OBSERVATION I
SOMMAIRE. — Antécédents. - Début des attaques à 13 ans 1/2. Anesthésie et paralysie du côté gauche. — Retour de la motilité et de la sensibilité à gauche. — Hémianesthésie et hyperesthisie ovariennes droites. — Caractères des atiaques en 1875. — Arrél des convulsions par la compression ovarienne, les inhalations de nitrite d'amyle, de valérianate d’'amyle et d'éthyle. — Extension de l’anesthésie 1816. — Hyperesthésie ovarienne double. — Première apparition des règles. — Retour de la sensibilité à gauche. — Caractère des attaques en juillet 1876. — Secousses. Tremblements, sauts, paralysie, contracture de la jambe droite, contracture du bras droït. — Disparition de ces accidents. — Perte de la notion de position, alaxie. — Effets de l'application des plaques metalliques et d'un courant electrique faible. — Anesthésie générale. — Contractures des membres inférieurs — Rétention d'urine. — Contracture des mâchoires et de la langue: — Influence de la compression ovaricnne sur la contracture récente. — Contracture du bras droit. — Modification des atlaques : Crucifiement. — Etat de la malade (avril 1871) : Anesthésie, hyperesthésie, rachialgie, etc. Traitement par la Morphine urlicaire. — Description des attaques (juillet 1877) : prodrômes lointains. — Début, périodes. — Allaques composées seulement de la période de délire : leurs caractères particuliers. - Chorée hystérique rythmique : guérison par te nitrite d'amyle. Descrip. tion des atläques en 1878 : Crucifiement, alliludes passionnelles, etc. — Etat de la malade en décembre 1878.
X... L.. Augustine, est entrée à la Salpètrière (service de M. Charcot), le 21 octobre 1876, à l’âge de 15 ans et demi. — Renseignements fournis par sa mére, le 2 novembre.
Père, âgé de 45 ans, domestique, sobre, sujet à des céphalagies” est en convalescence d’une pleurésie; il aurait eu une paralysie ; aucun autre accident nerveux dans la famille.
ET
Mère, 41 ans, domestique, bien portante ; étant jeune, a eu des migraines qui l’obligeaient à se coucher ; elles ont disparu quand elle s'est mariée (Père, meulier, mort de la poitrine, faisait des
excès de boisson. — Mère, bonne santé. — kien chez les autres parents) Pas de consanguinilé.
Sept enfants, 1° X... L....; 2% Un garcon vivant, bien portant.
3° Un gärcon mort du croup. 4° 5° et 6° Une fille et deux garçons morts dans les 13 premiers mois, en nourrice, on ne sait de quoi, 1 Un garcon, né à 7 mois et demi et qui n’a pas vécu. L..…. est née à terme, a été élevée en nourrice jusqu'à neuf mois; de là, ‘jusqu'à 6 ans et demi, elle a été placée chez des parents à Bordeaux. Elle a marché et parlé assez tôt et aurait eu plusieurs ophtalmies. De 6 ans et demi à 13 ans et demi, elle est restée dans un établissement de sœurs à ia Ferté sous-Jouare. Là on la mettait « à la pistole » c'est à dire en cellule, surtout par ce que cela l’'ennuyait de lire la vie des Saints, au refectoire. Parfois les sœurs la souffletaient : « J'en avais souvent besoin, » nous a avoué, plus tard, la jeune malade. Elle est intelligente, a bien appris à lire, à écrire, à coudre. Sauf une bronchite durant l'hiver de 1874-75, elle n'aurait pas eu de maladies graves. Elle est d'un caractère doux, mais capricieux, volontaire, et « trop hardie » pour son àge ?
La mére de L... ne sait à quelle cause rattacher la maladie de sa fille. Nous verrons plus loins les motifs de ce silence. Elle dit que L.... a toujours senti venir ses crises (douleurs dans le ventre à gauche) qui étaient très légères à l’origine, débutaient par de petits cris et se terminaient par des sauts sur son lit, des pleurs et sans miction involontaire, ni écume.
Plus tard, les attaques qui étaient diurnes et nocturnes, ont augmenté d'intensité et se sont compliquées d'écume et de miction involontaire. Enfin, au mois d'avril dernier, une série d'attaques aurait laissé après elle une paralysie du côté gauche du corps : L.... ne pouvait pas se servir de son bras qui retombait ; ni marcher par ce que la jambe fléchissait et se pliait. Au bout de huit jours. L.... aurait eu des attaques répétées el la paralysie, abandonnant le côté gauche, aurait passé à droite ; les douleurs du ventre auraient également changé de côté.
Les atlaques auraient, dit-on, coïncidé avec le développement des