‹ Des Plaies Par Armes A Feu Du Larynx Et De La Portion Cervicale De La TrachéeChapitre 17 sur 18 · PAR DER · texte numérisé non relu

PAR DER

Oss. XLII. — Ch. Sch., le 10 août, balle pénètre à gauche dans le sterno-mastoïdien à hauteur du larynx, et sort à droite près de l'angle de la mâchoire. Ouverture du larynx. Dyspnée. Expectation. Guérison le 31 août 70.

Oss. XLIII. — Guérison avec altération de la voix (Guerre franco-allemande).

A. L., grenadier, 2° comm. Le 2 février, coup de feu transversal du larynx. Blessure du cricoïde. Mutité complète. La plaie guérit sous un simple pansement cératé.

Le 10 mars, persistance d’un fort enrouement.

Oss. XLIV. = Aphonie, mais qui ne persiste pas (Guerre franco-allemande).

A. H., grenadier, 2° schleswig, balle de fusil, entre à droite au-dessous de l'angle de la mâchoire (2,5 cm. . environ), sort à gauche au milieu du bord du maxillaire inferieur. Ouverture du larynx; fort enrouement. Douleurs de déglutition. Le trajet suppure, et le pus est rejeté par la toux.

Lavages à l’eau chaude. Pas de troubles. La voix s’éclaircit. Guérison le 25 septembre.

Oss. XLV. — A. H., 43° brandebourg. Le 6 janvier 71, blessure de la région cervicale qui entraine l'ouverture du larynx.

Mutité complète. Expectation. La mutité persiste.

Guérison le 48 mars 71. Demeure invalide. (Guerre francoallemande.)

Oss. LV Fracture : du maxillaire äinférieurk; Forte É: N

hémorrhagie veineuse; pas d'orifice de sortie; Trachéotos £ | EC

. mie ; Guérison (Guerre franco-allemande). FRE SEA A À

W. K., sergent 6° brandebourg. Le 28 TNA es balid ” “AS qui brise le maxillaire inférieur et pénètre dans la trachée : à TRE. E, où on la sent. Forte hemorrhagie veineuse. Violente à dyspnée. Trachéotomie. On ne retrouve pas la balle, qui sans pre. PÉTER doute est dans le pharynx. es 2

Le 8 décembre la tuméfaction des parties molles a disparu. TE 2e ; La respiration se fait bien par la canule. HE, | 4

Le 18 janvier état relativement bon.

O8s. XLVII. — Fracture du maxillaire inférieur ; Mort par = Œdème pulmunaire (Guerre franco-allemande).

Le 1% octobre 1870 balle pénètre au côté droit du | maxillaire inférieur qu'elle broie, se dirige en bas et en - 2 arrière pour sortir au bord postérieur du sterno-mastoïdien gauche. Le trou de sortie donne issue à l’air expiré. Les liquides sortent également de la plaie pendant la déglutition. Il y a fracture du corps et de PAPIPRESE transverse de la quatriéme cervicale.

Violente oppression; perte de sang abondante qui cause un fort épuisement. Le bras gauche est douloureux et complètement paralysé. Mort le 3octobre. — OŒdème pulmonaire.

A l’autopsie déchirure de la membrane thyro-hyoïdienne, fracture de la corne droite de l'os hyoïde; détachement d’une esquille du thyroïde. Les deux cartilages détruits et perforation à gauche de la paroi postérieure de l’æsophage.

Fracture de la quatrièmecervicale.

Nerfs correspondants déchirés.

Œdème des deux poumons.

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Oss. XLVIII. — P. Riley, 21 ans. Balle de fusil entrè au côlé gauche du cou, passe entre la trachée et l’œsophage à hauteur du cricoïde, ouvre les deux conduits.

Stimulants, opium, thé de bœuf à l’aide de la sonde œæsophagienne. L'air et la nourriture sortent par la plaie.

. Le 24 mai vomissements.

Le 29 mort. Epuisement, inanition.

Ogs. XLIX. — Fracture du max. infér.;: blessure du larynx et de la trachée suivie de mort. (Guerre d'Amérique).

