‹ Des polypes papillomateux du voile du palaisChapitre 10 sur 13 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Il n’exisfe qu’un mode de traitement, c’est l’ablation ou la destruction de la tumeur.

Nous laissons de côté les procédés applicables aux polypes d’autres régions, comme la dessication, le broiement, l’arrachement, l’écrasement linéaire.

Le procédé le plus simple est l’excision du pédicule avec des ciseaux ordinaires, ou encore mieux avec des ciseaux longs et courbes. Le malade tirant sa langue au dehors, qu’il maintient avec sa main gauche recouverte

d’un linge, le chirurgien saisit avec une longue pince la tumeur, qu’il attire en bas pour dégager son point d’insertion, puis en pratique la section avec les ciseaux.

Lorsque l’on possède un galvano-cautère, on peut s’en servir avec avantage pour enlever le polype.

On passe l’anse galvano-caustique autour du pédicule que l’on divise très rapidement ; à défaut d’anse on peut se servir d’une simple pointe de galvano-cautère qui suffit pour couper le pédicule ; il faut toujours avoir soin de maintenir la tumeur avec une pince pour éviter qu’elle ne tombe, après la section, dans les voies aériennes.

Le galvano-cautère met à l’abri des petites hémorrha* gies que l’on a vu survenir après la section avec les ciseaux ; du reste, cet accidenta toujours cédé rapidement à l’application d’un astringent ou du froid.

Si l’on peut prévoir que la tumeur est assez vasculaire ou que le malade est hémophilique, il faut, comme nous l’avons fait chez notre malade, mettre une pince hémostatique tout à fait à l’insertion du pédicule et faire la*

section au-dessous; après une ou deux minutes on retire

la pince et l’opération est faite sans une goutte de sang, grâce à l’hémostasie préventive.

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