‹ Des Plaies Par Armes A Feu Du Larynx Et De La Portion Cervicale De La TrachéeChapitre 7 sur 18 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nous avons cru devoir répartir les lésions de la façon suivante :

1° Le larynx et la trachée sont le siège de désordres moyens. À. plaies non pénétrantes. B. plaies pénétrantes.

2° Le larynx etla trachée ont subi des dégâts considérables, A pertes de substances. B écrasement et déformations.

Désordres moyens.

1° Plaies non pénétrantes. — Tantôt le conduit laryngotrachéal n'a été qu'effleuré ; tantôt il a été plus gravement atteint, et les cartilages ontété fracturés. Enfin la muqueuse du larynx peut-être restée intacte; ou bien elle est devenue le siège d’un épanchement sanguin sous-muqueux, obstruant d’une façon plus ou moins complète la lumière du canal.

2% Plaies pénétrantes.—Il peutexister un seul trou (1) d'entrée, quand la balle est restée dans le larynx ; (2)

(4) Obs. XXXIII.

(2) Voir obs. XXVIII, XXXII, XXXV, XXVIU.

quand elle a effleuré en l’ouvrant la paroi antérieure du conduit. Mais le plus souvent la balle ne séjournant pas dans les voies aériennes, il existe deux trous, Leur siège dépend du niveau où le traumatisme s’est produit; mais remarquons tout de suite que la porte d'entrée, et la porte de sortie de la balle ne sont pas toujours au même niveau (1),en raison soit de la direction oblique, soit de la résitance des tissus ou des ricochets souvent très capricieux de la balle animée d'un mouvement tournant très rapide, Dans la majorité des cas les deux trous se trouvent sur les parties latérales, tantôt au même niveau, tantôt à des hauteurs différentes, à une égale distance du bord postérieur du conduit ou à une distance variable. Parfois cependant on a trouvé des trous dirigés d’après une ligne antero-postérieure. La balle, après avoirtraversé lerachis, avait pénétré dans le larynx et s'était enfin échappée au dehors.

Dégats considérables.

1. Pertes de substance. La balle peutemporter dans son passage une partie du larynx, par exemple des cartilages, (thyroide ou épiglotte (2).

2° Ecrasement. (3) — C'est en général à la suite d’un éclat d’obus que ces désordres se produisent.

(1) Voir obs. XVIII, XX, XLVII.

(2) Épiglotte. (Obs. XI et XVII, VIL et XIII.) Cartilage thyroïde, voir obs. VIII.

(3) Voir obs. XIX, XXI, XXII, XXVIIL. (Broiement de la. trachée), obs. XXXIV, XXXVI, XXVIIL.

Les AB

L'ÉTAT VARIABLE (1) des parties molles voisines du conduit laryngo-trachéal mérite aussi d'attirer l'attention. Tantôt les désordres sont surtout localisés au niveau du canal aérien ; ce sont eux qui semblent prédominer. Tantôt au contraire les dégâts du larynx disparaissent en quelque sorte devant l'immensité des lésions produites dans les parties avoisinantes (blessures des gros vaisseaux du cou (2), fractures multiples du maxillaire inférieur, de l'os hyoïde de la clavicule). Dans certains cas avant d'atteindre la trachée ou le larynx, la balle chemine dans les parties molles sur une étendue plus ou moins considérable. Il

en ré sulte des trajets fistuleux d’aspect tout spécial.

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