‹ Des points d'ébullition chez les isomèresChapitre 13 sur 24 · CO»H · texte numérisé non relu

CO»H

CH»

Quand on distille les hydrates d’ammoniaque quaternaires, il y a séparation en araraoniaqne ternaire, eau et carbure contenant H de moins.

CSH»

AzOH = HSO -H (C‘H»)»Az C»H*.

Quand il y a plusieurs radicaux alcooliques, c’est toujours le moins carboné qui se sépare.

Exception: Quand il y a du méthyle, ce ne sont plus de l'eau et du méthyle qui se séparent, mais de l’alcool méthylique et de l’ammoniaque tertiaire.

j AzOH = (CsH»;»Az + CH»OH.

C’est môme là le procédé do préparation de la diméthylanique pure.

En présence du rhodium précipité en poudre, l’acide formique se décompose à la température ordinaire avec production de chaleur; il se dégage volumes égaux d’CO» et d’H : le phénomène est continu

CH»Os = CO» + H».

Ce môme rhodium agit aussi, non sur l’homologue direct de la série éthylique (acide acétique), mais sur l’alcool, et la réaction exige la présence d’un alcali et l’intervention de la chaleur, c’està-dire le concours d’une énergie étrangère. Il se forme de l’acide acétique, avec dégagement d’hydrogène :

C»H60 + KHO = 2 H» -I- C'iHSKO».

leurs spécifiques à pression constante et à volume constant la formule théorique indiquée par M. Berthelet, 1 et déduisons-en la chaleur molécu¬

laire à volume constant.

Nous aurons :

™ = ^'+iSS35S7) =

Rapportées à l’unité de poids, ces quantités deviennent :

PM = 948 : PB = 1363,5 Soit 1,43, en chiffres ronds!-.

En appliquant la formule de Mayer sur l’équivalent mécanique de la chaleur dans les gaz, nous trouvons :

Ha

Pour l’éthyle.

273 X 0,0944 X 159 Pour le méthyle.

273 X 0,5163 X 1,1 Dont le rapport serait :

Tel sera le rapport d’énergie des éléments une fois gazeux, car le calcul précédent ne s’appliquait qu’à l’effort respectif fait par chacun d’eux pour passer de l’état liquide à l’état gazeux.

Ramené à l’unité de poids, le rapport devient.

L’écart des énergies s’est encore accusé. On n’en saurait être étonné, quand on considère qu’à l’état liquide l’esprit de bois a une densité extrêmement voisine (0,798) de celle (0,80625) de l’alcool éthylique; c’est dire que, dans le passage à l’état liquide, l’élément méthyle a éprouvé une contraction beaucoup plus grande que l’élément éthyle, correspondant à une plus grande perte de force vive. D’où Vénergie mécanique du liquide a dû se trouver diminuée d’autant.

Dans les données actuelles de la science, ces calculs ne peuvent avoir rien de rigoureux : trop souvent, en effet, faute de déterminations acquises, nous nous sommes trouvé obligé d’associer dans un même problème les facteurs théoriques aux facteurs expérimentaux. Nous ne nous dissimulons point ce que cette méthode a de défectueux, mais nos conclusions n’ont elles-mêmes, quantitativement, rien de rigoureux, et nous avouons de très bon gré qu’ici la véritable question de mesure demeure à trouver. Tout ce que nous avons voulu établir, c’est qu’à mesure qu’il gravira l’échelle des condensations, le carbone ira perdant de sa force vive, jusqu’à ce qu’il devienne à peu près inerte, et, par suite, inapte à de

nouvelles étapes. Ainsi s’explique ce qui demeurerait autrement sans raison d’être, que la condensation du carbone dans la molécule ne soit point indéfinie et que le nombre des atomes n’y dépasse guère une soixantaine (1).

De là découle nécessairement cette conclusion que les composés organiques, et notamment les radicaux alcooliques, auront une force vive beaucoup plus que proportionnelle à leur pauvreté en carbone, et dont la constante reste à déterminer; et que, dans les composés à fonction simple où ils entreront en conservant une partie de leur force vive, c’est-à-dire dans les composés fédérés, ils imprimeront à la molécule collective une allure ou beaucoup plus souple, plus alerte, plus légère, ou beaucoup plus lourde et plus sédentaire, suivant que les radicaux pauvres ou riches en carbone y auront la prédominance.