Augustin W..., reçoit le 2 juillet 1863 une balle conique qui fracture le côté droit du maxillaire inférieur. La tuméfaction et la sensibilité sont telles qu’elles empêchent toute exploration. Jusqu'au 22 le malade est nourri d’aliments liquides. Puis il est subitement pris de dyspnée et meurt.

A l'autopsie on trouve que la balle à brisé le maxillaire, à penétré au-dessus et au-dedans de l’os hyoïde, puis est restée logée dans le cartilage tyroïde. La muqueuse est congestionnée et infiltrée de sang. L'épiglotte est fortement tuméfiée : le larynx rempli de caillots.

Il n’y a pas delésions des gros vaisseaux.

O8s. L — Mort tardive par hémorrhagie secondaire. — Le capitaine Muller recoit le 20 septembre 1864 une balle conique à la base du cou à droite. Cette balle a un trajet oblique en haut et sort vers le milieu du maxillaire inférieur gauche. La trachée les cartilages thyroïde et cricoïde sont léses. Il y a en outre blessure de la veine jugulaire interne, et lésion de l'épaule droite.

Les parties molles sont fortement tuméfiées.

Le malade reste dans un état tolérable jusqu’au 25 septem-

Petit. 9

sr 2 bre, époque à laquelle se produit une hémorrhagie qui est arrêtée promptement.

Mais elle récidive le lendemain et le malade meurt sans pouvoir ètre secouru.

Os. LI. — Fracture de la clavicule; Mort par épuisement. (Guerre de sécession).

Demmis B.…., recoit le 23 décembre 1862, une balle qui entre au-dessus et un peu en avant du pli de l'aisselle gauche, se dirige en haut, en dedans et en avant sort en broyant la convexité de la clavicule gauche, rentre près de la ligne médiane du cou et sort à travers la joue droite, en enlevant quelques esquilles au maxillaire inférieur.

Le 1% janvier 1863, l'état du malade s'aggrave ; la respiration est très courte, mais redevient calme cinq minutes avant la mort.

La cause de la mort reste inconnue : il avait des fractures de l’humérus, de l’omoplate et de la clavicule gauche ; la partie antérieure du cartilage thyroïde avait été emportée. La trachéotomie semblait indiquée. à

Oss. LIT. — Blessure de l'œsophage et de la trachée ; ort par épuisement. (Guerre de sécession.)

D... Niley, recoit le 4° mai 1863, une balle de fusil qui entre par le côte gauche du cou, passe entre la trachée et l'æœsophage, à hauteur du eartilage cricoïde et crève les deux conduits. On administre de l'opium. On nourrit le malade à l'aide de la sonde œsophagienne (thé de bœuf). Mais l’air et la nourriture sortent par la plaie.

Le 24 mai, des vomissements se produisent.

Le 29 nai, le malade succombe d’épuisement et d’inanition.

Me ne ‘O8s. LIIL. — Balie entrée au niveau de la partie supérieure

du larynx, sortie au niveau de l’omoplate. Trachéotomie trop tardive. (Guerre de sécession.)

J. Murphy, reçoit le 3 mai 1863, une balle de fusil qui entrant par la partie supérieure du larynx sort à l'angle supérieur de l’omoplate, après avoir intéresé la gaine de la carotide.

Le 4 mai, le malade est presque mourant ; la respiration et les mouvements, de déglutition sont forts difficiles. On panse à l’eau froide.

Le 6 mai, on pratique la laryngo-trachéotomie. Mais le malade succombe le même jour.

A l’autopsie, on trouve une forte entravaration sanguine sur le pneumogastrique. À

O8s. LIV. — Trachéotomie mais désordres très élendus. (Guerre de sécession.)

J... Durham recoit le 25 juillet 1864, une balle dans le cou qui perfore la trachée et fracture les vertèbres de la région après dilacération des parties molles. La gène respiratoire est fort grande.

Le 27, on pratique la trachéotomie, mais la mort survient le même jour.

Oss. LV. — J. Pearson, âgé de 18 ans, blessé à la partie antérieure du larynx, le 22 juillet 4864 (Atlanta). — La voix est restée altérée.

