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et ont fait place à du souffle tubaire circonscrit vers l'épine de l’omoplate. La matité occupe le 1/3 inférieur du thorax et, dans ces points, le murmure vésiculaire est nul. Egophonie, crachats visqueux, mais non colorés.
Le 26, la dyspnée est considérable. Le malade est assis dans son lit, la face et les joues sont bleuâtres. Les phénomènes stéthoscopiques sont les mêmes.
A la percussion je constate dela matité dans les 3/4 inférieurs de la poitrine et, dans le quart supérieur, unesonorité ty mpanique exagérée, avec élasticité tout à fait remarquable au doigt. Je soupçonne un dégagement de gaz déterminé par l’épanchement pleurétique. Pendant quatre jours cette sonorité persiste et est évidente pour tous ceux qui examinent le malade. A l’auscultation, malgré une attention soutenue, nous n'observons, du côté du poumon, aucun phénomène particulier ; toutefois nous devons dire qu’un jour nous avons cru entendre, en avant, un peu de tintement métallique.
Mort le 31. — Autopsie. Nous ouvrons la poitrine avec les précautions exigées pour la recherche des gaz contenus dans la cavité thoracique. La perforation sous l’eau du deuxième espace intercostal donne issue à une assez grande quantité de gaz fétides. Après quoi nous constatons que la cavité de la plèvre droite était remplie par un liquide séropurulent très fétide. Le poumon était refoulé en dedans et en arrière revêtu par une épaisse couche de fausses-membranes récentes. Il était revenu sur lui-même, et ne contenait ni tubercules, ni pneumonie suppurée, ni aucune des causes matérielles ordinaires du pyo-pneumothorax. Parl'insufflation, par l’examen direct le plus minutieux nous ne pûmes découvrir aucune ulcération, aucun pertuis à la surface.
Le poumon gauche était légèrement engoué à sa partie postérieure.
Les autres organes étaient sains, à l'exception du pé;i.