Des polynévrites en général et des paralysies et atrophies saturnines en particulier
Er pathologie nerveuse, il est peu de questions qui aient soulevé ees dernières années plus de controverses, donné lieu à plus de travaux cliniques, anatomo-pathologiques et expérimentaux, que celle des altérations primitives, spontanées des nerfs périphériques.
Pendant longtemps, en effet, on refusait aux nerfs périphériques, en dehors d’une lésion traumatique ou d’une compression exercée sur un point de leur trajet, le droit de s’altérer
trophiques : cornes antérieures de la moelle ou ganglions spinaux. La loi de Waller sur les centres trophiques des nerfs était admise sans conteste, et la névrite parenchymateuse autochtone,
née sur place, évoluant pour son propre compte, restait encore
troubles sensitifs, le a cachet spinal » de la paralysie saturnine, et la rapprochèrent de la paralysie spinale infantile.
trique n’élucidèrent guère ce point spécial de la pathologie. Êrb, après avoir constaté expérimentalement l’existence de la réaction de dégénération, la retrouva dans les névrites traumatiques.
Nous divisons ce travail en trois parties. Les deux premières comprennent l’étude clinique, la troisième l’étude anatomopathologique et pathogénique, des névrites périphériques en général et des paralysies et atrophies saturnines en particulier.
Chaque partie est divisée en quatre chapitres.