‹ Des polynévritesChapitre 66 sur 76 · De LA.CERDA, i · texte numérisé non relu

De LA.CERDA, i

3. Le diagnoslic des hémiplégies d'origine infectieuse ou toxique, une fois écartées les lésions centrales, devra avant de conclure à la polyn., écarter les hémiplégies hystériques.

(réactions électriques, signes locaux, distribution de l*anestliésie etc), la recherche des stigmates et l'emploi de la suggestion empêcheront toute confusion.

Il me paraît inutile de discuter ici le diagnostic avec diverses effections auxquelles des symptômes tels que les œdèmes localisés, le cyanose des extrémités, les tuméfactions articulaires peuvent faire penser. Je rappelle seulement que ces dernières précédant ou accompagnant le début des polynévrites peuvent relever d'un rhumatisme vrai ou d'un pseudo-rhumatisme infectieux dû au même agent que la polynévrite, ou très rarement être sous la dépendance directe des névrites.

Les symptômes psychiques méritent de nous arrêter plus longtemps, car, surtout si les troubles périphériques revêtent l'aspect d'un pseudo-tabes, ils peuvent faire penser à la paralysie générale progressive. On conçoit les conséquences de ce diagnostic.

Raymond (1) a rapporté l'histoire d'une dame « du meilleur monde » âgée de 32 ans, à hérédité névropathique chargée, dont les habitudes secrètes d'intempérance remontaient à l'enfance. 11 était question de l'interner dans un asile parce que « les explosions de violence, les troubles de la mémoire, l'inégalité des pupilles » avaient pu faire pensera la méningoencéphalitc diffuse. Raymond prenant en considération les habitudes de la malade et ce fait qu'à un moment donné des phénomènes de névrite s'élaientasssociésàramnésie,rectifia le diagnostic etconsidérale cas comme une polynévrite alcoolique avec prédominance de désordres amnésiques. L'évolution ultérieure lui donna raison.

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