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supérieurs. Les deux pupilles réagissent également bien à la lumière et à l’accommodation; elle ne présente ni myosis, ni mydriase. Par contre, les reflexes rotuliens des deux côtés sont abolis et l’on ne peut même les mettre en évidence par la manœuvre de Jendrassick. Il existe des troubles vaso-moteurs marqués : chaque piqüre d’épingle détermine une réaction vive sous forme d’une petite plaque érythémateuse ou mieux urticarienne. Cinq minutes après l'examen, la rougeur persiste encore.
Le phénomène de la raie méningitique est très accentué.
Il n'existe pas d’autres troubles trophiques.
En présence de l’abolition du reflexe rotulien, nous avons pense qu'il était nécessaire de rechercher les signes du tabes ; aucun autre signe n'existait. Pas de signe d’\rgyl Boberston, pas de signe de Rhomberg, pas de douleurs fulgurantes, pas de crises gastriques, pas d’incoordination motrice dans le lit, conservation du sens musculaire, etc. |
On trouve par contre des stigmates hystériques nets : points hyperesthésiques sous chaque sein, hémianesthésie droite, rétrécissement concentrique du champ visuel du côté droit. Les crises antérieures nous paraissent devoir être mises aussi sur le compte de l'hystérie. L'existence des deux zones hyperesthésiques nous amena à rechercher l'influence de leur compression sur les phénomènes morbides présentés par notre malade. En comprimant le point cardiaque, (sous le sein gauche), nous provoquons une douleur assez vive avec sensation de suffocation.
Nous faisons lever la malade et, sans la prévenir, sans avoir prononcé une parole qui püt la suggestionner dans un sens ou dans un autre, nous appuyons sur le point cardiaque. Aussitôt. el à sa grande stupéfaction, la malade se met à marcher avec assurance et sans trébucher, d’un pas droit; elle va et vient d’un bout à l’autre de la salle. Dès que nous cessons la compression, la malade redevient abasique. Ce n’est pas l'appui que nous lui prêtons qui lui permet de marcher, car en la soutenant sous les bras, elle marche toujours avec difficulté; d’ailleurs, elle arrive au même résultat favorable en comprimant elle-même le point que nous lui avons indiqué.
Une pelote que nous lui fabriquons et que nous maintenons en
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permanence sous son sein gauche, à l’aide d'une bande lui procure le même soulagement, et dès lors la malade peut se lever, manger avec les autres malades dans la salle commune, descendre au jardin, etc...
Ce rôle frénateur du point cardiaque se fait également sentir sur les mouvements du membre supérieur. La malade étant assise sur son lit, nous la faisons écrire comme précédemment, mais en COmprimant la zone cardiaque. Dès lors. il n'y a plus d’hésitation, plus d’incoordination, plus de rature; l'écriture devient régulière et lisible Par contre, dès que nous lâchons la zone cardiaque, l'écriture redevient incertaine, hésitante, déformée et absolument impossible. Les phénomènes les plus nets sont assurément :
1° La disparition de toute hésitation, 2 l'arrêt total de la main aussitôt après qu'on a cessé la compression de la zône cardiaque.
26 Mai. — La malade est restée debout toute la journée grâce à son tampon compresseu”. Les phé:omènes abasiques persistent encore, mais diminués lorsqu'on enlève celui-ci. Toute retention d'urine a disparu.
28 Mai. — Amélioration de plus en plus grande de tous les symiômes moteurs. La malade n’a plus besoin de tampon. De iemps à autre encore elle chancelle, mais il lui suffit de comprimer son point cardiaque pour que l'ordre se rétablisse.
Disons en passant que nous avons cherché d'autres points hystérogènes frénateurs (voüle palatine, face antérieure du sternum, pointe des omoplates, ovaires, sein droit) mais que nous n'en n'avons découvert aucun. Nous avons même essayé ces différents points en affirmant à la malide que le résultat devrait être identique à celu obtenu au point cardiaque, mais cet essai de suggestion resta infructueux.
30 Mai. - La malade, à peu près entièrement guérie, demande sa sortie pour aller à son travail de perleuse.
OBSERVATION IX (Personnelle).
Un de nos amis, H. .. L... éludiant en médecine, avait l’occasion d'assister fréquemment aux atlaques convulsives d'une jeune
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fee de vingt-quatre ans, Celle-ci, hystérique avérée, avec points hysiérogenes nombreux et rétrécissement du champ visuel, avait toutes les semaines environ des atisques d'hystéro-épilepsie. A r chacune des alfaques, H.. LL... faisait la compression ovarienne tasis jamais sans aucun succés, Cet essai fut répété maintes fois. Ly a environ trois mois, H.. L.. lui dans là Cozelle des Hôpitous, Varie de M. Clomer, sur les 20065 hystérogenes et les zones
Dés L premiére affaque, il essaya, suivant le conseil de Yauteur, - D compression de Là zone cardiaque, Celle ci amens l'arrêt frmmé-
. dést du paroxysme, et, depuis eciie époque, la méthode à toujours
OBSEBVATION X (Personnelle)
À VHotel Dieu, où nous suivrions de temps 3 autre la consultafon, nous vimes un matin dans la salle d'attente des consultants, alors quelle personnel de service n'était pas encore présent, une femme de 35 sans atteinte d'une attaque violente d’hystérie, avec dovuisme, d'hystéro-épilepsie sutrement dit.
Nous ess2ÿ4mes 541$ succés la compression de la région ovarenne, Mais, per contre, la compression de ls 2096 cardiaque nous psrul amener uhe sédstion assez rapide des phénomènes convuldfs et 14 malade put se relever presque aussitôt.