CERVEAU
La lésion en relation directe avec la psychose polynévrilique (2) est une encéphalite parenchymateuse siégeant de préférence vers le lobule paracentral et atteignant les grandes cellules pyramidales et les cellules de Betz (3) : la cellule est gonflée avec chromatolyse centrale et déplacement du noyau vers la périphérie. Il ne paraît pas possible, vue l'analogie des lésions avec celles décrites par Nissl, Marinesco, etc., de les considérer autrement que comme secondaires mais les fibres nerveuses dont la lésion les provoquerait n'étant pas encore connues, la démonstration reste à faire. Quoiqu'il en soit celte lésion paraît constante dans les cas de psychose polynévritique (Neurocérébrite toxique).
A côlé d'elle on peut observer accidentellement diverse s
\. Babinski el Najeotte. Soc. méd des hop., 24 mai 1901.
2. Ballet et Dutil 1895.— Soukiianoff 1897. - Ballet et Faure 1893.— Ballet Soc. méd. des hop. 1898 et Congrès Marseille 1899, — Maurice Faure 1899. — Meyer 1900. — Siefert 1901.
3. Les cellules géantes de Betz ne sont d'ailleurs que des cellules pyramidales plus grandes que les autres (au lieu de 20 à 30 \x. de hauteur, elles mesurent 50 à 60 t^-.). Testut Analomie, {. II, édition 1897, p. 27K
lésions plus ou moins banales: lésions dégénératives généralisées dans la substance blanche (Siefert 1901), hémorrhagies cérébrales ou méningées (Gudden 1896, Kahlbaum 1899), artériosclérose, épaississement et œdème de la pie-mère (Slrumpell, Hayem), etc.