‹ Des polynévrites en général et des paralysies et atrophies saturnines en particulierChapitre 12 sur 14 · Dans certaines névrites périphériques · texte numérisé non relu

Dans certaines névrites périphériques

a). — Dans les atrophies tabétiques par névrite périphérique, il n’est pas rare, d’ohserver une paralysie dissociée du nerf sciatique poplité, à savoir une paralysie des péroniers et des extenseurs des orteils, avec intégrité du jambùsr antérieur (Déjerine) (3).

D’autres fois, ces paralysies du sciatique poplité externe s'observent chez des tabétiques, elles sont transitoires, comme les paralysies radiales que nous avons étudiées plus haut, et peuvent être assimilées aux paralysies oculaires transitoires, tels sont les cas rapportés par Remak, Erb, Müller, Bernhardt, Nonne.

Ces paralysies sont bien distinctes des atrophies musculaires dissociées, que l’on peut observer chez les tabétiques et qui relèvent d’une névrite motrice périphérique (Voy. plus haut).

Nous ne nous occupons pas ici non plus,des paralysies prédominantes dans le domaine du sciatique poplité externe cC origine cérébrale. Il ne s’agit, en effet, ici que d’un symptôme partiel quoique prédominant, de la monoplégie de la jambe ou de Hémiplégie chez ces malades.

En résumé, il découle de l’étude que nous venons de faire, que la focaKsatàm.qu’affecte la paralysie saturnine,est loin d’être propre à cette dernière affection.

Ces diverses localisations peuvent en effet se rencontrer dans différentes affections médullaires, myopathiques ou périphériques. Aujourd’hui on n’est plus autorisé à admettre, comme le voulait Remak, la nature spinale d’une affection en se basant exclusivement sur sa localisation.

Lorsque l’intoxication est avérée, le diagnostic ne souffre aucune difficulté. Il suffit presque toujours d’interroger le malade au sujet dé sa profession, de se renseigner sur les accidents (colique, arthralgie, paralysie, enceophalopathie, etc), qu’il a pu

Page 1