TROISIEME PARTIE
i qu’il y a de particulièrement intéressant dans l’état périphériques, et le fait avait déjà été indiqué par c’est que la névrite parenchymateuse, présente son
tuméfaction trouble de ces éléments, beaucoup plus rarement en nne atrophie cellulaire véritable.
Mais il existe des cas (Eisehlohr), où la succession des lésions semble manquer, et dans lesquels, on observe une altération légère des cellules ganglionnaires (état vacuolaire, état pigmenté), et une névrite périphérique des plus intenses. Les troncs nerveux, les racines antérieures et postérieures, étant absolu-
Ces altérations cellulaires, lorsqu’elles existent, et ce n’est pas le cas ordinaire, sont les mêmes que celles rencontrées par certains auteurs dans la paralysie saturnine.
Moelle— Dans la grande majorité des cas, l’examen de la moelle n’a donné que des résultats négatifs, comme dans les cas de Lancereaux (1). Gombàult(2), Westphal (3), Mlle Tïburlius (4), Friedlânder (5), Eisenlobr (6), Duplaix et Lejard(7), Robinson (8), Scbultze (9), etc., et dans notre cas per-
nstatées par Vulpian (1), Voyons en quoi elles
elques altérations chez qui avait de la paralysie
n peintre en bâtiments
âgé
hémorrhagies, <
cervical depuis la cinquième jusqu, a la huitième paire, des foyers de ramollissement occupant la partie centrale des cornes antérieures, et les parties antérieures des cornes postérieures des deux côtés, mais respectant les groupes cellulaires de la corne
latérale. Les cellules sont petites et se colorent mal, elles présen¬
tent un aspect homogène, vitreux et sont dépourvues de prolongements. Cellules araignées peu nombreuses. Pas de multiplication des petites cellules, ou de prolifération du tissu conjonctif. Au voisinage des foyers de ramollissement, les cellules ganglionnaires sont distendues et contiennent des vacuoles. Sclérose des artérioles, dégénérescence hyaline des capillaires. Ces altérations (hémorrhagies et foyers de ramollissements), n’existent que dans la substance grise et dans le renflement cervical.
5. — L’histoire clinique du malade, autopsié par Oppe»lieim (1) a été publiée par Remak,et nous avons donné plus haut le résumé de cette observation. Il s’agit d’un fondeur en caractères, ancien saturnin, présentant une paralysie classique sans atrophie, des extenseurs, des muscles innervés par le crural ainsi qu’une paralysie des gastrocnémiens et du jambier antérieur. Le malade succombe à des accidents d’encépbalopathie saturnine (délire, coma, parésie faciale légère), et de stomatite gangréneuse. A l’autopsie, on constate, outre une néphrite interstitielle avec hypertrophie cardiaque, un foyer hémorrhagique récent dans le lobé temporal droit, et un foyer kystique en dehors de la tête du corps strié droit. On constate les lésions microscopiques bien connues,des muscles et des nerfs radial et sciatique poplité externe.
Les altérations de la moelle, occupent la substance grise dans presque toute la hauteur, avec prédominance des lésions au niveau des renflements cervical et lombaire.
Les lésions consistent, en une disparition et diminution des cellules ganglionnaires, diminution des fibres nerveuses dans la substance grise, augmentation et épaississement de là névroglie; multiplication, dilatation des vaisseaux et sclérose dés parois.
Dans le renflement cervical la corne droite est plus prise que
Psycb. «. 18S5,lvbp.«6. ’
L’existence constante d’altérations nerveuses périphériques, dans la paralysie saturnine, est aujourd’hui un fait surabondam-
satumine. Si l’on excepte le type - antibrachial, dont la fréquence et la constance sontpour'ainsi dire telles, (qn’en présence d’un individu porteur de ce type et ne présentant pas de signe d’intoxication saturnine, la nature plomhique de cette paralysie s’imposera néanmoins à l’esprit de l’observateur), si l’on excepte ce type, dirons-nous, nous voyons que les autres localisations,
myopathiques ou périphériques. Le type Duchenne-Erb par exemple, se rencontre dans les paralysies radiculaires supérieures du plexus brachial, de causes traumatiques, obstétricales, a frigore ou autres ; dans les affections -médullaires telles que l’atrophie musculaire progressive myélopathique, la para-
Iysie infantile, la syringomyélie: dans les affections myopaûiiques, telles que la myopathie atrophique progressive, à type facioscapulo-huméral et type scapulo-huméral de Landouzy Dejerine, ou dans le type juvénile d’Erb, etc.
C'est même à cause de cette topographie si spéciale de la paralysie saturnine, que certains auteurs ont cherché à lui assigner une origine centrale. Or nous croyons l’avoir démontré dans le cours de ce travail, aucun fait anatomique probant (sauf celui d’Oppenheim), n’est en faveur de cette hypothèse. Du reste, si l’hypothèse de la pathogénie spinale reposait sur des données anatomiques exactes, elle ne simplifierait pas beaucoup la question, car il resterait encore à se demander, le pourquoi de cette localisation médullaire.
Tout démontre au contraire, la nature essentiellement périphérique de la paralysie saturnine. Mais nous le répétons ici,
toute tentative d’explication.
nm,
M. Dejerine (1) a montré, par des expériences comparatives faites sur des animaux, qu’un muscle dont les nerfs
avaient été coupés, s’atrophie plus lentement lorsqu’on l’éleetrisè
L’usage de certaines eaux minérales, deLaMalou entr’autres, donne souvent de ions résultats: on ne devra pas négliger d’y avoir recours, lorsque la polynévrite est arrivée àla période stationnaire ou à la période de régression. -
soit directement sur les muscles, soit surtout sur les gaines tendineuses, dans les cas de déformations si fréquentes des membres inférieurs à la suite des polynévrites. Le massage fait régulièrement, permet souvent d’éliminer le traitement chirurgical (ténotomie, etc,).
(1) Déjerine. Soc. Vol., 1875.
est toujours beaucoup moins développée qu’à la périphérie. Par son évolution, cette névrite rappelle la névrite ascendante de Duménil.
4. Cette névrite est de nature périphérique, ainsi que le démontre, l’intégrité complète des cellules motrices et des ganglions
5. Le plus souvent, nous pouvons reconnaître la maladie infectieuse, aiguë ou chronique, ou l’agent toxique dont relève la névrite périphérique. Nous sommes moins avancés, lorsqu’il s’agit de déterminer la nature intime du processus, qui préside au développement de cette dernière.
microbienne, agissant sur les nerfs et
8. La névrite périphérique peut être généralisée ws localûie, affecter isolément les nerfs de la motilité ou de ;la sensibilité, plus souvent ces deux ordres de fibres à la fois. Elle peut être aiguë, suhaiguë ou chronique.