Destruction étendue cartilage thyroïde et des cordes vocales, guérison avec aphonie persistanée. (Guerre de sécession.)

Os. LVI. — A. Beck, âgé de 42 ans, blessé le 2 juillet

1863, d'une balle de fusil qui pénétra latéralement à travers le cartilage thyroïde, en en détruisant la moitié supérieure etles deux tiers antérieurs, et lèsant les cordes vocales. Le blessé respire par la plaie et chasse l’air en sifflant dans les tentatives de parole. Il lui est impossible de former un son, même enroué.

On réunit les bords de la plaie avec une suture d'argent et des agglutinatifs. La tète est maintenue penchée sur la poitrine, — Pansement froid.

Le 4° septembre, la plaie est guérie; mais la voix est perdue.

Ons. LVII. — Guérison avec aphonie. (Guerre de sécession.)

W. Swiger, âgé de 25 ans, est blessé au larynx le 19 juillet 1862, d’une balle de fusil. — Le 30 mars 1863, le blessé ne peut parler haut et vraisembablement ne le pourra jamais.

Os. LVIIL. — Guérison avec aphonie. (Guerre de sécession.)

D. Arnold, blessé le 8 mai 1864, d'une balle conique qui pénètre au milieu du sterno-mastoïdien gauche, blesse le larynx et sort au milieu de la clavicule droite.

Le 28 février 1865, reprend son service. — Aphonie conséculive.

O8s. LIX. — Guérison avec aphonie. (Guerre de sécession.)

V. Stock recoit le 9 septembre 1862 une balle dans le côté droit du cou qui traverse le sterno mastoïdien et la trachée. — Le 28 novembre 1862, la voix est presque complètement supprimée et la respiration fort gènée.

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Oss, LX. — Guérison avec aphonie. (Guerre de sécession.)

J. Deener, âgé de 34 ans, recoit le 19 octobre 1864, une 1864, une balle conique dans le côté gauche du cou, qui traverse la trachée.

Le 1°* novembre, la plaie est presque guérie, mais il y à de l’aphonie.

Oss. LXI. — Guérison avec aphonie. (Guerre de sécession.)

Mac Cullongh, âgé de 27 ans, reçoit le 16 mai 1864 une balle conique qui traverse la trachée de droite à gauche, à un centimètre un quart au-dessous du cartilage thyroïde. H reste aphone jusqu’au 5 juin.

O8s. LXII. — Guérison rapide; Blessure de l'æsophage et du cricoïide. — Otis. (Guerre d'Amérique.)

John Colgrove, 2 juillet 1863, à Gettysburg, balle entre le - long de la mâchoire, à droite, sort à gauche près de la ligne médiane. Perforation de l’œsophage et du cricoïde. Au bout de quelques jours, sortie des liquides par la plaie.

4 août. — Aphonie partielle.

9% août. — Le blessé reprend son service.

Ogs. LXIII. — Plaie de la trachée à sa partie inférieure. — Otis. (Guerre d'Amérique.)

A. Mapsin, balle de fusil eutre à deux centimètres et demi à gauche de la ligne médiane, perce la trachée à deux centimètres au-dessus de la clavicule, soit à un centimètre et demi à droite de la ligne médiane. Issue du sang par la plaie. Perte immédiate de la parole. Sortie de l'air par la plaie.

Bientôt l’expectoration devient sanguinolente. Légère hémorrhagie.

Quatorze jours après la blessure, la parole revient.

16 juillet. — Guérison. Il peut reprendre son service.

8s. LXIV. - Hémorrhagie ;. Mort. (Guerre d'Amérique.)

Cap. Muller. 20 sept. 64, balle conique entrant à droite à la base du cou, sortant vers le milieu du maxillaire inferieur gauche.

Blessures de la trachée, des cartilages thyroïde et cricoïdes, dela veine jugulaire externe. En outre lésion de l'épaule droite. Forte tuméfaction des parties molles.

État tolérable’ jusqu’au 95. Il se produit alors une hémorrhagie, qui bientôt irritée récidive le lendemain.

Le blessé meurt sans être secouru.

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