Ainsi que le même nombre d’éléments de pile, distribués en batterie ou en série, produisent des effets très différents, ce ne sera nullement la même chose, par exemple, que 5 ou 6 éléments de carbone y soient répartis en 5 ou 6'éléments méthyle, ou en éléments éthyle ou propyle, toutes choses égales d’ailleurs.

Si l’on voulait graphiquer sa pensée en une image tangible, on pourrait dire que les méthyles sont des papillons qui tendront sans cesse à soulever le

(I) Encore ce chiffre n’est-il que bien rarement atteint, même dans les corps gras (triarachine et, peut-être aussi, dans

les carbures à 98,11 "p de carbone si consciencieusement analysés par M. Prunier dans ses études sur le traitement pyrogéné des pétroles.

zooanthodème chimique, et y réussiront dès qu’interviendra le moindre secours, tandis que les éléments propyle, butyle, amyle, etc., seront comme des boulets rivés à son pied.

En d’autres termes, et, selon la très juste expression' de notre ami Portes, « le méthyle, comme le chlore aux métaux, donnera des ailes aux composés organiques ».

Sont-ce là de simples vues de l’esprit? Laissons aux faits le soin de répondre.

D’après le procédé général de synthèse de MM. Pebal Freund et Bouttlerow, si on représente les chlorures acides par la formule (R == radical alcoolique) :

R CO Cl,

la mise en présence de ces corps avec les zincures alcooliques (2 parties de chlorure pour 1 de zincure) produira les acétones :

R GOCl -I- (2 R')Zn = RCOR' + R'ZnCl.

Les acétones sont donc des radicaux alcooliques, combinés au nombre de deux à l’oxyde de carbone. Si on oxyde ces composés, le radical le moins carboné demeurera uni à l’oxyde de carbone et formera

avec lui un acide commun, l’autre s’acidifiant pour son propre compte :

RGOr' + O» = RO* + (CO + r') O :

l’acétone ordinaire donnera des acides acétique et formique, l’éthylméthylkétone ne donnera que de l’acide acétique.

D’après ces données expérimentales, on semble grandement autorisé à considérer, selon la formule des atomistes, l’acétone comme du diméthylcarbonyle, et l’alcool secondaire résultant de son hydrogénation comme un composé fédéré à 2 éléments méthyle :

Cjj: >CH.OH,

Cet alcool, c’est l’alcool isopropylique qui, sous l’action des oxydants, se dédoublera, comme l’acétone elle-même, en acides acétique et formique.

Examinons quelle est la puissance dynamique de cet alcool par rapport à son isomère, l’alcool propylique normal.

L’alcool normal bout à 97°4, l’isoalcool à 82°, 8 seulement. Le fait n’est point particulier à l’hydrate du radical ou alcool ; il se poursuit dans toutes les combinaisons similaires où les deux radicaux isomères peuvent se trouver engagés.

POINTS d’ébullition

Propyle. Uopropjle.

Chlorure . '. . 46,5 D = 0,916 36 D = 0,874

lodure. 102 1,761 89 D = 1,171

Cyanure . . . 117

Amine .... 49 32

Éther. .... 86 60

M, Berthelot constate que, dans son mélange avec 100 à 220 fois son poids d’eau, Pisoalcool dégage 0,40 Calories de plus que l’alcool normal (3,45 au lieu de 3,05).

Au degré supérieur de l’échelle de combustion, nous rencontrons quatre isomères : 1® l’alcool butylique normal, composé unitaire, G*H®0'‘; 2“ l’alcool isobutylique :

ggl > GH — CH’.OH ;

3° l’alcool butylique secondaire. Nous avons vu qu’il représente la fédération de deux éléments éthyle, et se transforme ptir oxydation en acide acétique ; 4° l’alcool butylique dit tertiaire ou triméthylcarbinol :

CH»

CH

GH

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