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niveau de la région ovarienne, une douleur très prononcée qui manque à gauche. Les règles sont régulières.
Traitement : 2 grammes de bromure de potassium. — 8 septembre, 4 grammes de bromure. — 16 sept., 5 grammes de bromure. — 91 sept , 6 grammes de bromure; depuis son arrivée à la Salpétrière, C. a des attaques à peu près quotidiennes. — 25 sept., 7 grammes de bromure. — 27 sept. Règles. La malade n’a pas eu d'attaques depuis le 21. M. Charcot a constaté, dans une des attaques, l'influence très nette de la pression de l'ovaire droit. — 4 octobre, 8 grammes de bromure. Attaques quotidiennes depuis JeNtÉe
9 octobre 1871. — Les membres supérieurs sont libres ainsi que le membre inférieur gauche. Le mémbre inférieur droit offre les caractères que nous avons notés plus haut : contracture dans l’extension, tremblement, pied bot varus équin, etc.
L'anesthésie persiste aussi sur la moitié droite du corps. La région ovarienne droite est toujours douloureuse à la pression.
Si l’on en croit la malade, les différents sens seraient quelque peu émoussés. Les fonctions digestives s’accomplissent assez régulièrement. Toutefois nous signalerons : 1° une sensation d’étouffement après le repas; 2° de la tympanite abdominale qui est habituelle.
A un moment de l'examen, la malade est prise d’une attaque : les membres, le tronc, le cou se roidissent, les doigts se ferment, les pouces se placent au dehors. Les avant-bras sont dans une pronation extrème. Le membre inférieur droit est animé de secousses plus rapides et plus fortes qu’à l’état ordinaire.
Le pied bot s’accenitue davantage. La respiration devient saccadée et extrêmement rapide. A chaque instant du reste, la scène change. Parfois le corps est recourhbé en arrière, de telle sorte que la malade ne repose que sur la nuque et les talons ; d’autrefois on observe des mouvements saccadés du bassin et de l’épigastre : par intervalle, enfin la malade pousse des cris plus ou moins aigus. Une écume blanche, abondante, s'écoule de la bouche, presque depuis le début. La face est rouge, non asphyxique, et semble légèrement gonflée. Les paupières sont closes. Lorsqu'on les écarte, on voit les globes oculaires dirigés en bas et à gauche. La peau est
chaude et moite. De temps à autre, on voit apparaître des secousses diaphragmatiques, comme si la malade avait le hoquet. Enfin la raideur diminue, les convulsions cloniques deviennent plus rares, la respiration est plus calme, les globes oculaires reprennent leur position normale. Enfin l'accès se termine par des éructations et des pleurs abondantes. La malade, qui paraissait avoir perdu connaissance au commencement de son attaque, parle bientôt, comme s’il n'était rien arrivé, Elle se plaint seulement de douleurs à la tête et dans tout le côté droit. Les phénomènes convulsifs ont duré au moins une heure et demie.
27 octobre. — La malade est prise à 11 heures un quart d’une attaque précédée simplement de nausées. Elle ne diffère pas sensiblement de celles que nous avons décrites. La température vaginale prise aussitôt était de 37°6, le pouls très petit à 128. L'attaque a duré jusqu’à 2 h. 45. A 3 heures et demie la température était à 37°2.
30 octobre. — L’exploration dynamométrique donne pour la main droite 80; pour la main gauche 65. La malade est prise d’une attaque à 10 h. 40; 20 minutes après, température vag. 37°7; 20 minutes plus tard, T. vag. 3706. La malade est revenue tout à fait à elle (midi et demi). À midi quarante, T. vag. 37°51
18 janvier. — Attaque à 9 heures et demie du matin. T. V. 87°5.
19 janvier. — Depuis la veille, les attaques ont été extrêmement multipliées. Dans l'après-midi, C... aurait eu deux repos d'environ vingt minutes. Dans la soirée, elle aurait dormi durant une heure et demie. Les attaques ont alors reparu et n’ont cessé que de minuit à 2 heures du matin. Depuis lors elles se sont reproduites et se sont tellement rapprochées, qu'il n’y a guère plus de cinq minutes de répit. Ce matin, pendant un acces : T. V. 378; dans un moment de calme, T. V. 3707.
Les accès ont les caractères suivants : contracture générale, déviation de la face et des yeux vers la gauche, injection considérable de la moitié inférieure de la conjonctive oculaire ; pommettes rouges, également brûlantes, un peu violacées; parfois la moitié droite de la lèvre inférieure ou la langue s’interposent entre les mächoires. Les doigts sont fermés, les pouces placés en dehors. Les membres inférieurs et surtout le droit, sont animés de
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secousses convulsives. Ecume non sanglante. Dans un moment de repos : Pouls, 100; T: V. 378. Après une attaque : T. V. 37°9.
Du reste, ainsi que nous avons eu déjà l’occasion de le dire, l'aspect symptomatique est très changeant. Quelques accès sont précédés d’un seul cri rauque, ou bien de plusieurs cris plaintifs. Dans d’autres accès, la face primitivement dirigée vers le côté gauche, se porte lentement vers la droite; dans d’autres, outre les phénomènes précédents, on observe des mouvements du bassin et des grands mouvements cloniques; d’autrefois enfin, la malade porte la main à sa gorge, comme si elle voulait enlever un obstacle qui l’étouffe. La compression énergique ovarienne droite suspend momentanément les convulsions; mais elles reparaissent quelques secondes après qu’on a cessé cette manœuvre. De 10 heures à 41 heures 15, elle n’a eu qu’un répit de 2 ou 3 minutes, pendant lequel elle demande à boire.