H-C-OH
ont un poinf, d’ébullition inférieur à celui des alcoels normaux
et supérieur à celui des alcools tertiaires H^x + ic^-G-OH,
dont un carbone sert de point d’attache à trois radicaux.
La coïncidence est, en effet, singulière et assurément digne de remarque ; mais, à moins qu’on ïie suppose chez les atomes, comme chez les cristaux biréfringents, des directions privilégiées, comportant des élasticités et des amplitudes de vibration différentes, à moins qu’on |ne suppose à l’oscillation
vibratoire une énergie plus grande dans un sens que dans un autre, de telle sorte que, suivant son orientation, l’atome serait entraîné vers le noyau ét contribuerait ainsi à la cohésion ou sollicité dans le sens centrifuge de manière à servir d’auxiliaire à la dilatation, à moins, disons-nous, de partir de cette hypothèse, il nous semble difficile de saisir le lien nécessaire de causalité qui rattache la situation respective des atomes à la puissance dynamique des composés. Or les atonuistes, que nous sachions, ne prétendent rien de pareil (1). Dès lors, même en se plaçant à
(1) Berzélitfs et Schweigger admettaient que tous les atomes de tous les corps ont deux pôles où s’accumulent des quantités d’électricité inégales : d’où le secret de leurs affinités mutuelles. Y aurait-il aussi une polarité dynamique? Cela est possible, mais encore faudrait-il le dire.
Les beaux travaux de MM. Pasteur, Balbiano, Erlenmeyer, Le Bel, etc., sur les alcools amyliques actifs et inactifs sembleraient bien autoriser la pensée que la structure symétrique ou dissymétrique de la molécule et le sens de cette dissymétrie peuvent être accusés par les propriétés optiques qu’elles communiquent aux composés. On sait que, des quatre alcools amyliques primaires indiqués par la théorie et dont trois ont été réalisés par synthèse, deux, le propyléthol
CH» - CH“ T- CH» - CH» — CH»OH,^ et l’isopropyléthol
çg’ > CH - CH» - CH»OH,
peuvent être considérés comme ayant leur molécule symétrique par rapport à un carbone axile. Tous les deux sont inactifs.'
L’éthylméthyléthol, au contraire,