SPORE
Ces zones ont pour siège :
La première : l'endroit que frappe habituellement la pointe du cœur dans l’espace intercostal correspondant ;
La seconde ; le point culminant de la voûte palatine ou la clef de cette voûte ;
La troisième : le tiers supérieur de la membrane pituitaire, dans les deux narines.
Nous leur donnerons les noms de :
Zone cardiaque,
Zone palatine,
Zone pituitaire.
Ces deux dernières devant faire l’objet d'un travail d’ensemble, nous les négligerons et ne nous occuperons que de la zone cardiaque, qui, pour les raisons que nous allons énumérer, nous parait mériter le premier rang.
4° Cette zone, en toute circonstance, est accessible à tous ;
2° Son énergie et sa constance absolues ;
2° Elle arrête définitivement la crise, si une compression forte vient l'intéresser, pendant un laps de temps très court, soit environ trente secondes.
Chez un grand nombre d'hommes, de femmes et de jeunes filles, son intervention nous a permis d'arrêter :
Des attaques d’hystéro-épilepsie,
Des crises de somnambulisme,
Des états d’hallucination,
Enfin et très fréquemment des accès de cette toux spasmodique que les auteurs indifféremment appellent toux nerveuse ou toux gastrique. Nous ajouterons que nous n'avons jamais pris cette zone en défaut.
Enfin, pour terminer, nous dirons que nos confrères de la localité, ainsi que plusieurs de nos clients, usant de notre procédé, arrêtent chez leurs malades ou chez leurs proches la
MNT à Se
crise hystérique aussi promptement et aussi sûrement que nous pourrions le faire nous-mêmes.
Désormais, il sera donc aisé, à tout venant, de juguler, chez tous les sujets, tout accès d’hystéro-épilepsie !
Nous avons voulu vérifier ces assertions et nous les avons trouvées justes plusieurs fois.
Il y a peut-être cependant un peu d’exagération lorsque M. Clozier dit que « la zone cardiaque ne sera jamais trouvée en défaut. » Notre maître, M. Debove, a répondu d’ailleurs sur ce sujet à M. Clozier, à la séance d£ l’Académie où cette communication a été faite. Le principal argument de notre maître est que le médecin suggestionne facilement ses malades à son insu et que M. Clozier a suggestionné ainsi ses malades.
Nous rapportons ici trois observations; la première due à l'obligeance de M. Milian, interne des hôpitaux, où 1l s’agit d'un cas d’astasie abasie d’origine hystérique, dans lequel le syndrôme disparaissait sous l'iufluence de la compression de la zone cardiaque; deux autres à nous personnelles, où la compression de cette zone arrêtait une attaque alors que la compression ovarienne restait impuissante.
De l'analyse des observations que nous publions plus loin et que nous avons prises au hasard, nous voyons que sur sept cas, deux fois la zone ovarienne fut trouvée en défaut. De l'’aveu même de Charcot, dans l'observation IV, la compression ovarienne modère seulement l'attaque sans l'arrêter; dans l'observation VI, elle est, dit-il, de nul effet.
D'autre part, on ne dit pas si la compression de la zone cardiaque a été tentée dans les deux observations que nous visons.
Les trois observations inédites que nous rapportons sont au contraire des exemples frappants de l'efficacité de la compression de la zone cardiaque alors que la compression ova-
LUDO
rienne est de nul effet. Elles prouvent sa constance et sa puissance dans trois cas sur trois.
Dans les trois observations que nous rapportons, nous pensons que la suggestion involontaire n’a Joué aucun rôle, car la compression cardiaque fut faite sans qu'aucune parole fût prononcée, de telle sorte que la malade ignorait totalement ce qui devait se produire.
Dans l'observation due à M. Milian, la contre-épreuve a même été faite, puisque cet interne essaya chez sa malade d'arrêter les phénomènes abasiques, en pressant d’autres régions du corps et en disant à la malade que l'effet devait être identique et que le résultat fut nul.