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à M. Jaboulay qui, extemporanément, pratique l'incision des espaces intercostaux en se guidantsur lorifice de la ponction ; il s'écoule du liquide de même nature que celui précédemment écoulé, mais le malade est pris d’une suffocation et expectore des crachats albumineux; on suspend alors l'opération.
Le malade meurt quelques heures après.
Autopsie. — A l'ouverture de la cage thoracique on constate que le cœur est légèrement dévié à droite. Dans la cavité péricardique on trouve environ 120 grammes de liquide de coloration citrine, légèrement louche, quelques néo-membranes, qui paraissent récentes sur la face antérieure mais, en nombre moins considérable à la face postérieure. Les orifices sont normaux ; on ne distingue rien d’intéressant à signaler à l’aorte. La cavité pleurale, du côté gauche, est remplie d'une certaine quantité (300 grammes) d’un liquide de coloration jaunâtre, louche. Il existe des néo-membranes en grande abondance; elles sont surtout nombreuses à la face postérieure du poumon; ellesont, en général, une coloration jaune verdâtre, sont peu résistantes; cependant à la face postérieure elles. revêtent l'aspect de ‘vrais rideaux. "Elles cloisonnent partiellement ainsi la grande cavité pleurale, mais sans faire de celle-ci des loges indépendantes les unes des autres. Le poumon est rejeté au voisinage de la colonne, mais paraît peu comprimé; il a, en effet, son volume normal, après introduction d'un tube de verre dans la trachée on ne peut arriver a déceler une perforation. Le poumon se gonfle aisément ou provoque même un certain degré d'emphysème; mais nulle parton ne peut déterminer la place d’une perte de substance du parenchyme pulmonaire faisant communiquer celui-ci avec lacavité pleurale. Incisé, lepoumon est fortement congestionné, un liquide spumeux s'échappe à la coupe, la congestion est surtout intense au niveau des bases, mais on ne rencontre ni tubercules, ni cavernes, ni portion du