‹ Des Pleurésies Putrides Primitives: Avec PneumothoraxChapitre 13 sur 24 · PES RE · texte numérisé non relu

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carde qui contenait des fausses membranes molles sans épanchement de liquide.

OBSERVATION If,

Wipaz et NogécourrT. — 3 décembre 1807. Soc. médicale des Hôp. Paris.

PLEURÉSIE PUTRIDE SANS GANGRÈNE DU POUMON NI DE LA PLÈVRE. — PNEUMOTHORAX PAR FERMENTATION GAZEUSE. — TUMÉFACTION GAZEUSE SOUS-CUTANÉE CONSÉCUTIVE A LA PONCTION. — RECHERCHES BACTÉRIOLOGIQUES.

Malade entré à la maison municipale de santé,le 22 mai 1807. Aucune maladie grave dans les antécédents, sauf une épilepsie déclarée en suite d’une émotion grave. Depuis il avait conservé un caractère bizarre et eut de grandes privations à subir à divers moments, et principalement dans les temps qui ont précédé l’éclosion de la maladie actuelle. Quinze jours avant son entrée dans le service, il fut pris d’un point au côté à la partie gauche du thorax. [l disparut rapidement, du reste, et le malade put reprendre sa vie habituelle, mais, quatre jours plus tard, dans la rue, il fut saisi d'une douleur extrêmement violente dans le côté gauche de la poitrine avec irradiations dans l'épaule correspondante. Dyspnée très intense, qui alla en empirant. Il s'établit une toux quinteuse et fréquente. Onze jours après l'apparition de ce second point de côté, l’état général s’aggrava brusquement et nécessita son entrée à la maison de santé.

A l'entrée, visage pâle, terreux, état général grave. Dyspnée vive. T. 38°, pouls 100, point de côté gauche intense, pas d'œdème de la paroi.

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% La percussion révèle en avant, à gauche, un tympanisme

étendu couvrant la zone cardiaque. Dans la partie mate audessous silence respiratoire, au-dessus souffle amphorique en arrière, à gauche tympanisme dans la fosse sus-épineuse. Matité dans tout le reste du poumon. Auscultation muette, sauf à la partie moyenne et interne de la fosse sous-épineuse où existe un souffle lointain à timbre amphorique. A droite respiration un peu soufflante sous la clavicule droite. Cœur déplacé à droite, pointe et bruits perçus au niveau du mamelon droit. Foie déborde de deux travers de doigt les fausses côtes; pas de diarrhée, vomissements, pas de fétidité de l’haleine.

A cause de la dyspnée et du point de côté si violents, ponction d'urgence. Ils s'écoule un liquide puriforme, grisâtre, épais, extrêmement fétide.

Le lendemain la douleur a encore augmenté. T. 38s5, pouls 124. Mêmes signes que la veille, mais tympanisme plus étendu, succussion hippocratique très nette, voix amphorique, etc. Autour du point où on a ponctionné, il s'est développé une plaque de tuméfaction rouge vif, donnant une crépitation gazeuse très manifeste.

On décide de pratiquer l'opération de l'empyème, mais le malade meurt avant qu’on eût pu la faire.

Autopsie.— Faite 24 heures après la mort, putréfaction très avancée. À l'ouverture du thorax il s'échappe de la plèvre gauche un liquide sanieux, grisâtre, très fétide, mêlé de gaz. Le poumon gauche est tassé contre le pédicule pulmonaire. Les plèvres sont tapissées de membranes grisâtres, molles, peu adhérentes. Le poumon,examiné avec le plus grand soin, ne présente ni tubercules, ni gangrène, ni pneumonie ou broncho-peneumonie.

Les plèvres, débarrassées des fausses membranes qui les recouvrent, sont examinées avec la plus grande attention;

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fausses membranes s sont uniquement ttes libres ‘adhére: détachant avec la plus grande facilité; pas ac de ène ; poumon droit congestionné, cœur sain, wat tube sie sains.

SYMPTOMATOLOGIE

Les malades atteints de pleurésie putride présentent un aspect clinique spécial. La profonde intoxication résultant de l'absorption de substances toxiques au plus haut degré, la gène mécanique causée par l’épanchement pyo-gazeux les mettent dans un état très grave, si bien que l'on peut, pour ainsidire, voir évoluer l'affection en quelques jours.

L'aspect typhoïde, la cyanose, la langue sèche, le pouls rapide, filant, la température peu élevée, les sueurs froides, intenses, démontrent cet état d’intoxication, alors que la dyspnée excessive, augmentée encore d'une toux fréquente, pénible, le plus souvent, du reste, sans expectoration, signalent la gêne mécanique causée par le pyo-pneumothorax.

Le début de l'affection est variable ; tantôt 1l est

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