‹ Des polypes papillomateux du voile du palaisChapitre 2 sur 13 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le hasard jeta l’an dernier sur notre route un malade porteur d’une tumeur polypeuse du voile du palais.

La rareté de cette affection nous engagea à étudier la question, très incomplètement traitée, car, à part quelques observations éparses çà et là dans les recueils scientifiques, il n’est point fait d’étude spéciale de ces papiilornes pédiculés dans les traités généraux et spéciaux de chirurgie.

Grâce à MM. Poyet et Baratoux, nous pouvons présenter plusieurs observations personnelles et inédites ; aussi les remerciements que nous leur adressons ne sont-ils que de bien faibles témoignages de gratitude.

Nous avons pu faire ainsi l’examen histologique de toutes les tumeurs dont nous avons pris les observations, ce qui nous permet de consacrer un chapitre à l’anatomie pathologique de ces néoplasmes.

On nous accusera peut-être de compliquer le vocabulaire médical parce que nous désignons sous le nom de polypes papillomateux ces productions muqueuses pourvues d’un pédicule, mais on nous excusera en faveur de l’exactitude du terme qui dépeint le mieux l’objet auquel il s’adresse ; il ne peut y avoir confusion avec d’autres polypes de la même région dont la tumeur proprement dite est d’origine glandulaire au lieu de naître du voile du palais.

On nous objectera encore que le papillome n’est pas forcément pédiculé ; à cela nous répondrons que les tumeurs observées par nous l’étaient toutes ; de plus, nous n’avons trouvé dans la science qu’un seul cas où le papillome n’était pas pédiculé, et encore le malade était tuberculeux, syphilitique, ce qui complique singulièrement l’observation.

En général l’affection se présente avec les mêmes caractères physiques, et si rares sont les cas qui s’en éloignent, que nous ne croyons pas devoir établir une division en variétés.

Dans le chapitre lor, nous rapporterons les observations personnelles ou inédites sur lesquelles nous nous sommes basé pour faire l’étude des polypes papillomateux.

Dans le chapitre II, nous traiterons de l’étiologie.

Dans le chapitre III, de leur symptomatologie.

Dans le chapitre IV, de l’anatomie pathologique de ces tumeurs.

Dans le chapitre V, nous réunirons les observations

que nous avons rencontrées dans les recueils scientifiques.

Que nos maîtres dans les hôpitaux, MM. Potain, Reclus, Pozzi, Richelot, Verneuil, Felizet, Dujardin-Beaumetz veuillent bien accepter nos remerciements comme témoignage de gratitude pour leurs savantes leçons et pour la bienveillance avec laquelle ils nous ont accueilli.

A notre excellent et vénéré maître, M. Richet, nous sommes doublement reconnaissant, et du précieux enseignement qu’il nous a donné, et de l’honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.

Il nous est agréable d’ajouter que MM. Poyet et Baratoux ont la plus large part dans le mérite de ce travail, puisqu’ils nous ont fourni la plupart des observations.

Notre excellent collègue et ami Hischmann etM.Wenstein ont bien voulu nous traduire des ouvrages allemands ; nous les en remercions vivement.

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