MoNRO 189i
9. SuRMAY 18S5. — Mackey 189i. — Horveno 1899.— Simionesgo 1931. — GuiNON 1901.
10. JoFFROY 1886. — Revilliod 1893. — Gallavardin 1893.— Dai- REAUX 1899.
IL Righetti 1900.
Les polynévrites consécutives à la pneumonie (i) sont relativement rares ; cette étiologie peut être invoquée clans le cas que voici :
Observation XXV
([nédite. Service de M. le professeur Bernheim).
Polynévrite mixte diffuse prédominant aux bras, conséculi'oe à uTie pneumonie frandie.
Gars..., âg-é de 47 ans, journalier, a eu la flèvi'e typllO'ide à 23 ans, et à 40 ans uii chancre induré g-énital suivi d'accidents secondaires bénins (traitement pendant 3 mois).
Dans les premiers jours d'octobre 1898, il eut un frisson avec points de côté et inappétence : on conslate alors des sig-nes de pneumonie du sommet gauche. Quelques jours après la défcrvescence de la pneumonie, il se plaignit de fjurmillements dans la main droite, et le douzième jour après la défervcsccnce, de parésic du bras droit et de difiiculté de la marche. Du souffle et de la submalité dans la fosse sus-ép:ncuse g-auclie ont persisté pendant quelques jours.
Au milieu de novembre, la parés'e et les fourmillements persistent dans le bras droit ; anestliésie du bord interne des deux bras ; pression douloureuse au pli du coude ; mains un peu tombantes. La droite donne 18 au dynamomètre, la g'auche 27. Céphalalgie frontale g-auche ; traits plus marqués à droite. Marche un peu difficile, se fatig-ue vite, ne peut marcher que quelques minutes. Réflexes tendineux normaux.
Le 15 novembre. — Fourmillements dans les deux derniers doig-ts de la main g-auche et le long- du bord interne du premier métacarpien, le lendemain, douleurs dans lavant-bras
-]. Krafft-Ebing 1893. — Enouf 1897. — Andréoli et Sapigny
gauche; diminution de la sensibilité au niveau de ces fourmillements, plus accentuée dans toute la main droite et dans les deux derniers doigts de la gauche. Réactions électriques intactes le 17 novembre. Pas d'amyotrophie appréciable. Vers la fin du mois, tous les symp'ômes s'étant amendés, le malade quitte l'hôpital.
On a observé des polynévrites dans diverses septicémies (1), et notamment dans Viiifectioii puerpérale (2) : en voici un exemple :
Observation XXVI
(Inédite. Service de M. le professeur Spillmann).
Polynévrite subaiguë par infection puerpérale légère.
Marie M..., 36 ans, sans profession, entre à l'Hôpital le 30 avril 1900. Pas de maladie antérieure ; réglée à 15 ans ; mariée à 23; cinq grossesses : un des enfants né à 7 mois a succombé aussitô!;.
Le dernier né à terme il y a 3 semaines est bien portant. Cette dernière grossesse a été normale, quoique la mère ait été un peu faible tout le temps. En voulant se lever le 6^ jour après l'accouchement, elle constate qu'elle ne peut marcher, et, quelques jours après, que ses membres « maigrissent». Depuis l'accouchement, il existe un écoulement vaginal roussâtre abondant, d'odeur fétide.
1. Monobs. III.— Brault 1894 (infection streptococcique, ayant pour point de départ des abcès cutanés). — Haushalter et de Lan- GENHAGBN 1894 (Inf. Secondaire à staphylocoques chez Une phtisique : polyn., phlébite, endartérite, abcès du myocarde).
2. Mes obs. V, XXI, XXVI, XXXI? — Moebius 1887. — Tui- LANT 1891. — SoTiAS 1892. — Lamy 1893. — Prybitkofp 1893. — LuNTz'189i. -^ Bernhard 189i. — Eulenbourg 1895. — Nobva
Etat actuel. — Amaigrissement considérable.
Atrophie visible des masses musculaires des membres inférieurs avec sensation de froid aux jambes ; douleurs spontanées à la plante des pieds, douleurs à la pression des nerfs de la jambe. Abolition des réflexes. Sensibilités conservées. Ne peut se tenir debout ni marcher. Mouvements possibles au lit. Rien aux tnembres supérieu?^s, sinon des douleurs lég-ères avec sensation de froid dans les mains.
Appareils viscéraux normaux. V écoulement vag-inal contient des éléments divers non spécifiques.
Le 10 mai. — L'écoulement a cessé sous l'influence de l'antiseptie. Les douleurs des mains ont disparu. Sous l'influence du massag-e, la motilité des membres inférieurs reparaît ; elle commence à marcher vers la fin du mois, mais le pied tombe. Le V juin, érythème polymorphe, (nodosités, taches purpuriques), à la face dorsale des membres inférieurs, avec lég-er œdème malléolaire, douleurs articulaires du g-enou et de l'épaule, pas de fièvre.
Cet état qui n'a pas entravé la réparation musculaire cesse vers le 15 juin, et la malade peut quitter l'hôpital à la fin du mois.
Des cas ont été observés dans l'anémie pernicieuse, le typhus exanthématique, le choléra (1), les diarrhées cholériformes, la dysenterie (2), l'iclère infectieux (3), les endocardites sepliques, les angines (4), les suppurations pulmonaires et pleurales (5).
Certaines polynévrites sont nettement infectieuses par leurs symptômes de début sans qu'on puisse les rattacher â une infection classée, par exemple dans mes observa-