‹ Des polynévritesChapitre 70 sur 76 · LUGKBRATH · texte numérisé non relu

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parallèle celle du pronostic, car. quelle qu'elle soit, «lorsque vous affirmez l'existence d'une simple polynévrite, vous pouvez affirmer du même coup que le malade guérira à la faveur d'un traitement approprié, toutes réserves faites concernant les dangers que l'envahissement de certains nerfs crâniens peuvent faire courir » (Raymond (1).

Le pronostic doit s'asseoir en outre sur les principes suivants : les muscles sont d'autant moins atteints qu'ils le sont plus tardivement: par suite les derniers frappés sont donc les premiers à recouvrer leur intégrité.

C'est grâce à cela qu'on voit le malade se tenir debout et marcher ayant encore les pieds ballants qui le font stepper.

L'arrêt de l'extension des paralysies, la cessation des douleurs et des symptômes aigus annoncent en principe l'aurore de la guérison. Quant aux réactions électriques, leur persistance à une époque éloignée du début comporte nous l'avons vu un pronostic favorable pour la fonction musculaire ; si au contraire toute excitabilité électrique venait à être abolie, il faudrait se lésigner à l'impotence fonctionnelle, aux paralysies définitives et incurables accompagnées ordinairement de déformations.

Il ne faut pas oublier non plus que les polynévrites peuvent récidiver, en ce sens que, le terrain restant le même, le retour d'une maladie infectieuse ou la persistance d'une cause toxique renouvelle son effet : j'en ai cité

1. C'est en rappelant le cas de parai. asc. aiguë très grave, suivi de guérison, qui fail l'objet des leçons précédentes, que Raymond écrit cette phase (IP série, p. 51).

plusieurs cas au chapitre des formes cliniques. Parfois la cause des récidives n'est pas manifeste, par exemple chez le malade de Schlier qui en était à sa 7" atteinte.

Signalons en terminant la lourde hérédité qui pèse sur les enfants des individus chez qui terrain et intoxication se sont trouvés réunis pour produire une polynévrite. Certains poisons (alcool, plomb, etc.,), sont par eux-mêmes d'importants facteurs de dégénérescence: combien davantage quand à leur action sur les descendants, s'ajoute celle d'une lare nerveuse héréditaire.

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