décembre 1870, contusion du cou par éclat
d’obus. Lésion du larynx sans plaie cutanée. Emphysème du cou et très violente dyspnée.
Trachéotomie dans la nuit du 23 au 24.
La marche est d’abord favorable. On enlève la canule le troisième jour.
Mort le 31 décembre. Pas d’autopsie.
Os. XXXIV. — Écrasement du cartilage thyroïde; Mort par -œdème pulmonaire (Guerre franco-allemande).
H. E. Le 30 août, balle qui broïe les deux feuillets du cartilage thyroïde. La dyspnée d'abord légère s’accentue le lendemain et s'accompagne de fièvre avec issue de pus et de sang.
Phénomènes de paralysie aux membres inférieurs.
Le 17 septembre, mort par œdème pulmonaire.
| — 61 — -Ogs. XXXV. — Balle qui traverse la “base de langue; Pas
d'orifice de sortie ; Contusion de l'épigloite (Guerre francoallemande).
F. R. Le 27 novembre, balle à travers le nez, la bouche, la langue et la trachée, sans trou de sortie.
Très fort emphysème. Déglutition très gênée. Le 29 novem-
bre, violents accès de suffocation.. Visage fortement cyanosé.
Morphine. Gargarisme au permanganate de potasse. Mort le 30 novembre.
-Ogs. XXXVI. — Broiment du cartilage thyroïde; Épenchement sanguin inlerstitiel abondant; Mort (Guerre francoallemande).
R. W. Le 18 août, balle au niveau du cou. Ouverture du larynx. Broiement du cartilage thyroïde.
Forte dyspnée. Une hémorrhagie continue par la plaie amène l'épuisement. Mort le 27 août. Sang épanché dans le cou et dans le médiastin.
O8s. XXXVII. — H. G. Le 18 août, balle à travers la région cervicale antérieure. Ouverture du larynx. Violente dyspnée.
AU lieu de pansement, trachéotomie.
Bonne respiration par la canule.
Mort par épuisement le 23 août.
O8s. XXXVIIL — Broiement du cartilage thyroïde ; Tuméfaction de la plaie; Trachéotomie supérieure : Guérison. J. Schrœder, le 18 août, coup de feu du larynx. Broiement du cartilage thyroïde. Visage cyanosé. Dyspnée, rapide tuméfaction du pourtour de la plaie. Perte de la parole.