‹ Des polynévritesChapitre 57 sur 76 · Ballkt 1897, leçon XXI · texte numérisé non relu

Ballkt 1897, leçon XXI

sion de l'évolution actuelle de la neurologie, qui tend à considérer beaucoup de maladies nerveuses non plus comme entités morbides, mais seulement comme des syndromes dont la différence provient uniquement du mode d'action de diverses causes et du siège des lésions; c'est ce que Slrumpell et Bartlielinès (1) ont voulu exprimer en rapprochant dans un même groupe de « paralysies alrophiques idiopathiques » la névrite aiguë localisée, la polynévrite motrice, la poliomyélite aiguë localisée des enfants et des adultes, la poliomyélite subaiguë ou chronique. La poliomyélite n'est donc pas un t'ait isolé dans les diverses affections des neurones.

De ce qu'on admet ces relations de la polynévrite avec la poliomyélite, de ce qu'on reconnaît des formes de transition, il ne s'ensuit pas qu'il faille lui enlever son autonomie et n'en faire qu'une variété de <:< neuronite ». Il me paraît démontré par les raisons discutées ci-dessus qu'à côté des poliomyélites qui sont essentiellement des « cellulites primitives » et à côté des « cellulo-iiévrites », il peut y avoir des névrites multiples, des polynévrites, ayant leur individualité anatomique et clinique.

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