G*CP + 2H»0 = 3HC1 + GWO.OH
qui, sous l’action de l’hydrogène naissant (amalgame de sodium), formera l’acide acétique.
G^CPO.OH -4- 6H = CWO.OH -f- 3HCl.
On pourrait aussi, dès l’abord, convertir le carbone isolé en acide cyanhydrique, que les alcalis transformeraient ensuite en formiate.
CAzH + KHO + H“0 = CHO.OK + AzH®
L’acide cyanhydrique s’obtiendrait lui-même, soit
en faisant arriver sur un mélange de ce jcharbdni et dépotasse, chauffés au rouge, un courant d’azote,'puis en décomposant le cyanure produit par'un: acide; soit, plus directement, en traitant, sélôn le:p’rooédë Kuhlmann, le carbone porté au rouge par uil courant de gaz ammoniac sec. Le cyanhydrate ' d^'amrmoniaque produit se décompose par son passage dans un flacon d’acide sulfürique. ' ■ .
Plus simplement encore que tout cela, on pourrait, comme M. Ghapmann, convertir directement le carbone en formiate, en l’attaquant par le permànganate de potasse.
Après avoir obtenu d’une part le gaz des marais, de l’autre le cyanure de potassium, on arrivera, par une série de réactions exclusivement minérales, à l’alcool ordinaire.
GH*-l-2 Cl = OTCl-1-HCl, ; ;
CH’Cl + GAzK = CH’CAz -h KCl,
CIPGAz + 4 H = C»H' )
H Az.
H Az + AzO'H = 2 Az H- H'O -H C’H'OH.
Veut-on se dispenser d’aller jusqu’à la séparation du carbone? On peut arrêter la réaction à moitié chemin. Selon les indications de M. Berthelot, dh' chauffera au hain-marie pendant 70 à 100 heures, sur de la potasse, de l’oxyde de carbone obtenu par électrolysation de l’acide cai;bonique ; de l’acide formique apparaîtra.
A la lumière diffuse, l’oxyde de carbone se combinera au chlore, en produisant le gaz phosgène,
qui, en présence de l’ammoniaque, se convertira en urée. • .
y Cl y AzH^
CO < + 2 AzH» = CO < -f 2 HCl.
\ Cl \ Az H“
Enfin, soit libre, soit en combinaison avec l’ammoniaque, l’acide carbonique lui-même se convertira en acide formique en présence des métaux alcalins.
2 K -h 2 CO^ H®0 == CHKO^ + CO’KH.
Dans tous ces cas, on le voit, nous avons pu, sans mettre en jeu autre chose que des éléments purement minéraux, constituer les composés organiques les plus variés. Le passage d’un règne à l’autre est donc parfaitement établi.
Mais la barrière, supprimée au point de vue du J;eu mutuel des combinaisons, reste encore debout en ce qui concerne les chaleurs spécifiques. Chez les comppsés minéraux, les chaleurs spécifiques moléculaires sont sensiblement constantes.
Ainsi 36,5 d’HGl, 28 d’Az ou de GO auront la même chaleur spécifique que 2 d’hydrogène. Au contraire, chez les composés organiques, la chaleur spécifique croît avec le poids moléculaire (18 9. pour l’alcool méthylique, 27,4 pour l’alcool ordinaire, 24, T pour l’acide formique, 30,5 pour l’acide acétique).
Ges chaleurs ne sont point, d’ailleurs, la somme des chaleurs spécifiques des éléments. Avec une grande sagacité scientifique, un de ces jeunes hommes distingués dont l’Ecole de pharmacie a toujours abondé, M. Quesneville, a démontré, d’une façon selon nous victorieuse, que, chaque fois que GH s’ajoute à la moléçule, il se perd 1/2 chaleur atomique (0,1179), perte- qui porterait uniquement èur l’hydrogène. Ainsi :
L’acétylène G*H* h’aurait que 3 chaleurs atomiques au lieu de 4 indiquées par la loi de Wœstyh. l’éthylène G* H* . 4 au lieu dé 6
l’éthane G^ H® 5 au lieu de 8
la benzine G® H® = 3 GH* •+• 3G 9 au lieu de 12 De même, dans la synthèse de l’eau, il se perd 1/2 chaleur atomique : ce qui conduit JÆ. Quesneville, par des considérations qu’il serait trop long de développer ici, à admettre l’existence du radica!! hydrôxyle. Nous ne pouvons que rerivoyèr le lectéur'à l’intéressant mémoire que nous citons.
En somme, au point de vue des chaleurs spécifiques, la perte d’énergie que le carbone aura subie dans ses divers stades de coihbinaison, pour devenir de corps simple corps composé, puis corps plus composé et plus composé encore, n’aura laissé dans sa constitution aucune trace. Ge n’est donc point dans cette notion que nous aurons à chercher l’état dynamique [dès espèces chimiq'ueè'avant et après combinaison. '
Les chaleurs spécifiques ne répi^ésentent, après tout, qu’une propriété passive de là matière. Lorsqu’elle produit dans un thermomètre une dilatation
correspondant à un degré donné, cette matière ne joue en quelque sorte qu’un rôle de fil conducteur, et 'ce n’est que par les travaux qu’elle effectuera soit sur elle-même (dilatation), soit autour d’elle (soulèvement d’un poids, d’un piston, courants thermoélectriques, etc), qu’elle manifestera son activité. Si, par un procédé quelconque, nous arrivons à mesurer, d’une part, les travaux ainsi réalisés, et, de l’autre, les forces que nous aurons communiquées au corps pour provoquer ce travail, la différence entre l’énergie reçue et l’énergie dépensée déterminera l’activité propre du composé, son activité différentielle., tout au moins, par rapport à ses congénères.
L’équivalent mécanique de la chaleur pour les gaz, la-dilatation, et surtqift -le point d’ébullition poTir les liquides, nous fourniront à cet égard des données précieuses. Bouillir, c’est pour un liquide, quel qu’il soit, faire équilibre à la pression atmosphérique, force identique pour des observa,tions simultanées.
Nous avons donc là un point de départ certain pour des évaluations numériques.
Il est impossible de parcourir, même de la façon la plus superficielle, un livre de chimie organique sans être frappé de ce fait que les isomères de même fonction chimique ont des points d’ébulljtion variant dans des limites souvent assez considérables (41° pour
les alcools amyliques 137 — 96 ; 63“ pour les' alcools octyliques 175— 112“).
Les atomistes attribuent ces différences au mode de groupement des atomes.
En ce qui concerne, par exemple,, la classe des alcools, les alcools secondaires, ainsi nommés parce qu’ils ont, selon les vues atomistiques, deux radicaux liés au même carbone alcoolique