TRAITEMENT
Nous avons vu combien le pronostic de l'affection est sombre et son évolution prompte, aussi, dès le diagnostic établi, il faudra intervenir immédiatement. La résorption des produits toxiques se produit si rapidement et la putréfaction du liquide pleural arrive si vite à un tel degré, qu’il ne faut pas chercher à temporiser par de simples ponctions répétées qui ne font que diminuer la gêne fonctionnelle, mais n’amènent pas une amélioration de l’état genéral. C’est ainsi que le malade de Collet et Péhu n’a pu être sauvé malgré l'intervention, tardive il est vrai; celui de Widal et Nobécourt est même mort avant l'ouverture de la plèvre.
I1 faut ouvrir largement, réséquer plusieurs côtes pour pouvoir évacuer facilement tout le liquide, et laver la plèvre. On fera des lavages au permanganate
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ag none de potasse à 0,50 millig. pour 100.Ces lavages ontété préconisés par Rendu et Rist, dans le cas de pleurésie putride, devenue gangréneuse. Le résultat a été très satisfaisant. Le permanganate de potasse présente l'avantage de modifier considérablement le terrain sur lesquels agissent les microbesanaérobies en dégageant de l'oxygène, qui, comme on le sait, nuit sérieusement à leur évolution. On pourrait aussi s'adresser à l'eau oxygénée diluée qui remplit les mêmes conditions.
Immédiatement après l'intervention, il sera indiqué de faire des injections de sérum artificiel pour faire éliminer les toxines qui imprègnent l'organisme.
On veillera à ce que la plaie ne se referme pas avant que la sécrétion soit complètement tarie.
Enfin l'on établira un traitement tonique et reconstituant.
En résumé, dès le diagnostic posé, intervention immédiate au lit même du malade pour ainsi dire, puis traitement médical énergique, éther, champagne pour relever l'état général du malade, injections de sérum artificiel pour faire éliminer les toxines.
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